Programme 2026 : un des colloques

Programme complet


DÉMOCRATIE OU BARBARIE

LA POLITIQUE EN TEMPS DE CRISE


DU VENDREDI 25 SEPTEMBRE (19 H) AU JEUDI 1er OCTOBRE (14 H) 2026

[ colloque de 6 jours ]


Blue segment, Vassily Kandinsky, 1921


COMITÉ D'ORGANISATION :

Yohann AUCANTE, Gérard BRAS, Antoine CHOLLET, Martin DELEIXHE, Bruno FRÈRE, Dan FURUKAWA MARQUÈS


ARGUMENT :

La démocratie s'érode, lentement ou brutalement, partout sur le globe. Dans le même temps, des résistances s'organisent, des expérimentations se déploient, des brèches s'ouvrent. Si la démocratie est un régime politique, avec ses institutions, ses procédures et ses dispositifs, elle est aussi un imaginaire articulé autour d'une idée radicale de l'égalité et d'un ensemble de pratiques insurgeantes, telles que des occupations de places, les manifestations interdites ou des zones à défendre.

Comment la démocratie résiste-t-elle aux crises actuelles ? Comment se réinvente-t-elle dans les interstices des institutions ? Ces questions seront au cœur de ce colloque. Pour y répondre, des historiens, des sociologues, des philosophes, des anthropologues et des politistes poseront un regard critique sur des expériences passées et contemporaines. Les échanges se focaliseront sur les nouvelles formes d'agir en commun, les pratiques infra-politiques et les résistances sensibles.

Une place particulière sera accordée aux doctorant. Deux soirées spéciales seront consacrées à l'écrivain Arno Bertina et à la documentariste Hind Meddeb, pour appréhender les récits de la démocratie. Ce colloque est ouvert à toutes celles et ceux qui refusent de céder à la sidération, et veulent comprendre — et transformer — ce que démocratie veut dire.


MOTS-CLÉS :

Citoyenneté, Crises politiques, Délibération, Démocratie, Dérives autoritaires, Désobéissance civile, Égalité, Infra-politique, Militantisme, Mobilisations politiques


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Manuel CERVERA-MARZAL
Manuel Cervera-Marzal est sociologue, chercheur qualifié FNRS à l'université de Liège, où il dirige le laboratoire Pragmapolis. Ses recherches portent sur les contestations sociales, les partis politiques, la théorie de la démocratie et l'épistémologie des sciences sociales. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, parmi lesquels Le populisme de gauche (La Découverte, 2021), Résister. Petite histoire des luttes contemporaines (Éditions 10/18, 2022) et Pour une démocratie sauvage (co-écrit avec Bruno Frère, La Découverte, 2026).

Déborah COHEN
Déborah Cohen est historienne, MCF-HdR à l'université de Rouen. Elle travaille sur la parole populaire au XVIIIe siècle et en Révolution, que cette parole soit ordinaire ou politique et rébellionnaire. Elle a notamment publié La nature du peuple. Les formes de l'imaginaire social XVIIIe / XXIe siècle (Champ Vallon, 2010) et Peuple (Anamosa, 2019).

Pascale DEVETTE
Pascale Devette est professeure agrégée de théorie politique à l'université de Montréal et responsable des programmes en études féministes, des genres et des sexualités. Spécialiste des pensées critiques contemporaines, elle explore les liens entre éthique et politique. Ses recherches portent également sur la décroissance, l'attention, les formes de domination et les pratiques d'émancipation. Elle dirige le Centre de recherche sur les politiques et le développement social (CPDS). Son dernier livre, Devenir inutile. Pour une philosophie politique de la démission (2025, Éditions de la rue Dorion), propose une pensée radicale du détachement comme geste politique.

Federico TARRAGONI
Federico Tarragoni est professeur de sociologie politique à l'université de Caen Normandie, membre junior de l'Institut Universitaire de France et fondateur du Centre de recherches interdisciplinaires sur le politique (CRIPOLIS) de l'université Paris Cité. Spécialiste du populisme et des mouvements de radicalisation de la démocratie, il a été titulaire de la chaire "Democracy" de l'Alliance universitaire européenne Circle U. Il a notamment publié L'Énigme révolutionnaire (Les Prairies ordinaires, 2015), L'esprit démocratique du populisme. Une nouvelle analyse sociologique (La Découverte, 2019) et Émancipation (Anamosa, 2021).


BIBLIOGRAPHIE :

• Miguel Abensour, La démocratie contre l'État, Paris, Le Félin, 2012.
• G. Agamben, A. Badiou, D. Bensaïd, W. Brown, J-L. Nancy, J. Rancière, K. Ross, S. Zizek, Démocratie, dans quel état ?, Paris, La Fabrique, 2009.
• Yohann Aucante, Les démocraties scandinaves. Des systèmes politiques exceptionnels ?, Paris, Armand Colin, 2013.
• Wendy Brown, Défaire le démos, Paris, Amsterdam, 2018.
• Luciano Canfora, La démocratie. Histoire d'une idéologie, Paris, Seuil, 2006.
• Cornelius Castoriadis, L'institution imaginaire de la société, Paris, Seuil, 1975.
• Francis Dupuis-Déri, Démocratie. Histoire politique d'un mot aux États-Unis et en France, Montréal, Lux, 2019.
• David Graeber, La démocratie aux marges, Paris, Flammarion, 2018.
• Joanna Innes, Mark Philp (Éd.), Re-Imagining the Democracy in the Age of Revolution. America, France, Britain, Ireland, 1750-1850, Oxford, Oxford University Press, 2013.
• Peter Mair, Ruling the Void. The Hollowing-Out of Western Democracy, London, Verso, 2013.
• Alfio Mastropaolo, La democrazia è una causa persa? Paradossi di un’invenzione imperfetta, Torino, Bollati Boringhieri, 2011.
• Chantal Mouffe, L'illusion du consensus, Paris, Albin Michel, 2016.


SOUTIEN :

• Université de Liège (ULiège)


PARTENAIRES :

• Centre des Savoirs sur le Politique - Recherches et Analyses (CESPRA, UMR 8036 CNRS–EHESS)
• Chaire de leadership en enseignement Alban D'Amours en sociologie de la coopération (CLEASC) | Université Laval (ULaval)
• École des hautes études en sciences sociales (EHESS)
• Fonds de la recherche scientifique (FNRS)
• Institut universitaire de France (IUF)
• Université de Caen Normandie (UniCaen)


BULLETIN D'INSCRIPTION


ATTENTION : Les inscriptions à ce colloque, en tant qu'auditeur, ne seront ouvertes qu'à partir du 15 mars 2026. En attendant, nous vous invitons à prendre connaissance des conditions d'inscription à un colloque.

Programme 2026 : un des colloques

Programme complet


AUTOUR DU CNAM :

RÉINVENTER LA SINGULARITÉ DANS L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR


DU VENDREDI 18 SEPTEMBRE (19 H) AU MARDI 22 SEPTEMBRE (14 H) 2026

[ colloque de 4 jours ]



DIRECTION :

Michèle ANTOINE, Gilles GAREL, Christine MUSSELIN

Colloque organisé dans le cadre du Cercle des partenaires


ARGUMENT :

L'histoire du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) est celle d'une institution pionnière et singulière, sans équivalent dans l'enseignement supérieur. Il est créé par la Révolution française face à l'émergence d'un monde nouveau qui sera qualifié plus tard de révolution industrielle. Il s'agit alors de "perfectionner l'industrie nationale" en enseignant et en valorisant les arts mécaniques.

Des premiers "démonstrateurs" aux professeurs de chaires et aux enseignants-chercheurs d'aujourd'hui, le Cnam s'est adressé à des publics variés qui n'étaient pas ceux de l'université ou des écoles. En parallèle, le Cnam a développé des relations très tôt avec les industries. Son noyau d'origine est une collection d'objets techniques qui est devenue par la suite un musée (aujourd'hui Le musée des arts et métiers) et qui fut au fondement d'une pédagogique fondée sur la démonstration. Le Cnam a travaillé sur des sujets à la marge ou émergents, inventé des disciplines et innové dans les modalités pédagogiques.

