Programme 2020 : un des colloques


MORPHOGENÈSE : DONNER LIEU AU PATRIMOINE ORIGINAIRE
AVEC ARNO STERN ET PASCAL QUIGNARD


DU VENDREDI 10 JUILLET (19 H) AU VENDREDI 17 JUILLET (14 H) 2020

[ colloque de 7 jours ]



DIRECTION :

Mireille CALLE-GRUBER, Anaïs FRANTZ, Pascal QUIGNARD


ARGUMENT :

L'originaire fait signe — il fait signe dans les découvertes scientifiques, dans l'art, dans les rêves, dans la langue littéraire, dans l'amour, dans le jeu des enfants, dans la vie sauvage. Mais comment accueillir ces signes — ces traces — dont la manifestation précède le logos (le langage de la raison) et les sciences régies par le logos ?

Ce qui se donne à penser, avec les travaux d'Arno Stern et de Pascal Quignard, ce sont autant les conditions d'expression de l'"Homo vulcanus" (Stern) dont, sans répit, Quignard guette l'éruption dans les images et les textes qu'il collecte, que celles de la réception des traces de l'ancienne "vie aquatique" (Quignard) dont l'atelier de peinture créé par Arno Stern à Paris au lendemain de la Seconde Guerre mondiale reconstitue l'état de plénitude. C'est, dans toute son amplitude, la question de la morphogenèse envisagée sous l'angle de la sémiologie (Stern) ou du rêve (Quignard).

À partir des œuvres d'Arno Stern et de Pascal Quignard, de l'exposé de leurs singularités respectives et de leur rencontre, le Centre culturel international de Cerisy se propose d'être le lieu d’une méditation transdisciplinaire, à l'intersection de la paléontologie, de l'embryologie, de la psychanalyse, des sciences du langage, de la danse, de la peinture, de la littérature, autour des conditions d'accueil et d'expression du patrimoine originaire.


MOTS-CLÉS :

Morphogenèse, traces, images originaires, mémoire archaïque, Lascaux, paléontologie, littérature, sémiologie, psychanalyse, danse, Arno Stern, Pascal Quignard


COMMUNICATIONS (suivies de débats) :

* Jean-Claude AMEISEN : Morphogenèse et sculpture du vivant
* Emmanuel ANATI : La décodification de l'art préhistorique et l'origine de l'écriture
* Amélie BALAZUT : Du secret des images endogènes : retour aux sources animales de l'esthétique
* Joël BALAZUT : L'ordre symbolique et son envers
* Miquel BARCELÓ : Performance avec Pascal Quignard
* Mireille CALLE-GRUBER : Le corps archaïque. Urszenen de Pascal Quignard
* Catherine DOLTO : Dans l'infime de l'intime, surgissement du Sujet dans la vie prénatale
* François FARGES : Paroles et regards en échographie
* Nicole FARGES : Freud et l'antique terre natale
* Anaïs FRANTZ : "Et ce n’est pas de l’art…"
* Stefano GENETTI : Autour d'un ballet imaginaire des origines
* Eberhard GRUBER : De la morphogenèse à partir de l'informe
* Geneviève HAAG : La morphogenèse au croisement du jaillissement et des rebonds de la rencontre
* Dimitrios KRANIOTIS : Jerome Andrews : la danse profonde, la joie d'être en mouvement
* Marie-Christine LALA : Aux tréfonds de l'être inexprimer l'exprimable encore
* Chantal LAPEYRE : Le Mur de Planck
* Éric MARTY : Le Travesti
* Marie MOREL : L'œuvre censurée de Marie Morel : Marie Morel, une vie de peintre
* Victor PITRON : Bases cognitives de la perception corporelle
* Pascal QUIGNARD : Morphée
* Hugo RUDY : À la recherche de l'universalité psychique : Georges Devereux et l'approche ethnopsychiatrique
* Arno STERN : Le Tracé révélateur d'une mémoire archaïque

* Table ronde, avec Martina COSSIA CASTIGLIONI (L'importance de Le Jeu de peindre dans l'œuvre d'Arno Stern), Benoît LE GOEDEC, Cathy MARICS et Helga SONEGHET


RÉSUMÉS :

