RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :
Jacques MALTHÊTE : Passez Muscades ! Une "revue de l'année" montée au théâtre Robert-Houdin en 1899
Au printemps 1899, absorbé par la réalisation de ses vues animées à Montreuil-sous-Bois, Georges Méliès délègue pour un temps la direction de son théâtre parisien à deux collègues illusionnistes. Une "revue de l'année" doublement originale Passez Muscades !, est alors montée avec tours de magie et projections de Star-films.
Jacques Malthête est l'auteur de plusieurs contributions sur les débuts du cinéma et, en particulier, sur Georges et Gaston Méliès. Il a codirigé, avec Michel Marie, Georges Méliès, l'illusionniste fin de siècle ?, Presses Sorbonne Nouvelle, 1997 (Colloque de Cerisy, 1996) ; avec Stéphanie Salmon, Recherches et innovations dans l’industrie du cinéma – Les cahiers des ingénieurs Pathé (1906-1927), Fondation Jérôme-Seydoux-Pathé, 2017 ; avec Réjane Hamus-Vallée et Stéphanie Salmon, Les mille et un Visages de Segundó de Chomón, truqueur, coloriste, cinématographiste… et pionnier du cinématographe, Fondation Jérôme-Seydoux-Pathé / Presses universitaires du Septentrion, 2019. Il a, par ailleurs, participé à des ouvrages collectifs sur Jean Comandon, Léon Gaumont, Étienne-Jules Marey et Karel Zeman.
Anne-Marie QUÉVRAIN : Des théâtres d'illusion aux premiers films à trucs : MASKELYNE et MÉLIÈS (1865 à 1914)
En 1945 paraît un ouvrage très illustré, entièrement consacré à Georges Méliès, Méliès mage. Les auteurs y ont inclus le fac-similé d'un manuscrit rédigé par Méliès, qu'ils intitulent Mes Mémoires. Cet ouvrage consacre quelques pages à la carrière d'illusionniste du "mage", mais omet de présenter Maskelyne, illusionniste célèbre en Angleterre et directeur du théâtre de l'Egyptian Hall, que Méliès dit avoir assidûment fréquenté durant son séjour à Londres, un an avant son mariage en 1885 et qui déclencha sa vocation de magicien.
Anne-Marie Quévrain est une descendante de Georges Méliès et secrétaire générale bénévole de l'association Cinémathèque Méliès-Les Amis de Georges Méliès depuis 1979. Sociologue et psychologue clinicienne, elle est à présent retraitée, après une carrière dans le Pacifique sud, le Maghreb et la France.
Articles et communications
"Freud et Méliès : quel avenir pour les marchands d'"illusion" ?, Colloque de Cerisy (1981), Méliès et la naissance du spectacle cinématographique, Éditions Kliencksieck, 1983.
"Artificially arranged scenes : le cinéma selon Georges Méliès", Théâtre et cinéma, textes inédits, Studio 43, Dunkerque, 1990.
"Méliès et l'âge d'or du cinéma forain en France (1896-1914)", Colloque de Cerisy (2014), Les archives de la mise en scène. Spectacles populaires et culture médiatique 1870-1950, Éditions du Septentrion, 2016.
"Repatriating the work of Georges Méliès, the collection of Madeleine Malthête-Méliès", Magnificent Méliès, edited by Matthew Solomon, University of Michigan Press, 2022.
"Rapatrier l'œuvre de Georges Méliès, la collection de Madeleine Malthête-Méliès", Le Cinéma dans l'œil du collectionneur, Presses de l'Université de Montréal, 2023.
Caroline RENOUARD
Caroline Renouard est maîtresse de conférences en études cinématographiques, à l'université de Lorraine à Metz et membre du CREAT. Ses travaux de recherche portent principalement sur l'histoire, l'esthétique et les métiers des effets spéciaux visuels. En duo avec Réjane Hamus-Vallée, elle a notamment codirigé le n°155 de CinémAction "Les métiers du cinéma à l'ère du numérique" (mai 2015), publié Superviseur des effets visuels pour le cinéma (Eyrolles, 2015) et Les Effets spéciaux au cinéma, 120 ans de création en France et dans le monde (Armand Colin, 2018). Réjane Hamus-Vallée, Giusy Pisano et Caroline Renouard ont dirigé ensemble le volume collectif Truquer, créer, innover : Les effets spéciaux en France (PUS, 2024), dans le cadre du programme de recherche "Les Arts Trompeurs" (Labex Arts-H2H, 2015-2018). Avec Katalin Pór, elle a codirigé l'ouvrage L'Équipe de film au travail. Créations artistiques et cadres industriels (Éditions de l’AFRHC, 2022).