Si l'héritage du Cnam est une référence, son identité est aujourd'hui fortement questionnée. L'histoire récente le rapproche progressivement du fonctionnement des universités. Les enjeux sociétaux, démographiques, écologiques, géopolitiques et industriels requestionnent l'horizon et la stratégie. Dans un monde traversé par de multiples crises, qu'est-ce que l'histoire du Cnam peut nous apprendre ? Que peut et doit apprendre le Cnam tout en affirmant et en préservant sa singularité ?


MOTS-CLÉS :

Chaires, Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), Écoles, Enseignement supérieur, Industries, Innovations pédagogiques, Instituts, Musée des arts et métiers, Publics, Service public, Singularité, Universités


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Michèle ANTOINE
Michèle Antoine est la directrice du Musée des Arts et Métiers, après avoir été directrice des expositions notamment à Universcience (Paris) et à l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (Bruxelles) et consultante en ingénierie culturelle à Montréal (Québec). Ses recherches menées sur le terrain du commissariat d'exposition ont porté essentiellement sur les enjeux discursifs de la mise en dispositif et en espace des concepts scientifiques et sur les questions d'interface contenu/visiteurs, en ce compris le rôle de la scénographie dans le cadre d'un design interprétatif.

Gilles GAREL
Gilles Garel est Professeur titulaire de la chaire de gestion de l'innovation du Cnam depuis 2011. Il a auparavant été Professeur à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée (aujourd'hui université Gustave Eiffel) et à l'École polytechnique pendant douze ans et a travaillé à l'université d'Ottawa (Canada). Ses recherches portent sur le management de l'innovation en lien direct avec des entreprises et des organisations innovantes. Au Cnam, il a cofondé et dirigé le Laboratoire interdisciplinaire de recherche en sciences de l'action (Lirsa) et est depuis 2025 chercheur au laboratoire Histoire des technosciences en société (HT2S). Il est président de l'Assemblée des chaires du Cnam depuis 2024 et responsable du séminaire "Management de l'innovation" de l'École de Paris du management depuis 2023. Il est également co-réalisateur du jeu sérieux "Jouez l'innovation – Rêves de vélo" (2025).

Christine MUSSELIN
Christine Musselin est directrice de recherche CNRS émérite au Centre de Sociologie des Organisations (Sciences Po et CNRS). Elle mène des recherches comparatives sur la gouvernance des universités, les politiques de l'enseignement supérieur et les marchés du travail universitaires. Elle a dirigé le CSO de 2007 à 2013 puis assuré les fonctions de Vice-Présidente Recherche de Sciences Po de juin 2013 à fin 2018, puis de juillet 2024 à juillet 2025. Elle est notamment l'auteure de La longue marche des universités françaises (PUF, 2001), Le marché des universitaires. France, Allemagne, États-Unis (Presses de Sciences Po, 2005), La grande course des universités (Presses de Sciences Po, 2017), Propositions d'une chercheuse pour l'Université (Presses de Sciences Po, 2019).


BIBLIOGRAPHIE :

• Charle, C., & Verger, J., Histoire des universités, XIIIe–XXe siècle, Presses universitaires de France, 2012.
• Condette, J.-F., Histoire de l'enseignement supérieur en France (XIXe–XXIe siècle). Formation, recherche et engagement, Armand Colin, 2025.
• Eidelman, J. (coord.), Rapport de la mission "Musées du XXIe siècle", Ministère de la Culture, 2017.
• Falk, J.-H., Expérience de visite, identités et self-aspects. La Lettre de l'OCIM, 141, 2012.
• Fontanon, C., "L'introduction des sciences sociales au CNAM : Un champ d'essai pour le "millerandisme" (1885–1920)", Les Cahiers de l'Institut d’Histoire du Temps Présent, 26, p.103–123, 1994.
• Fontanon, C., "Les archives du Conservatoire national des arts et métiers : Leur utilisation pour les travaux du bicentenaire", La Gazette des archives, 179, p.303–313, 1997.
• Fontanon, C., & Grelon, A. (Dirs.), Les professeurs du Conservatoire national des arts et métiers : Dictionnaire biographique, 1794–1955, Institut National de Recherche Pédagogique, 1994.
• Forest, F. (Dir.), Les universités en France (éd. revue et augmentée), Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2021.
• Garel, G. (2021), "Enseigner le management de l'innovation au musée des arts et métiers : de la démonstration à la déambulation ou la pédagogie par l'objet", Revue Française de Gestion, Vol. 47 / Num. 296, p.27-48, 2021.
• Grelon, A., & Grossetti, M. (Dirs.), L'espace scientifique français (XVIIe–XXIe siècles), Classiques Garnier, 2025.
• Hayat, S., "Les savoirs et leurs publics : L'exemple du Conservatoire des arts et métiers (XIXe–XXIe siècles), Innovations. Revue d'économie et de management de l'innovation, 52, p.139–160, 2017.
• Musselin, C., La grande course des universités, Presses de Sciences Po, 2017.
• Musselin, C., La longue marche des universités françaises (éd. revue) [édition originale 2001], Presses de Sciences Po, 2022.
• Presses universitaires du Midi, Les débuts du Conservatoire des arts et métiers. Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines, 2019.
• Schiele, B., & Koster, E. H. (Dirs.), La révolution de la muséologie des sciences : Vers les musées du XXIe siècle, Lyon & Sainte-Foy, Presses universitaires de Lyon & Éditions MultiMondes, 1998.


SOUTIENS :

• Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)
• Musée des Arts et Métiers > Le Cnam (MUAM)


BULLETIN D'INSCRIPTION


ATTENTION : Les inscriptions à ce colloque, en tant qu'auditeur, ne seront ouvertes qu'à partir du 15 mars 2026. En attendant, nous vous invitons à prendre connaissance des conditions d'inscription à un colloque.

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DEMAIN, LE PÉRI-URBAIN :

TERRITOIRES RESSOURCES ET IMAGINAIRES RENOUVELÉS ?


DU MERCREDI 9 SEPTEMBRE (19 H) AU MARDI 15 SEPTEMBRE (14 H) 2026

[ colloque de 6 jours ]


© Hortense Soichet / Leroy Merlin Source et ADEME


DIRECTION :

Hiba DEBOUK, Karine HUREL, Nils LE BOT, Pauline SIROT

Colloque organisé dans le cadre du Cercle des partenaires


ARGUMENT :

Lorsqu'il est évoqué par les acteurs de l'aménagement et de la conception urbaine, le périurbain est principalement décrit et décrié au travers de deux figures génériques que sont l'habitat individuel pavillonnaire et les zones d'activité économique. Des archétypes controversés qui, à eux seuls, semblent cristalliser tous les maux que l'on prête à ces territoires.

Que reproche-t-on au périurbain ? Des emprises trop diffuses, des architectures jugées inesthétiques, une domination de la voiture individuelle, un mouchetage d'urbanités dispersées, voire de sous-urbanités (Suburb) souvent mono fonctionnelles. C'est en substance ce que les écrits et les discours sur le périurbain nous renvoient depuis de nombreuses années.

Ces espaces situés à la périphérie des centres urbains illustrent un modèle d'aménagement fortement consommateur de ressources (foncière, énergétique, alimentaire…), qui se traduit par une fragmentation de l'occupation des sols et des inégalités croissantes. Cependant, ces espaces possèdent en corolaire un potentiel de réévaluation considérable.

Complexes à définir et en perpétuelle recomposition, ces territoires porteraient-ils les enjeux, les tensions mais aussi de nouveaux imaginaires et opportunité d'une transition vers des modèles d'aménagement régénératif. Le périurbain pourrait-il devenir le laboratoire d'un aménagement post-carbone, fondé sur la valorisation de ses propres ressources ?

En croisant réflexions académiques, analyse des politiques publiques et initiatives de terrain, issue d'architecture, de paysage et d'urbanisme, ce colloque réunira experts et acteurs de disciplines diverses pour partager leurs travaux, expériences et visions, et identifier les leviers pouvant être activés pour transformer les zones périurbaines en espaces de vie plus inclusifs et soutenable et porteurs d'avenir.