Amélie BALAZUT : Du secret des images endogènes : retour aux sources animales de l'esthétique
En faisant le choix délibéré et asocial de se "rencoigner" dans l'ombre de cette enclave ancêtre prolongée que constitue la grotte, les artistes paléolithiques ont ainsi trouvé l'occasion de "recoïncider" avec le secret de leur origine. Une autre intrigue linguistique se propose alors où ce qui se joue, ou plutôt se rejoue, est autre et pour autant en rien nouveau, puisqu'il s'agit du retour à l'initialité sauvage de leur condition, dans l'aparlance originaire, silencieuse et secrète du premier royaume. Dans cette intrigue préhumaine, le dénouement prendra nécessairement la forme d'images venues de l'ombre elle-même, celles échappées et rêvées de la sauvagerie source. C'est en ce sens, nous dit Pascal Quignard, que "les images sont préhumaines. Elles datent d'avant les langues naturelles dans les bouches humaines". Pour bien comprendre la pré-humanité de ce pré-langage, dans l'immersion sensorielle de laquelle les images nous replongent, il importe de prendre la pleine mesure de ce qui-vive animal, imprédictible et extravagant, qui fait le fond de l'activité créatrice comme de l'activité onirique où ce qui s'exalte et s'hallucine, puis s'évade et s'exvague, au travers de cette motricité fantôme qui engage le corps du rêveur comme celui du graveur ou encore du danseur, est pareil à l'élan dissident qui emporte tous ceux qui osent lâcher la corde de la langue pour regagner cette animalité antérieure, dont cette enclave ancêtre, reconstituée, garde les plus saisissantes archives.

Amélie Balazut est Docteur en Arts plastiques — sciences de l'art et Membre associé du Museum National d'Histoire Naturelle, UMR 7194 - Histoire naturelle de l'homme préhistorique. Après sa thèse "Origine de l'art — art des origines", sa recherche s'est prolongée par la publication d'un livre Portrait de l'homme en animal, PUP (préface de J.-L. Nancy) et celle de plusieurs articles et actes de colloque ayant pour sujet la représentation de la duplicité homme/animal dans l'art, des origines à nos jours. Une approche plus spécifique de ces questions, dans l'œuvre de Pascal Quignard, l'amène aujourd'hui à faire entrer en résonance leurs pensées et leurs sensibilités sur le secret auquel ouvrent ces images paléolithiques — une recherche qui a déjà donné lieu à plusieurs productions : contribution au Dictionnaire sauvage Pascal Quignard, Hermann, "L'amont animal de l'histoire", intervention au colloque L'Art paléolithique au risque du sens, à Cerisy, et écriture d'un essai, In illo tempore. Voyage imaginaire dans le dernier royaume de Pascal Quignard, en cours de publication.

Joël BALAZUT : L'ordre symbolique et son envers
L'ordre symbolique, cet ensemble de règles et d'interdits culturels portés par le langage, est par un aspect essentiel le véhicule d'un "dressage" qui nous coupe non seulement de notre singularité mais aussi d'une ouverture primaire au monde en médiatisant notre relation à celui-ci qui est tenu à distance. Nous sommes ainsi séparés du réel par une grille de lecture, conventionnelle et imposée, propre à le "cartographier". Or, il est une autre dimension du symbolique, trop souvent méconnue mais non moins importante, par laquelle il se rapporte, au contraire et paradoxalement, à son propre envers, ménageant ainsi un espace de transgression permettant de regagner l'immédiateté, le Jadis fusionnel dont il nous avait d'abord coupé. Nous nous proposons alors de montrer qu'une telle ouverture du symbolique à son envers, laquelle est véhiculée par les arts dans leurs productions les plus fortes (ainsi que Lacan avait essayé de le montrer dans le Séminaire VII) est si essentielle qu'elle est ce à partir de quoi seulement celui-ci peut être compris en son origine.