Matthew SOLOMON
Matthew Solomon est professeur au département "Film, Television, and Media" à University of Michigan. Il est l'auteur de Disappearing Tricks : Silent Film, Houdini, and the New Magic of the Twentieth Century (University of Illinois Press, 2010), lauréat du prix Kraszna-Krausz du meilleur livre sur les images en mouvement, d'une monographie sur La Ruée vers l'or de Chaplin dans la collection "BFI Film Classics", 2015, et de Méliès Boots : Footwear and Film Manufacturing in Second Industrial Revolution Paris (University of Michigan Press, 2022), disponible en libre accès, lauréat du prix du livre Katherine Singer Kovács. Il a publié plusieurs articles et chapitres de livres sur l'œuvre de Méliès, a dirigé Fantastic Voyages of the Cinematic Imagination : Georges Méliès’s Trip to the Moon (SUNY Press, 2011), accompagné d'une édition critique du film en DVD, et a aussi dirigé Magnificent Méliès : The Authorized Biography (University of Michigan Press, 2022), traduction anglaise par Kel Pero de l'ouvrage de Madeleine Malthête-Méliès. Il codirige la collection "Cinema Cultures in Contact" chez University of California Press et la collection "Out of the Archives" chez University of Michigan Press.
Stéphane TRALONGO
Stéphane Tralongo est Maître d'enseignement et de recherche suppléant à la section d'histoire et esthétique du cinéma de l'université de Lausanne, où il coordonne aussi le programme doctoral "Dispositifs de vision : cinéma, photographie et autres médias". Docteur ès Lettres et arts/Études cinématographiques de l'université Lyon 2 et de l'université de Montréal, il est l'auteur d'une thèse sur l'émergence du spectacle cinématographique dans le contexte des arts de la scène à Paris. Il est aussi secrétaire général de l'AFRHC et membre du comité de rédaction de 1895 revue d’histoire du cinéma. Avec André Gaudreault et Laurent Le Forestier, il a collaboré à la direction de l'ouvrage Méliès, carrefour des attractions, Colloque de Cerisy (2011), PUR, 2014. Avec Mireille Berton, il a codirigé l'ouvrage L'Outre-humain. Automates, performances mécaniques et cultures spectaculaires, PUS, 2025. Il prépare actuellement un ouvrage intitulé Dômes de verre. Histoire atmosphérique du cinéma.
Ekaterina ARTEMEVA : La distribution des films de Méliès dans l'Empire russe (1908-1912)
Cette communication se propose d'analyser la présence et la réception des vues cinématographiques de Georges Méliès en Russie au cours de la première décennie du XXe siècle. La consultation de la presse locale de l'époque permet de reconstituer les conditions de diffusion de ces productions dans le contexte culturel russe du début du siècle, d'en établir la liste et d'appréhender la manière dont les films furent commentés dans l'espace médiatique. Les sources mettent également en évidence les circuits de diffusion, en identifiant les intermédiaires et les réseaux locaux qui ont assuré l'introduction et la circulation de ces productions cinématographiques. Un autre volet de la recherche porte sur la réception des vues de Méliès au sein des élites impériales. Grâce à l'exploitation de documents d'archives, nous pouvons en effet déterminer quels films de Méliès furent visionnés par le tsar Nicolas II et sa famille.
Ekaterina Artemeva est doctorante en études cinématographiques à l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, en cotutelle avec l'Université de Lausanne, et maîtresse de langue russe à l'École Normale Supérieure (Paris). Sa thèse porte sur les activités de Pathé frères dans l'Empire russe (sous la direction de Valérie Pozner et de Laurent Le Forestier).