MOTS-CLÉS :

Alternatif, Aménagement, Architecture, Artificialisation, Controverses, Couronnes, Durabilité, Entre-deux, Étalement, Futurs, Habiter, Imaginaires, Impensés, Lisières, Marges, Mobilités, Paysage, Périphéries, Post-carbone, Recomposition, Résilience, Ruralités, Sobriété, Territoires, Urbanisme, Urbanités, Transition


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Hiba DEBOUK
Directrice déléguée du groupe AREP, Hiba Debouk est ingénieur et urbaniste. Elle dirige l'équipe Territoires composée d'architectes, d'urbanistes, de paysagistes et d'ingénieurs. Au sein de cette équipe, elle participe à la conduite de nombreuses études urbaines et stratégies territoriales croisant les enjeux de renouvellement urbain, de sobriété foncière, de décarbonation et de renforcement de la résilience des villes et des territoires. Elle a notamment piloté l'étude prospective "Grand Annecy, Agglomération Archipel" dont l'objectif était d'explorer les capacités d'évolution et de résilience de l'agglomération face au risque climatique et de préfigurer son évolution pour demain en traçant le chemin vers un futur désirable et soutenable pour ses habitants. Elle a également assuré le commissariat d'une exposition sur la prospective et son déploiement au service des stratégies de transition des territoires pour le C|A.U.E de Haute-Savoie : "Réparer le futur". Elle a enfin assuré, entre 2024 et 2025, le rôle de grand témoin de la démarche prospective Grenoble 2040, en binôme avec Nicolas Tixier, pour la Ville de Grenoble.
Publications
Hiba Debouk, Explorer avant de planifier, la prospective stratégique au service de la transition des territoires, Revue Urbanisme, 2023.
Philippe Bihouix, Hiba Debouk, Xavier Desjardins, Bertrand Folléa, Djamel Klouche, Panos Mantziaras, Journal d'exposition "Réparer le futur", C|A.U.E de Haute-Savoie, 2023.
Kelissa Cartier, Marie Lejault, Félix Pouchain, Grégoire Robida, Hiba Debouk (dir.), Grand Annecy, prospective pour 2050, AREP Éditions, Paris, 2024.
Hiba Debouk, Réparer le futur, AREP Éditions, Paris, 2024.
Hiba Debouk, Pourquoi j'ai mangé ma Terre ?, POST n°3 (revue d'AREP), AREP Éditions, Paris, 2024.
Hiba Debouk, Le pouvoir de l'imaginaire : du "Futurama" de 1939 au monde d'aujourd'hui, Libération, septembre 2024.
Hiba Debouk, L'arbre, le temps et le projet, POST n°4 (revue d'AREP), AREP Éditions, Paris, 2025.

Karine HUREL
Karine Hurel est géographe et cartographe, diplômée de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de Sciences Po Paris en management des politiques publiques.
Elle est actuellement déléguée générale adjointe de la Fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU), où elle contribue à l'animation technique et politique de ce réseau d'ingénierie territoriale rassemblant près de 1700 professionnels. À ce titre, elle participe à la mise en débat et à la représentation nationale des enjeux d'aménagement et d'urbanisme portés par les territoires. Dans ce cadre, elle a notamment conçu et co piloté avec les agences d'urbanisme un cycle de réflexion intitulé les "nouveaux dess(e)ins des périurbains" afin d'identifier les difficultés de ces territoires et leviers d'actions possibles.
Avant de rejoindre la Fnau, elle a été pendant 14 ans responsable du pôle cartographie à la Datar, puis au Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET). Elle y a acquis une connaissance approfondie des dispositifs d'action publique, a réalisé de très nombreux travaux cartographiques et a notamment coordonné la démarche de prospective "Territoires 2040", consacrée aux mutations spatiales et sociales à l'œuvre dans les territoires français.
Elle poursuit par ailleurs ses réflexions sur les enjeux de la représentation cartographique dans la fabrique et la compréhension des enjeux publics. Ses travaux portent sur les dimensions cognitives, symboliques et démocratiques de la carte à l'ère de l'Anthropocène, et sur les manières de rendre visibles les interdépendances entre humains, vivants, sols, réseaux et milieux. Membre du conseil d'orientation de la démarche "Pour une République des cartes", initiée par l'IGN, elle contribue à une réflexion collective visant à démocratiser la carte en tant qu'outil de représentation, de médiation et de débat public. Karine Hurel a publié plusieurs articles et tribune autour de ces questions.
Elle enseigne par ailleurs depuis plus de 20 ans et depuis environ une dizaine d'années dans le master Aménagement et urbanisme de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Nils LE BOT
Nils Le Bot est architecte HMONP et docteur en urbanisme. Il est également maitre de conférences TPCAU à l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris Val-de-Seine et responsable de la recherche de l'agence AREP, bureau d'étude pluridisciplinaire (filiale de la SNCF), qui développe des solutions créatives et robustes pour l'urbanisme résilient, les architectures bas carbones et le design écologique.
Spécialiste des lieux-mouvements, Nils Le Bot a notamment travaillé sur la conception architecturale et urbaine de la Gare de Noisy-Champs et la Stratégie macro-urbaine et infrastructurelle du nœud ferroviaire de Téhéran, en 2018. Il a été Lauréat en 2013 de l'Europan 12, pour son projet de réappropriation écoresponsable du site industriel de Monterpuis sur la commune de Vichy Val d'Allier.
Son doctorat (2019) portait sur l'hypermobilité dans les métropoles et l'avenir des grandes gares métropolitaines à l'horizon 2050. Ces travaux s'intéressaient plus particulièrement au comportement systémique des processus de transformation urbaine, à leur prospective et aux relations dialectiques qu'entretiennent infrastructures et les formes urbaines habitées.
Chercheur du LISST (UMR - CNRS 5193) au Centre Interdisciplinaire d'Études Urbaines (Toulouse Jean-Jaurès) de 2015 à 2023, puis Chercheur Associé de l'unité de recherche Building Knowledge, à l'université technologique de Delft jusqu'en 2024, il est aujourd'hui membre permanent du laboratoire de recherche pluridisciplinaire EVCAU. Ses recherches portent aujourd'hui sur l'analyse écologique systémique, le devenir des métabolismes territoriaux, les enjeux de cohabitation urbaine, ainsi que les démarches prospectives low-tech et l'urbanisme de discernement.
Nils Le Bot a été responsable scientifique de plusieurs projets de recherche, dont "Imaginaires de la face arrière des métropoles post-carbone", de 2022 à 2024 et "Formes Urbaines des quartiers de Gare ou à fortes Contraintes et biodiversité" (Frugacité), de 2020 à 2024, tous deux financés par le PUCA. Il a aussi piloté le programme de recherche pluriannuel "Urbalotek : Vers des Villes Low-tech : sobres et résilientes ?", en partenariat avec l'Institut Paris Région et financé par l'ADEME.

Pauline SIROT
Architecte et Urbaniste de l'État au Ministère de la Transition écologique, Pauline Sirot est architecte diplômée d'État à l'école nationale supérieure de l'architecture de Paris-la-Villette, ainsi qu'urbaniste (titulaire d'un master à l'institut d'urbanisme de Paris) et paysagiste (formation initiale à l'école supérieure d'architecture des jardins). Cheffe du bureau des stratégies territoriales au sein de la Direction générale Aménagement Logement Nature, elle dirige une équipe composée d'ingénieurs, d'architectes et d'urbanistes pour renouveler les politiques publiques d'aménagement par une approche stratégique des territoires.
Dans ce cadre, elle pilote le déploiement de la démarche Atelier des territoires, un dispositif d'accompagnement qui facilite l'émergence et l'élaboration de projets territorialisés exemplaires à l'échelle intercommunale. La mise à disposition d'une équipe pluridisciplinaire de haut niveau conduite par un urbaniste a permis aux 250 territoires bénéficiaires de bâtir un projet de territoire en s'appuyant sur leurs atouts et ressources. Elle a en particulier contribué à la direction de deux ouvrages "Attitudes transition" et "Sols vivants", fruits des travaux de capitalisation des expériences et stratégies élaborées par les sites lauréats. Dans le cadre de son appui à la planification stratégique, et plus particulièrement à la territorialisation de l'objectif de zéro artificialisation nette des sols d'ici 2050, elle a piloté l'équipe chargée de concevoir, sous la direction scientifique de Patrick Henry, une exposition itinérante et réplicable intitulée : "Des solutions sur mesure pour s'adapter à la rareté des ressources et bien vivre dans nos territoires". Cette exposition met en avant les avantages d'une gestion sobre du foncier, illustrant des leviers concrets pour les territoires. Enfin, le bureau dont elle a la responsabilité pilote depuis plusieurs décennies deux prix ministériels que sont le Grand Prix de l'urbanisme et le Palmarès des jeunes urbanistes.
Pauline Sirot a par ailleurs occupé diverses fonctions avant de rejoindre la DGALN : cheffe de projet à l'agence d'urbanisme Chavannes et associés, cheffe adjointe du service Aménagement, urbanisme et Habitat à la direction départementale de l'Eure-et-Loir ainsi que directrice de projet à l'établissement public d'aménagement universitaires de la région Ile de France (Epaurif).