Joël Balazut est Docteur en Philosophie et auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la pensée de Heidegger, mais également sur Bataille et Lacan. Il s'efforce de mettre en œuvre un questionnement ontologique originaire qui permettrait de rétrocéder en deçà de la pensée représentative (du clivage sujet objet). D'où l'intérêt qu'il porte à la relation qu'entretient l'ordre symbolique avec son envers, avec l'immédiateté dont il nous a d'abord séparé.
Principales publications
L'impensé de la philosophie heideggérienne, Paris, L'Harmattan, 2007.
Art, tragédie et vérité, Paris, L'Harmattan, 2011.
Heidegger : une philosophie de la présence, Paris, L'Harmattan, 2013.
Georges Bataille ou l'envers de la philosophie, sous le pseudonyme de Frédéric Altberg, Camion noir, 2014.
Les racines secrètes de l'ontologie ou la question de la chose, Paris, L'Harmattan, 2016.
Heidegger et l'essence de la poésie, Paris, L'Harmattan, 2017.
Lacan. Une lecture philosophique, Paris, L'Harmattan, 2018.
Descartes et l'essence de la métaphysique, Paris, L'Harmattan, 2019.

Martina COSSIA CASTIGLIONI : L'importance de Le Jeu de peindre dans l'œuvre d'Arno Stern
Le Jeu de Peindre d'Arno Stern, publié chez Actes Sud en 2011, a une importance décisive dans son œuvre. Stern à écrit plusieurs livres sur son expérience dans le Closlieu au fil des années, mais Le Jeu de Peindre est sans doute le plus complet et aussi le mieux structuré. De la Mémoire Organique au Closlieu, de la Table-Palette au rôle du Praticien-Servant, de la vie d'Arno Stern aux composantes de la Formulation, tous les multiples aspects du travail de Stern sont abordés dans onze chapitres. Pour la première fois un certain nombre de pages est consacré aussi à la Formulation en marge de l'art. Mon intervention se propose donc d'affronter tous les éléments qui rendent capital Le Jeu de Peindre, avec aussi quelques petites observations à propos de la traduction italienne.

Martina Cossia Castiglioni est née à Milan, Italie, en 1964. Licenciée en Langues et Littératures étrangères en 1993, de 2010 à 2015 elle a collaboré avec une petite maison d'édition milanaise, Uroboros, pour laquelle elle a traduit du français à l'italien Le Jeu de Peindre d'Arno Stern.
Bibliographie
Arno Stern, Il Gioco del Dipingere, Edizioni Uroboros, 2013 (traduction).

Anaïs FRANTZ : "Et ce n’est pas de l’art…"
En usant de la forme négative pour présenter les tableaux qui sont réalisés dans son atelier de peinture, le Closlieu, Arno Stern invite à poser sur la trace un autre regard que celui qui est habituellement porté sur le dessin des enfants et, par extension, sur l'enfance et sur l'enfance de l'art. Formulée en l'occurrence de façon spontanée, la tournure négative ("ce n'est pas") peut dès lors être entendue comme une stratégie soucieuse de préserver un potentiel que l'affirmation limiterait aux catégories linguistiques. Trouvant appui en l'œuvre de Pascal Quignard, l'intervention souhaite s'attarder sur les enjeux méthodologiques, pédagogiques et théoriques de cette approche "négative" de la trace par Arno Stern.

Anaïs Frantz est docteure en littérature et civilisation françaises de la Sorbonne Nouvelle Paris 3. Elle enseigne la littérature française à Paris. En 2018, elle a publié La Mémoire et l'Expression aux éditions Regard, livre où elle dialogue avec Arno Stern. En 2019, elle a organisé à la Sorbonne un après-midi d'étude et d'hommage consacré aux travaux d'Arno Stern sous le patronage de l'UNESCO.

Stefano GENETTI : Autour d'un ballet imaginaire des origines
Entre morphogenèse et métamorphose, les figures du mouvement originaire se multiplient dans les entretiens avec Pascal Quignard ayant trait au corps dansant et à ses expériences théâtrales. Tour à tour amniotiques et volcaniques, antéhistoriques et chamaniques, elles dessinent un parcours qui va de l'évocation de la danse perdue à l'é-motion performative dont il est question dans L'Origine de la danse et dans Performances de ténèbres. Celle-ci sera illustrée par une présentation du Ballet de l'origine de la langue et de la littérature françaises (2016) en termes de dispositio scénique et de danse de la lumière et des ombres, en termes de dramatisation de la lecture et de transcription du chant des oiseaux. Tout en soulignant le rapport qui lie ces fragments du "noyau de nuit" aux pages de Les Larmes et de Dans ce jardin qu'on aimait, il s'agira d'interroger cet étrange ballet d'images et de phrases-sons en tant que mise en espace et en mouvement du patrimoine originaire.