Publications
1. Le compte rendu de l'ouvrage de Caroline Damiens Fabriquer la Sibérie soviétique à l'écran. Une histoire filmique des peuples autochtones du Nord, 20 & 21. Revue d'histoire, n°164, 2024, pp. 209-210.
2. Le compte rendu de l'ouvrage d'Ivo Blom Quo vadis? Cabiria and the 'Archaeologists'. Early Italian Cinema's Appropriation of Art and Archaeology, 1895 revue d'histoire du cinéma, n°103, 2024, pp. 244-246.
3. Article "Maurice Hache : mission à Moscou" (avec Jitka de Préval), 1895 revue d'histoire du cinéma, n°102, 2024, pp. 55-82.
Ian CHRISTIE : Méliès and Britain : an unexplored relationship
Early cinema history is notoriously chauvinistic, which may be why the full extent of Méliès' involvement with Britain has never been fully acknowledged. Yet it is clearly a major part of his history. If Méliès had not spent time in London in 1884-5, he would not have discovered magic theatre at the Egyptian Hall, leading to him buying the Theatre Robert Houdin when back in Paris. And after the Lumières refused to sell him a Cinematographe in 1895, it was being able to buy two of Robert Paul's Theatrograph projectors in London (probably via the magician David Devant) that enabled his own career as a film exhibitor and producer.
It seems likely that Méliès' example spurred Paul to compete in the genre of trick films after 1899, and that they remained attentive to each other's output for a decade, as Sadoul believed. Méliès' spectacular productions of 1902-4 were major attractions for English exhibitors, with both Voyage dans la Lune and Voyage à travers l'Impossible among the first films to be specifically advertised at English venues. Equally, two of Méliès most elaborate productions were on Franco-British themes : the pseudo-documentary Coronation of Edward VII, commissioned by Charles Urban in 1902 ; and the formally ingenious Tunnel sous la Manche, subtitled Cauchemar Franco-anglais (1907). Both Méliès and Paul would leave the film business before World War One, one realising before the other that their artisanal mode of production could not compete in the new industry that had developed. And both destroying their negatives would hamper their eventual rediscovery.
There may still be more to discover about Méliès and Britain. At the first Cerisy conference on Méliès in 1981, the English archivist Roger Holman showed a selection of English trick-films, including some by Paul and Hepworth, and referred to a "legend" that there had been a long correspondence between the Brighton pioneer G. A. Smith and Méliès, which had mysteriously disappeared. He wondered if a future "archaeologist of cinema" might discover this. But today, we may want to reframe this important chapter in the light of Benjaminian or remediation theory rather that national narratives of influence and appropriation, while recognising the intrinsically transnational origins of the film era.
Ian Christie was Professor of Film and Media History at Birkbeck, University of London from 2000-25 (now Emeritus), and is a Fellow of the British Academy. He has been co-president of Domitor, responsible for launching its Graduate Workshops, and was Gresham College's first professor in the history of film and media between 2017-21, with his lectures available online at gresham.ac.uk/speakers/professor-ian-christie. Having scripted and co-produced The Last Machine, Terry Gilliam's 1994 series for BBC Television marking the centenary of moving pictures, he has continued to work on the technological and visual cultures that produced moving pictures, leading to his prize-winning 2019 book Robert Paul and the Origins of British Cinema (Chicago), with an associated series of exhibitions. A new collection What Made Cinema ? (Sticking Place Books, 2025), brings together selected writings about visual culture and early film. His film about Eisenstein in Mexico, A Trip to Tetlapayac, was shown internationally at festivals in 2023.