SOUTIENS :

• Direction générale de l'aménagement, du logement et de la nature (DGALN)
Groupe AREP
Institut pour la recherche | Groupe Caisse des Dépôts


PARTENARIAT :

• Fédération nationale des agences d'urbanisme (Fnau)


BULLETIN D'INSCRIPTION


ATTENTION : Les inscriptions à ce colloque, en tant qu'auditeur, ne seront ouvertes qu'à partir du 15 mars 2026. En attendant, nous vous invitons à prendre connaissance des conditions d'inscription à un colloque.

Programme 2026 : un des colloques

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DU SOUCI DU VIVANT À LA FABRIQUE DES COMMUNS

POUR UN GRAND RÉENCASTREMENT


DU LUNDI 31 AOÛT (19 H) AU DIMANCHE § SEPTEMBRE (14 H) 2026

[ colloque de 6 jours ]


Fish Magic, peinture surréaliste, Paul Klee, 1925


ARGUMENT :

Ce colloque se veut un moment de réflexivité partagée entre membres de différentes communautés de recherche, des Nords comme des Suds, impliqués dans un questionnement fondamental sur les profonds dysfonctionnements systémiques qui affectent l'ensemble des interdépendances entre les sociétés humaines et leurs environnements, remettant en cause jusqu'à l'habitabilité même de la planète, pour les humaines comme pour les non-humains.

Comment penser, après la "grande transformation" du monde sous l'effet des forces du marché telle qu'analysée par Karl Polanyi, un réencastrement de celles-ci dans des socioécosystèmes viables et durables ? Intrinsèquement interdisciplinaire, voire transdisciplinaire, le souci du vivant nécessite non seulement de revoir les objets de recherche eux-mêmes, mais également les démarches, méthodes et modes d'expression de la recherche, de façon à donner une véritable dimension transformative à la production située de connaissances. Réapprendre à faire fructifier les interdépendances consubstantielles de la vie sur cette planète, elles-mêmes dynamiques et évolutives, et contribuer à la réinvention d'une habitabilité inclusive, voici ce dont il y va dans notre temps présent, et ce sur quoi la recherche scientifique est appelée non seulement à se mobiliser, mais également à se réinventer.

Ce colloque réunira des chercheurs et chercheuses de tous horizons autour de conférences plénières, de tables rondes et d'ateliers dans et hors les murs de Cerisy, à partir de séminaires préparatoires organisés par l'association NSS-Dialogues et des réflexions stratégiques en cours dans les établissements de recherche français, notamment à INRAE et à l'IRD.


MOTS-CLÉS :

Changement global, Communs, Environnement, Habitabilité, Inter/transdisciplinarité, Sciences de la durabilité, Science transformative, Socioécosystèmes, Théories du vivant


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Pierre CORNU
Pierre Cornu est historien des sciences et de l'environnement, directeur de recherche à INRAE, directeur de l'UMR Territoires (Clermont-Ferrand), responsable scientifique du Pôle sciences de la durabilité de l'université Clermont Auvergne, corédacteur en chef de NSS.

Bernard HUBERT
Bernard Hubert est écologue et sociologue, ancien chef de département et directeur scientifique à l'Inra, directeur de recherche émérite à l'EHESS, ancien corédacteur en chef de NSS, directeur de recherche chargé de mission à INRAE, président de la Commission pour la Recherche Agronomique Internationale.

Jeanne RIAUX
Jeanne Riaux est anthropologue, directrice de recherche à l'IRD, membre de l'UMR G-eau, membre du comité de rédaction de NSS.

Christophe SOULARD
Christophe Soulard est géographe, directeur de recherche et chef du département ACT à INRAE, responsable de la mission Sciences de la durabilité à INRAE.


BULLETIN D'INSCRIPTION


ATTENTION : Les inscriptions à ce colloque, en tant qu'auditeur, ne seront ouvertes qu'à partir du 15 mars 2026. En attendant, nous vous invitons à prendre connaissance des conditions d'inscription à un colloque.

Programme 2026 : un des colloques

Programme complet


TRAMES D'ÉCRITURES

RETOURS SUR LES TRAVAUX DE JEAN RICARDOU


DU VENDREDI 21 AOÛT (19 H) AU MARDI 25 AOÛT (14 H) 2026

[ colloque de 4 jours ]


Le 20 juillet 1964, en observant la broderie de la chambre Normande à l'Orangerie, Jean Ricardou a inventé le schéma bi-axial de la fiction et de la narration.
"AUTOBIO(THÉORICO)GRAPHIE", Jean Ricardou, Du Nouveau Roman à la Textique, Hermann, 2018, pp.28-42.


DIRECTION :

Gilles TRONCHET


ARGUMENT :

Que l'écriture ne soit pas seulement le moyen d'exprimer des affects ou d'exposer des idées, nul plus que Jean Ricardou n'a été sensible à ce constat. L'écriture était pour lui une pratique donnant la chance d'explorer, pas à pas, la matérialité des mots, leurs interactions et, en conséquence, les effets de sens produits, chaque fois uniques, selon le champ d'inscription investi. Jean Ricardou a ainsi élaboré le principe d'une trame textuelle d'où procède une leçon jamais déterminée à l'avance. C'est à cette méthode de fabrication que renvoie le nom de textique donné à la discipline qu'il a créée.

Mais bien avant de se lancer dans l'élaboration d'une théorie qui s'efforce de prendre en compte, aussi exhaustivement que possible, les mécanismes et les structures de l'écrit ainsi que les opérations d'écriture, Jean Ricardou, attentif au domaine de la fiction et aux productions des écrivains, s'est consacré à l'étude des profuses relations qui organisent les textes en leur donnant une remarquable consistance.

Le colloque propose de revenir sur les implications de ce fil conducteur, lequel a guidé l'ensemble de la démarche de Jean Ricardou, et de considérer pour ce faire les recherches qui ont été conduites sur les retombées d'une telle approche, aussi bien dans le domaine littéraire que des arts plastiques ou de la musique. Ce sera aussi l'occasion, dix ans après la disparition de l'écrivain-théoricien, de faire le point sur les nombreuses publications et rééditions de ses ouvrages, déjà accessibles ou programmées dans les années à venir.


MOTS-CLÉS :

Analyse structurale, Composition musicale, Jeux avec l'écriture, Pastiche, Réécriture, Ricardou (Jean), Roussel (Raymond), Théorie de l'écrit


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Gilles TRONCHET
Gilles Tronchet, actuellement retraité, a exercé comme professeur de lettres classiques, puis comme enseignant-chercheur de lettres et littérature latines, avec pour spécialités la poétique latine et la textique. Il a co-dirigé, à Cerisy en 2019, le colloque Écrire pour inventer (à partir des travaux de Jean Ricardou) publié chez Hermann (2020), et des séminaires autour de la textique en 2017, 2018 et 2020. Il participe à l'édition de L'Intégrale Jean Ricardou aux Impressions Nouvelles.


BULLETIN D'INSCRIPTION


ATTENTION : Les inscriptions à ce colloque, en tant qu'auditeur, ne seront ouvertes qu'à partir du 15 mars 2026. En attendant, nous vous invitons à prendre connaissance des conditions d'inscription à un colloque.

Programme 2026 : un des colloques

Programme complet


LA PSYCHANALYSE ALTÉRÉE ?