Stefano Genetti enseigne la littérature française à l'université de Vérone. Ses recherches, concernant l'œuvre de Pascal Quignard, portent sur l'écriture fragmentaire et sur les Petits traités, sur les figures d'Ulysse et de Médée, ainsi que sur les collaborations chorégraphiques et les expériences scéniques de l'auteur et non moins sur sa pensée-écriture.

Geneviève HAAG : La morphogenèse au croisement du jaillissement et des rebonds de la rencontre
À partir d'observations du premier développement et de séances de psychothérapie psychanalytique avec des enfants autistes en reprise de communication et de développement, quelques éléments se rassemblent autour de la proposition de Pascal Quignard concernant l'accueil nécessaire du patrimoine originaire : "Le temps ne séjourne comme Origine dans le monde qu'à la condition que, de la part de ceux qui tirent profit de son jaillissement, il obtienne l'hospitalité". Les formes semblent en effet prendre leur origine dans cette rencontre du jaillissement et du retour qu'en organise l'environnement. J'en donnerai quelques exemples dans l'organisation tonico-psychomotrice précoce pré et post natale (les dialogues tonico-émotionnels), dans les émergences de langage (les dialogues sonores), dans les théâtralisations gestuelles des relations dans la première année de la vie (dialogue entre les deux côtés du corps), et dans les composants du dessin préfiguratif spontané des trois premières années.

Publications
Le moi corporel, autisme et développement, PUF, 2018.
"Construction du moi corporel dans les niveaux archaïques du transfert", in Autismes, transferts et langage, dir. Tristan Garcia-Fons, éd. Campagne Première, Paris, 2016.
"Processus psychothérapiques psychanalytiques au long cours avec des enfants autistes : réflexions et approfondissements entre reprises et particularités du développement psychique", in Autismes : spécificités des pratiques psychanalytiques, Autismes et psychanalyses – II, Toulouse, Eres, p.35-73, 2016.

Dimitrios KRANIOTIS : Jerome Andrews : la danse profonde, la joie d'être en mouvement
"La danse au plus profond de moi, ma danse profonde, cette nécessité personnelle, d'où vient-elle ? Et votre danse, celle qui est au plus profond de vous, d'où vient-elle ? Dans le dictionnaire, il est dit que les danses sont des pas rythmés. La danse profonde, c'est autre chose. Il y a des gens qui n'ont jamais appris des pas de danse et qui se sont éveillés du moment qu'ils se sont mis à danser. La danse profonde, ce n'est pas un système, c'est quelque chose que vous connaissez avant même de naître, c'est une chose profonde en vous. Mais vous pouvez passer toute votre vie à éviter ce que vous êtes…"
Figure majeure de la danse moderne aux États-Unis puis en France, influencé intimement par Martha Graham, Mary Wigman ou bien Joseph Pilates, le danseur, chorégraphe et pédagogue Jerome Andrews (1908-1992) a marqué de nombreux artistes contemporains. Entre 1968 et 1980, à l'invitation d'Arno Stern, pionnier en matière éducative, il donne des conférences sur sa conception de la danse et sa pratique pédagogique. Dans ces interventions affleurent son humilité, sa spiritualité, sa fantaisie. On y découvre surtout la subtilité et l'exigence de sa quête, celle d'un épanouissement personnel à travers le mouvement, et son désir de libérer en chacun les possibilités d'une "danse profonde".