DU VENDREDI 21 AOÛT (19 H) AU JEUDI 27 AOÛT (14 H) 2026

[ colloque de 6 jours ]


Éphémère Val David, 2024 © Georges Gaillard


ARGUMENT :

Les psychanalystes sont altérés par "l'air du temps" : dans leur pratique clinique et dans leurs constructions théoriques. Cela vaut depuis Freud, à travers les évolutions, les révolutions et les catastrophes ayant marqué ces décennies. Qu'en est-il aujourd'hui ?

La mondialisation a construit un monde à la fois un et soumis aux fragmentations des logiques identitaires, un monde où la possibilité d'une référence commune semble s'éloigner de jour en jour.

La psychanalyse — qui ne propose ni une conception du monde, ni un projet de société — ne s'est créée et ne pourra se renouveler que dans une transmission passant par sa pratique, la formation de psychanalystes et l'écoute des enjeux psychiques corrélés aux transformations sociales et culturelles. Ces transformations viennent aujourd'hui interroger directement la dimension politique du travail de culture dans la cure.

Que peuvent les psychanalystes, quand la guerre se généralise et se démultiplie à l'échelle des individus comme à l'échelle des nations ? Quand la falsification de l'intime et la précarisation des identifications se rejoignent dans un processus de déréalisation ?

Pour aborder ces questions, ce colloque international se veut ancré dans l'aire francophone de la psychanalyse et ce qui la spécifie : la place centrale accordée à la culture comme sol commun.


MOTS-CLÉS :

Aliénation-Désaliénation, Déréalisation, Formation, Humain, Identifications, Intime, Massification, Narcissisme, Pulsion de mort, Transmission, Travail de culture


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Jean-François CHIANTARETTO
Jean-François Chiantaretto est psychanalyste, membre et actuellement secrétaire scientifique du Quatrième Groupe OPLF. Il est Professeur émérite en psychopathologie clinique à l'université Sorbonne Paris Nord, où il a dirigé l'Unité de Recherches Transversales Psychopathologie et Psychogenèse (UTRPP UR 4403). À côté des nombreux ouvrages collectifs qu’il a dirigés ou co-dirigés, tous ses livres sont animés par la question de "l'interlocution interne", envisagée sous l'angle des commencements : de la psychanalyse, de la psyché, dans la cure, dans l'écriture.
Dernières publications
La perte de soi, Campagne première, 2020 ; The loss of Self : Self-Writing s a Tool in Borderline Psychoanalysis, Routledge, 2025 ; A perda de si, Blucher, 2025).
Se parler, parler. À l'écoute de l'infans dans l'adulte, Campagne Première, 2025.

Ellen CORIN
Ellen Corin est psychanalyste, membre et actuellement présidente de la Société Psychanalytique de Montréal, dont elle a aussi été la secrétaire scientifique de 2017 à 2021. Elle est professeure émérite aux départements d'anthropologie et de psychiatrie de l'université McGill et chercheuse émérite de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas. Elle y a fondé et dirigé l'Unité de recherche psychosociale en santé mentale. Elle a dirigé un numéro spécial de la revue Anthropologie et Société en 2010 : "Psychanalyse et anthropologie. L'ébranlement d'une rencontre", ainsi que de nombreux articles dans des revues internationales.
Publications
L'étranger, figue du proche (avec L. Branchereau et C. Johnson), Société psychanalytique de Montréal, 2018.
Beyond Textuality. Asceticism and Violence in Anthropological Interpretation (avec G. Bibeau), Mouton de Gruyter, 1995.

Georges GAILLARD
Georges Gaillard est membre et actuellement secrétaire scientifique du Quatrième Groupe OPLF. Professeur émérite au Centre de Recherche en Psychopathologie et Psychologie Clinique (CRPPC EA653) de l'université Lumière Lyon2, il est aussi membre de Transition (Association européenne, analyse de groupe et d'institution).
Publications
Le travail psychanalytique en institution. Manuel de clinique institutionnelle (avec J.-P. Pinel), Dunod, 2020.
Psychanalyse et culture. L’œuvre de Nathalie Zaltzman (avec J.-F. Chiantaretto), Colloque de Cerisy (2019), Ithaque, 2020.
"Travailler à préserver de l'ouvert. La psychanalyse, ses marges, sa pluralité", in Les accueillants du Jardin Couvert, De l'enfant parlé à l'enfant parlant. L'enfant interprète, Érès, 2025.
"Le don de présence. La temporalité entre dépossession et appropriation", Connexions, n°123, 2025/2.

Arlette LECOQ
Arlette Lecoq est psychiatre, psychanalyste, actuellement secrétaire scientifique de la Société Belge de Psychanalyse dont elle a été présidente de 2020 à 2022 et dont elle est formatrice. Elle fait partie du groupe Fimmpic (Figures Intrapsychiques du Mal et de la Mort dans la Psyché Individuelle et Collective). Elle a été maître de conférences en psychiatrie et collaboratrice scientifique à la Faculté de psychologie de l'université de Liège (ULG). Auteure de plusieurs articles dans des revues internationales, ses réflexions portent notamment sur les traumatismes collectifs et sur le champ psychosomatique.
Dernières publications
"Entre l'esprit du mal et la vie de l'esprit, d'Angkar à AngKor", in Psychanalyse et culture. L’œuvre de Nathalie Zaltzman, Colloque de Cerisy (2019), Ithaque, 2020.
"Deux petits enfants racontent…", Revue belge de psychanalyse, n°82, 2023.
"La solitude et l'incertitude de l'analyste", Revue française de psychanalyse, 2023/5, Vol 87.


BIBLIOGRAPHIE :

• Janine Altounian, La survivance (Dunod).
• Günter Anders, L'obsolescence de l'homme (Éd. de l'encyclopédie des nuisances/Ivrea).
• Günter Anders, L'humain étranger au monde (Fario).
• Hannah Arendt, La crise de la culture (Gallimard).
• Hannah Arendt, La vie de l'esprit (PUF).
• Piera Aulagnier, Un interprète en quête de sens (Ramsay).
• Jean Baudrillard, La société de consommation (Gallimard).
• Cornelius Castoriadis, La montée de l'insignifiance (Seuil).
• Jean-François Chiantaretto, Se parler, parler. À l'écoute de l'infans dans l'adulte (Campagne Première).
• Jean-François Chiantaretto, Georges Gaillard (dir.), Psychanalyse et culture. L'œuvre de Nathalie Zaltzman, Colloque de Cerisy, 2019, (Ithaque).
• Houria Abdelouahed, Jean-François Chiantaretto, Jean-Michel Hirt (dir.), L'écriture du malaise, Colloque de Cerisy, 2023 (Ithaque).
• Gilbert Diatkine, Le surmoi culturel (Fario).
• Jean-Luc Donnet, La situation analysante (PUF).
• Jean-Pierre Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé (Seuil).
• Bernard Edelman, L'homme des foules (Payot).
• Bernard Edelman, Sade, le désir et le droit (L'Herne).
• Norbert Élias, La société des individus (Fayard).
• Eugène Enriquez, De la horde à l'état (Gallimard).
• Micheline Enriquez, Au carrefour de la haine (Épi).
• Pierre Fédida, Le site de l'étranger (PUF) .
• Pierre Fédida, Humain/Déshumain (PUF).
• Sandor Ferenczi, Psychanalyse 4 (Payot).
• Sigmund Freud, "Totem et tabou ", "L'inquiétante étrangeté", "Psychologie des masses et analyse du moi", "Malaise dans la culture", "L'homme Moïse et le monothéisme", "Pourquoi la guerre ?" (OCF.P, PUF).
• Marcel Gauchet, Le désenchantement du monde (Gallimard).
• Vladimir Granoff, Le désir d'analyse (Flammarion).
• André Green, Narcissisme de vie, narcissisme de mort (Minuit).
• André Green, Illusions et désillusions du travail psychanalytique (Odile Jacob).
• André Green, Pourquoi les pulsions de destruction ou de mort ? (Ithaque).
• Patrick Guyomard, Lacan et le contre-transfert (PUF).
• René Kaës, Le Malêtre (Dunod).
• Laurence Kahn, L'avenir d'un silence (PUF).
• Laurence Kahn, Ce que le nazisme a fait à la psychanalyse (PUF).
• Imre Kertész, L'holocauste comme culture (Actes Sud).
• Victor Klemperer, LTI La langue du IIIème Reich (Albin Michel).
• Étienne de la Boétie, Discours de la servitude volontaire (Payot).
• Jacques Lacan, Le Séminaire XII, L'éthique de la psychanalyse (Seuil).
• Ghyslain Lévy, Au-delà du malaise. Psychanalyse et barbaries (Érès).
• Nicole Loraux, La société divisée (Payot).
• Hervé Mazurel, L'inconscient ou l'oubli de l'histoire (La Découverte).
• Marie Moscovici, Il est arrivé quelque chose (Payot).
• Marie Moscovici, Le meurtre et la langue (Métaillé).
• Friedrich Nietzsche, Par-delà bien et mal (Gallimard).
• Myriam Revault d'Allonnes, Ce que l'homme fait à l'homme (Seuil).
• Jean-Claude Rolland, Le verbe devant l'inconscient. Nouvelles données métapsychologiques (Ithaque).
• Bernard Stiegler, De la misère symbolique (Flammarion).
• Jean-Paul Valabrega, La formation du psychanalyste (Payot).
• Donald Woods Winnicott, Jeu et réalité (Gallimard).
• Nathalie Zaltzman, La guérison psychanalytique (PUF).
• Nathalie Zaltzman, L'esprit du mal (Éd. de L'Olivier).


BULLETIN D'INSCRIPTION


ATTENTION : Les inscriptions à ce colloque, en tant qu'auditeur, ne seront ouvertes qu'à partir du 15 mars 2026. En attendant, nous vous invitons à prendre connaissance des conditions d'inscription à un colloque.

Programme 2026 : un des colloques

Programme complet


LOIN DE MÉLIÈS ? TRAJECTOIRES (IM)MATÉRIELLES,

DU CINÉMA PREMIER AUX MÉDIAS NUMÉRIQUES


DU LUNDI 3 AOÛT (19 H) AU DIMANCHE 9 AOÛT (14 H) 2026

[ colloque de 6 jours ]


Le Voyage dans la Lune, réal. Georges Méliès, 1902
Numérisation d'un photogramme d'une copie 35mm
provenant de la collection de feu David Bradley


ARGUMENT :

À plus de cent ans de distance, Georges Méliès et son œuvre semblent n'avoir jamais été aussi proches de nous. Désormais, ses films circulent massivement sous la forme de fichiers, ils sont visibles sur nos dispositifs numériques, capables à leur tour de les remettre en circulation et d'en générer de nouvelles versions. Méliès est même déjà passé dans la moulinette de l'intelligence artificielle, productrice d'images inédites au statut ambigu.

Or, dans leur premier état, les films issus de la manufacture de Méliès ont suivi des trajectoires matérielles et immatérielles bien différentes, circulant de la main à la main, transitant d'un espace à un autre, d'où ils ne sortaient pas inchangés : laboratoires, ateliers de coloristes, succursales étrangères, exploitations fixes ou itinérantes, etc. S'ils se disséminèrent sur le territoire français grâce aux tourneurs forains, ils furent aussi distribués à l'étranger via Baltasar Abadal à Barcelone, Théophile Pathé à Berlin, Charles Urban à Londres et, bien sûr, Gaston Méliès à New York !

S'attacher à reconstituer les trajectoires de ces films et à retrouver les agents de leur circulation, voilà qui peut aider à recouvrer un versant largement enfoui du cinéma méliésien, celui des circuits de distribution, des contextes d'exploitation et de leurs réseaux respectifs de collaborateurs et de collaboratrices.

Initié par la Cinémathèque Méliès et soutenu par la Fondation Maison des Sciences de l'Homme (programme "Arts – Mondes en action, mondes en réflexion"), ce colloque — le quatrième consacré au magicien organisé à Cerisy — suggère, de manière un peu provocatrice, de se placer loin de Méliès, soit là où les films se transportent, se transmettent et se transforment.


MOTS-CLÉS :

Agents, intermédiaires et réseaux de distribution ; Cinéma ambulant et exploitation itinérante ; Cinématographie-attraction ; Circulation des films de Georges Méliès ; Éducation à l'image et médiation ; Postérité et héritage méliésiens ; Projection et dispositifs de diffusion ; Réception et expériences spectatorielles ; Transmission et transformations des œuvres ; Valorisation, programmation et exposition de films


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Jacques MALTHÊTE
Jacques Malthête est l'auteur de plusieurs contributions sur les débuts du cinéma et, en particulier, sur Georges et Gaston Méliès. Il a codirigé, avec Michel Marie, Georges Méliès, l'illusionniste fin de siècle ?, Presses Sorbonne Nouvelle, 1997 (Colloque de Cerisy, 1996) ; avec Stéphanie Salmon, Recherches et innovations dans l’industrie du cinéma – Les cahiers des ingénieurs Pathé (1906-1927), Fondation Jérôme-Seydoux-Pathé, 2017 ; avec Réjane Hamus-Vallée et Stéphanie Salmon, Les mille et un Visages de Segundó de Chomón, truqueur, coloriste, cinématographiste… et pionnier du cinématographe, Fondation Jérôme-Seydoux-Pathé / Presses universitaires du Septentrion, 2019. Il a, par ailleurs, participé à des ouvrages collectifs sur Jean Comandon, Léon Gaumont, Étienne-Jules Marey et Karel Zeman.

Anne-Marie MALTHÊTE-QUÉVRAIN
Anne-Marie Malthête-Quévrain est une descendante de Georges Méliès et secrétaire générale bénévole de l'association Cinémathèque Méliès-Les Amis de Georges Méliès depuis 1979. Sociologue et psychologue clinicienne, elle est à présent retraitée, après une carrière dans le Pacifique sud, le Maghreb et la France.
Articles et communications
"Freud et Méliès : quel avenir pour les marchands d'"illusion" ?, Colloque de Cerisy (1981), Méliès et la naissance du spectacle cinématographique, Éditions Kliencksieck, 1983.
"Artificially arranged scenes : le cinéma selon Georges Méliès", Théâtre et cinéma, textes inédits, Studio 43, Dunkerque, 1990.
"Méliès et l'âge d'or du cinéma forain en France (1896-1914)", Colloque de Cerisy (2014), Les archives de la mise en scène. Spectacles populaires et culture médiatique 1870-1950, Éditions du Septentrion, 2016.
"Repatriating the work of Georges Méliès, the collection of Madeleine Malthête-Méliès", Magnificent Méliès, edited by Matthew Solomon, University of Michigan Press, 2022.
"Rapatrier l'œuvre de Georges Méliès, la collection de Madeleine Malthête-Méliès", Le Cinéma dans l'œil du collectionneur, Presses de l'Université de Montréal, 2023.

Caroline RENOUARD
Caroline Renouard est maîtresse de conférences en études cinématographiques, à l'université de Lorraine à Metz et membre du CREAT. Ses travaux de recherche portent principalement sur l'histoire, l'esthétique et les métiers des effets spéciaux visuels. En duo avec Réjane Hamus-Vallée, elle a notamment codirigé le n°155 de CinémAction "Les métiers du cinéma à l'ère du numérique" (mai 2015), publié Superviseur des effets visuels pour le cinéma (Eyrolles, 2015) et Les Effets spéciaux au cinéma, 120 ans de création en France et dans le monde (Armand Colin, 2018). Réjane Hamus-Vallée, Giusy Pisano et Caroline Renouard ont dirigé ensemble le volume collectif Truquer, créer, innover : Les effets spéciaux en France (PUS, 2024), dans le cadre du programme de recherche "Les Arts Trompeurs" (Labex Arts-H2H, 2015-2018). Avec Katalin Pór, elle a codirigé l'ouvrage L'Équipe de film au travail. Créations artistiques et cadres industriels (Éditions de l’AFRHC, 2022).