Dimitrios Kraniotis est né à Athènes en 1950. Après des études de mathématiques et de philosophie à l'université de Paris il séjourne pendant deux ans au Mont Athos, où il compose son premier receuil de poèmes. En 1980 il s'initie à la danse moderne auprès du chorégraphe américain Jerome Andrews. En 1992-1994, il travaille pour le Wuppertaler Tanztheater de Pina Bausch en tant que dramaturge. Depuis il enseigne la danse contemporaine et crée en collaboration avec Christine Kono plusieurs évènements chorégraphiques : If out of Paris (2002), Sacred Dances Jena (2004), Impromptus Paris (2006), L'altra svolta Rosazza (2007), Nothing always returns Paris (2009), Aporia Athènes (2014).
Il est membre de la Fondation Yannis Tsarouchis à Athènes.
Publications
Il a publié à Athènes neuf recueils de poèmes : Eros Allogenis (1979), Alitis Moira (1985), Avyssos Anoixis (1989), Dithyramboi tis siopis (1994), Archaios Rythmos (2005), Ap'tis rodias to soï (2013), Meteora (2016), Hairetismoi (2016), Pina au rythme des oracles (2017).
Il a traduit en grec Soubresauts et Comment dire de Samuel Beckett, Amours d'écume de Jacques Lacarrière.
Michel Volkovitch a traduit en français des extraits de son œuvre sous le titre Éros Étrange Étranger pour les éditions Desmos, Paris, 1997.
Site : http://www.kraniotis.com/

Marie MOREL
L'œuvre censurée de Marie Morel de Pascal Quignard, Éditions J'en suis bleue, 2019.
Marie Morel, la peinture libre d'Anaïs Frantz, Éditions J'en suis bleue, 2016.
Visages de Marie Morel d'Anaïs Frantz, Éditions J'en suis bleue, 2017.
La peinture de Marie Morel nous regarde d'Anaïs Frantz, Éditions J'en suis bleue, 2016.
Une vie de peintre (textes de Pascal Quignard et peintures de Marie Morel), Éditions J'en suis bleue, 2014.
Peintures de Marie Morel, peindre à livre ouvert d'Anaïs Frantz, Éditions J'en suis bleue, 2011.

Victor PITRON : Bases cognitives de la perception corporelle
La perception que chacun a de son corps peut sembler inaltérable tant notre corps constitue notre identité. "Ce bon vieux corps toujours là" disait le philosophe William James, avec lequel nous entretenons un sentiment "de chaleur et d'intimité" (1890). Pourtant, les anomalies de la perception du corps sont fréquentes notamment dans les maladies neurologiques et psychiatriques. Se pose alors la question : comment se forme (et se déforme) la perception du corps ? Dans cette intervention, nous nous pencherons sur les déterminants cognitifs de la perception corporelle. Nous tracerons les contours d'un modèle qui rende compte de la construction de la perception du corps dans le cerveau, pour finalement tenter de mieux caractériser ce qu'il a de particulier à percevoir son propre corps.

Victor Pitron est psychiatre et chercheur en sciences cognitives. Il s'intéresse particulièrement aux interactions entre maladies corporelles et mentales. Il est actuellement Chef de Clinique à la Pitié Salpêtrière à Paris après avoir passé plusieurs années à développer des thématiques de recherche autour des mécanismes cognitifs de la perception du corps à l'École Normale Supérieure (Ulm).

Arno STERN : Le Tracé révélateur d'une mémoire archaïque
Arno Stern est le créateur du Closlieu, où il exerce le rôle de Servant depuis 1948. La Trace, qui se produit dans les conditions spécifiques de ce lieu, appartient à un code appelé la Formulation. Arno Stern a prolongé son étude par des séjours dans des contrées lointaines (déserts, brousse, forêt vierge) et démontre que la Formulation est un code universel. Il révèle aussi l’origine de la Formulation, la Mémoire Organique, dont l'existence est, aujourd'hui, confirmée par les chercheurs dans le domaine de la neurobiologie l'embryologie, la génétique… Arno Stern forme, à travers le monde, de nombreux Praticiens-Servants du Jeu de Peindre. Cette formation, ainsi que l’information pour faire connaître ses découvertes sont, à côté de son rôle dans le Closlieu, des activités incessantes d'Arno Stern, auteur de nombreux livres et d'articles traduits dans une dizaine de langues.

Bibliographie résumée en français
Le Jeu de Peindre, Actes Sud.
Heureux comme un enfant qui peint, Éditions du Rocher.
Le Closlieu, le Jeu de Peindre et la Formulation, Hermann Éditeurs.
L'Âge d’or de l'Expression, DDB.
Les Enfants du Closlieu, Éditions Hommes & Groupes