Matthew SOLOMON
Matthew Solomon est professeur au département "Film, Television, and Media" à University of Michigan. Il est l'auteur de Disappearing Tricks : Silent Film, Houdini, and the New Magic of the Twentieth Century (University of Illinois Press, 2010), lauréat du prix Kraszna-Krausz du meilleur livre sur les images en mouvement, d'une monographie sur La Ruée vers l'or de Chaplin dans la collection "BFI Film Classics", 2015, et de Méliès Boots : Footwear and Film Manufacturing in Second Industrial Revolution Paris (University of Michigan Press, 2022), disponible en libre accès, lauréat du prix du livre Katherine Singer Kovács. Il a publié plusieurs articles et chapitres de livres sur l'œuvre de Méliès, a dirigé Fantastic Voyages of the Cinematic Imagination : Georges Méliès’s Trip to the Moon (SUNY Press, 2011), accompagné d'une édition critique du film en DVD, et a aussi dirigé Magnificent Méliès : The Authorized Biography (University of Michigan Press, 2022), traduction anglaise par Kel Pero de l'ouvrage de Madeleine Malthête-Méliès. Il codirige la collection "Cinema Cultures in Contact" chez University of California Press et la collection "Out of the Archives" chez University of Michigan Press.

Stéphane TRALONGO
Stéphane Tralongo est Maître d'enseignement et de recherche suppléant à la section d'histoire et esthétique du cinéma de l'université de Lausanne, où il coordonne aussi le programme doctoral "Dispositifs de vision : cinéma, photographie et autres médias". Docteur ès Lettres et arts/Études cinématographiques de l'université Lyon 2 et de l'université de Montréal, il est l'auteur d'une thèse sur l'émergence du spectacle cinématographique dans le contexte des arts de la scène à Paris. Il est aussi secrétaire général de l'AFRHC et membre du comité de rédaction de 1895 revue d’histoire du cinéma. Avec André Gaudreault et Laurent Le Forestier, il a collaboré à la direction de l'ouvrage Méliès, carrefour des attractions, Colloque de Cerisy (2011), PUR, 2014. Avec Mireille Berton, il a codirigé l'ouvrage L'Outre-humain. Automates, performances mécaniques et cultures spectaculaires, PUS, 2025. Il prépare actuellement un ouvrage intitulé Dômes de verre. Histoire atmosphérique du cinéma.


BULLETIN D'INSCRIPTION


ATTENTION : Les inscriptions à ce colloque, en tant qu'auditeur, ne seront ouvertes qu'à partir du 15 mars 2026. En attendant, nous vous invitons à prendre connaissance des conditions d'inscription à un colloque.

Programme 2026 : un des colloques

Programme complet


THÉORISER LE VIVANT


DU VENDREDI 24 JUILLET (19 H) AU JEUDI 30 JUILLET (14 H) 2026

[ colloque de 6 jours ]



ARGUMENT :

Le tournant moléculaire en biologie a fourni un paradigme extrêmement fécond pour l'exploration empirique du vivant. Néanmoins, ses découvertes ont ébranlé — voire sapé — ses propres présupposés. Pour surmonter cette difficulté, de nombreux biologistes et institutions préconisent l'importation de concepts et de méthodes issues d'autres disciplines, centrées sur la mathématisation, comme la physique ou l'informatique.

Ce colloque propose d'emprunter une autre piste : celle qui vise à explorer les conditions et l'horizon d'une nouvelle théorie pour la biologie. Il s'agira d'affronter directement les défis liés à la compréhension de l'historicité et l'organisation des êtres vivants. Cette piste ne s'oppose pas à la mobilisation de méthodes développées dans d'autres disciplines, mais subordonne leurs potentielles utilités à leurs intégrations dans un cadre théorique spécifiquement biologique.

Si l'on cherche à comprendre les êtres vivants de manière non réductionniste, et donc à étudier leurs organisations, comment s'orienter dans leur complexité ? Et si ces organisations sont le produit d'une histoire — une histoire qui se poursuit et les transforme — comment les objectiver ?

Nous pensons que ces interrogations sont cruciales et présentent un défi théorique majeur. Or relever ce défi est une condition pour en relever d'autres, contemporains, comme ceux liés à la santé, la biodiversité, l'écologie, ou encore l'alimentation. Elles rejoignent également la question de l'encadrement théorique nécessaire à l'usage des nouvelles technologies dans la pratique scientifique.


MOTS-CLÉS :

Biodiversité, Biologie théorique, Épistémologie, Évolution, Fonction biologique, Historicité, Mathématiques, Organisation, Philosophie, Systématique, Théorie, Vivant


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Adrien GOULLETQUER
Adrien Goulletquer est enseignant et doctorant en philosophie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'UQAM (Montréal). Ses recherches portent principalement sur la singularité du vivant, la critique des approches mécanistes en biologie et l'exploration de cadres théoriques non réductionnistes pour penser les organismes. Dans sa thèse, il propose une reconceptualisation de la notion d'information dans une perspective organiciste. Ses domaines de recherches sont la philosophie contemporaine, la philosophie des sciences et des techniques. Avant son doctorat, il a travaillé plusieurs années dans l'enseignement secondaire où il a enseigné la philosophie au lycée. Il est membre de l'Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques (IHPST), et enseigne actuellement la philosophie à l'université Paris 1, où il intervient notamment en histoire de la philosophie et philosophie des sciences.
Publication
Le concept d'autonomie dans les sciences du vivant, CNRS Éditions, à paraître.

Sébastien MASSART
Sébastien Massart est directeur de la stratégie de Dassault Systèmes, entreprise scientifique qui crée des mondes virtuels au service de la vie réelle — pour les industries, dans la santé et sur les territoires. Il a commencé sa carrière au Ministère de l'Économie et à l'Autorité des Marchés Financiers, puis il a servi comme conseiller technique industriel du Ministre de la Défense et ensuite comme conseiller industriel du Président de la République, jusqu'en 2017. De formation scientifique (École Polytechnique, Corps des mines), Sébastien Massart est également diplômé en philosophie de l'École Normale Supérieure. Il enseigne à SciencesPo Paris sur "L'État actionnaire et les entreprises publiques".
Publications
"Chorégraphier l'industrie avec les univers", Les Entretiens du Nouveau Monde Industriel 2024 (à paraître), par The Human Evidence Lab, avec Noémie Dié et Patrick Johnson.
"Par-delà calcul et design : habiter le virtuel", in Prendre soin de l'informatique et des générations, Les Entretiens du Nouveau Monde Industriel, 2020, éd. Anne Alombert, Victor Chaix, Maël Montévil, Vincent Puig, FYP éditions, 2021.
"Nouveaux possibles, nouvelle économie, nouvelles responsabilités", revue Sociétal, juillet 2021.

Maël MONTÉVIL
Maël Montévil est chargé de recherche au CNRS, au Centre Cavaillès de la République des savoirs (École normale supérieure). Théoricien de la biologie et philosophe, il développe une démarche au croisement de la biologie expérimentale, des mathématiques, de l'épistémologie et de la philosophie. Dans ses travaux, il a notamment élaboré le cadre de la clôture entre contraintes, ainsi que renouvelé la conceptualisation de l'historicité biologique et de ses conséquences théoriques et pratiques pour la biologie. Il s'intéresse également à des problématiques majeures du monde contemporain, telles que les perturbateurs endocriniens, et plus généralement les diverses formes de disruption du vivant dans l'Anthropocène, ainsi qu'aux conditions nécessaires pour y répondre. Son œuvre scientifique comprend plus de trente-cinq articles publiés dans des revues internationales et une monographie, Perspectives on Organisms, coécrite avec Giuseppe Longo (https://montevil.org/).
Publications
Disruption of Biological Processes in the Anthropocene : The Case of Phenological Mismatch, Acta Biotheoretica, 2025.
Computational Empiricism : The Reigning Épistémè of the Sciences, Philosophy World Democracy, 2021.
Avec M. Mossio, "The Identity of Organisms in Scientific Practice : Integrating Historical and Relational Conceptions", Frontiers in Physiology (11), p.611, 2021.
"Measurement in Biology Is Methodized by Theory", Biology & Philosophy (34), p.35, 2019.
Avec M. Mossio, "Biological Organisation as Closure of Constraints", Journal of Theoretical Biology (372), p.179–91, 2015.

Anton ROBERT
Anton Robert est docteur en chimie physique depuis 2022. Il est auteur de plusieurs brevets et de publications dans des revues scientifiques, telles que Science Advances, Journal of the American Chemical Society, ou Physical Review Letters. Il poursuit actuellement une thèse à l'École Normale Supérieure, à l'interface entre la biologie théorique et la philosophie. Ses recherches portent sur la tension épistémologique entre l'historicité principielle des organismes et l'usage de l'écriture mathématique pour décrire leurs parties. Son objectif est de développer des pratiques de modélisation pour la biologie qui hybrident des méthodes physicalistes et historiques.
Publications
Robert, A. ; Barkoutsos, P. K. ; Woerner, S. ; Tavernelli, I. (2021), "Resource-Efficient Quantum Algorithm for Protein Folding", npj Quantum Information, 7 (1), 1–5.
Robert, A.; Berthoumieux, H. ; Bocquet, M.-L. (2023), "Coupled Interactions at the Ionic Graphene-Water Interface", Phys. Rev. Lett., 130 (7), 076201.
Robert, A. (2023), "L'arrêt de l'histoire des sciences", Philosophy World Democracy.
Robert, A. (2025), "Mathematical Descriptions as Pharmaka : On Their Adoption in Foreign Theoretical Frameworks", (to appear in) History, Philosophy and Theory of the Life Sciences.
Robert, A. ; Montévil, M. (2025), "Broadening the Scope of Physics by Unpacking the Causal Contexts of Phenomena" (submitted).

Mathilde TAHAR
Formée à la fois à la philosophie et à la biologie, Mathilde Tahar est agrégée de philosophie et docteure en philosophie de la biologie. Ses recherches doctorales ont porté sur l'usage de la téléologie (ou finalisme) dans la théorie de l'évolution, usage qu'elle a analysé et critiqué à partir de la philosophie d'Henri Bergson. Cette thèse a donné lieu à la publication d'un ouvrage aux Presses universitaires de France : Du finalisme en biologie. Bergson et la théorie de l'évolution (2024). Elle est aujourd'hui chercheuse au département d'anthropologie évolutive de l'University College London dans le cadre du projet "Animal inventiveness : a new insight on agency in evolution", financé par la Leverhulme Trust. Elle y étudie le jeu et l'inventivité des animaux, notamment chez les babouins chacma.
Publications
Tahar, M. (2025), "Why the cat wags her tail", Aeon.
Tahar, M. (2024), "La philosophie animale de Bergson. Conscience du vivant, créativité instinctive et biologie contemporaine", Thaumazein Rivista di Filosofia, 12 (1), 83-107.
Tahar, M. (2024), " Historicity, Temporalities, and Causality : A Confusion at the Heart of Debates on Darwinism", in R. G. Delisle, M. Esposito et D. Ceccarelli (éds.), Unity and Disunity in Evolutionary Biology, pp. 551-573, Heidelberg/New York/Dordrecht, Springer, 2024.
Tahar M. (2023), "Agency, inventiveness, and animal play. Novel insights into the active role of organisms in evolution", Numéro spécial "Levels of Biological Agency", Spontaneous Generations, 11 (1).
Tahar, M. (2022), "Biological constraints as norms in evolution", Numéro spécial “Normativity and the Life Sciences”, History and Philosophy of the Life Sciences, 44 (1) : 9.


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Programme 2026 : un des colloques

Programme complet


STYLES DE JACQUES ROUBAUD


DU MERCREDI 15 JUILLET (19 H) AU MARDI 21 JUILLET (14 H) 2026

[ colloque de 6 jours ]



ARGUMENT :

Du fait de son importance reconnue, l'œuvre de Jacques Roubaud a fait l'objet de nombreux travaux, dont un certain nombre de synthèses d'ensemble. Nous entendons poursuivre son exploration en l'abordant d'un point de vue qui n'a pas encore été systématiquement adopté, celui du style ou plutôt des styles. Il apparaît clairement que Roubaud fait primer la forme sur le style, de même que certains de ses livres relèvent de différents modes de réécriture : la question d'un style d'auteur semble à son propos ne pas se poser.

Cependant, son œuvre n'est pas sans manifester une pensée du style : le recours aux "dix styles" du poète japonais Kamo no Chomei, le concept de "prose inoffensive" ou "prose des Anglaises", le lien entre protocole d'écriture et style dans Le grand incendie de Londres en sont quelques exemples. Par ailleurs, on note dans son œuvre de poète une nette évolution stylistique, du chatoiement lexical et des images de , au retour à Queneau, en passant par le noir et blanc et la littéralité de Quelque chose noir. Le "change de forme" se double ainsi d'une évolution de style : par exemple l'influence du lyrisme surréaliste fait place à celle de la "modernité négative" et de la poésie américaine, via la pratique de la traduction. On peut dès lors se demander si des traits de style apparaissent et persistent, dans ce trajet d'invention continue — qui se sera appuyé sur la forte implication dans certaines revues (Change et Action poétique notamment) et sur le désir, tôt exprimé et sans cesse réaffirmé, du recours à la couleur pour le texte imprimé.


MOTS-CLÉS :

Formes poétiques, Histoire littéraire, Poésie, Poétique, Prose, Roubaud (Jacques), Style, Théorie littéraire, Traduction, Vers


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Margaux COQUELLE-ROËHM
Margaux Coquelle-Roëhm est professeure adjointe en poésie française des XXe et XXIe siècles à l'université de Montréal. Ses travaux se situent à l'intersection entre l'étude formelle de la poésie, les études visuelles et les approches matérielles de la littérature. Elle a soutenu en 2022 une thèse intitulée "L'espace du poème chez Jacques Roubaud : mouvance, mémoire, méditation", récompensée du prix de thèse de l'université de Poitiers. Une version réduite et remaniée paraîtra aux Presses universitaires de Rennes début 2026. Elle a également corédigé avec Gabrielle de Tournemire le volume Atlande consacré à Quelque chose noir. Ses recherches actuelles portent plus largement sur la poésie contemporaine dans et hors du livre, sur les matérialités littéraires, et sur l'intermédialité (en particulier sur les rapports entre littérature et photographie).

Abigail LANG
Abigail Lang est professeure de littérature nord-américaine à l'université Paris Cité et membre de l'UMR 8264 ECHELLES. Elle est l'autrice de La Conversation transatlantique. Les échanges franco-américains en poésie depuis 1968 (2021) et a dirigé plusieurs volumes collectifs, dont Emmanuel Hocquard. La poésie mode d'emploi (2020) et Archives sonores de la poésie (2019). Traductrice d'une vingtaine d'ouvrages de poésie anglophone en français, elle anime avec Vincent Broqua et Olivier Brossard le collectif "Double Change", qui organise des lectures de poésie bilingues depuis 2000, et le programme de recherche Poets & Critics.

Jean-François PUFF
Jean-François Puff est professeur de littérature française contemporaine et de recherche-création à CY Cergy Paris Université. Il est membre de l'UMR 9022 Héritages. Ses recherches portent sur la poésie moderne et contemporaine. Il a consacré de nombreux travaux à l'œuvre poétique de Jacques Roubaud, dont l'ouvrage Mémoire de la mémoire. Jacques Roubaud et la lyrique médiévale (Garnier, 2009) et le livre d'entretiens Roubaud (Argol, 2008). Il est par ailleurs l'un des exécuteurs littéraires de l'œuvre de ce poète. Son travail s'inscrit dans la perspective d'ensemble de l'usage de la poésie dans nos vies, ce qui l'a conduit à interroger le concept de sujet en philosophie, en théorie littéraire et dans la poétique des poètes, dans une perspective historique large. Il est résulté un livre, Le Gouvernement des poètes. La poésie dans la conduite de la vie (Hermann, 2020). Sa recherche actuelle porte sur les archives sonores de poésie et la performance poétique. Poète, il a publié dans diverses revues, ainsi qu'un livre de poésie aux Éditions L'Usage, qu'il a fondées : L'Inédit (2022).


BULLETIN D'INSCRIPTION


ATTENTION : Les inscriptions à ce colloque, en tant qu'auditeur, ne seront ouvertes qu'à partir du 15 mars 2026. En attendant, nous vous invitons à prendre connaissance des conditions d'inscription à un colloque.