Website : https://www.ianchristie.org/
Blog : https://paulsanimatographworks.wordpress.com/
Morgan CORRIOU : Un voyage à Alger : les circulations des films de Méliès en Algérie et en Tunisie
Le cinématographe arrive dès l'automne 1896 en Afrique du Nord. Son développement emprunte largement les itinéraires tracés par les orchestres et les compagnies de théâtre et de music-hall qui sillonnent alors les deux rives de la Méditerranée. C'est ainsi que Le Voyage dans la lune, présenté par le Cosmographe Faraud, fait sensation sur la scène du Casino municipal de Tunis en 1904. Alors que l'institutionnalisation de la distribution hiérarchise et fige les circuits à partir des années 1910, les trajectoires du film se caractérisent, dans une première période, par leur très grande diversité : les vues circulent de l'Italie jusqu'à l'empire ottoman, en passant par l'Algérie et l'Égypte ; de la Tunisie jusqu'à la Sardaigne ; de la Sicile jusqu'à la Tunisie via Malte ; de la Grèce jusqu'à l'Algérie, etc. À partir du cas des films de Georges Méliès, nous proposons de nous intéresser à la diffusion des films en Algérie et en Tunisie aux premiers temps du cinéma. Nous distinguerons les réseaux commerciaux précoloniaux et les nouvelles routes qui s'imposent sous la colonisation française. Nous dresserons le portrait des différents intermédiaires qui ont pu introduire les films de Méliès au Maghreb. Enfin, nous nous intéresserons à l'intégration du cinéma dans les pratiques spectaculaires locales.
Archiviste paléographe, docteure en histoire de l'Afrique, Morgan Corriou est maîtresse de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris 8 et membre du Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation (CEMTI). Boursière à l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain de Tunis (2006-2009), elle s'est spécialisée dans l'histoire culturelle du cinéma au Maghreb en situation coloniale. Elle a obtenu en 2013 une mention spéciale au prix de la meilleure thèse sur le monde musulman (IISMM, EHESS). Ses recherches portent également sur l'histoire de la radio dans la Tunisie sous protectorat et sur les rapports entre cinéphilie et luttes tiers-mondistes. Elle a été, comme conservatrice des bibliothèques, chargée des collections iconographiques du département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France entre 2013 et 2016.
Sébastien DUPONT-BLOCH : De Villers-sur-Mer à la Lune ? Trajectoires matérielles et survivance des images chez Georges Méliès
Si Georges Méliès est principalement associé au studio de Montreuil et aux univers fantastiques de ses films à trucs, ses liens avec la Normandie demeurent encore peu étudiés. Pourtant, ses séjours réguliers sur le littoral normand, ses tournages en extérieur et son intérêt pour les paysages maritimes révèlent une autre facette de son activité. À partir d'archives, de photographies et de films conservés, cette communication propose d'examiner la place de la Normandie dans l'œuvre et la vie de Méliès. Elle montrera comment cet espace participe à la fois à son imaginaire visuel, à ses pratiques de tournage et à l'émergence d'un cinéma attentif aux lieux réels. L'étude invite ainsi à reconsidérer la relation entre territoire, création cinématographique et culture touristique dans les premières années du cinéma.
Sébastien Dupont-Bloch est chercheur indépendant en histoire culturelle du cinéma. Auteur de la première biographie (parution fin 2026) de Jean Kemm (Jean Kemm – Cinéaste oublié), il a assuré sous contrat doctoral des charges de cours en histoire du cinéma à l'Université de Caen Normandie et à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Titulaire d'un Master 2 consacré à l'imaginaire de Georges Méliès, il mène des recherches sur le cinéma des premiers temps.
Marie FRAPPAT : Méliès en Afrique. Les voyages de Madeleine Malthête-Méliès
Quand on travaille sur Méliès, impossible de passer à côté de la figure de Madeleine Malthête-Méliès, sa petite-fille : auteure de la biographie de référence sur son grand-père, c'est grâce à son travail infatigable que nous avons aujourd'hui accès à un très grand nombre de films longtemps considérés comme perdus ou détruits. Cette intervention s'intéressera à cette passeuse incontournable (ainsi qu'à plusieurs autres membres de sa famille), en analysant la façon dont elle a contribué à faire recirculer l'œuvre de Méliès, "loin de Méliès", près d'un siècle plus tard, par le biais de tournées dans le monde entier et de projections bonimentées. On reviendra en particulier, à partir des archives conservées par l'association des Amis de Georges Méliès, sur ses voyages effectués à l'étranger, en Amérique du Sud et en Afrique, dans les années 1980.
Marie Frappat est maîtresse de conférences en études cinématographiques à l'université Paris-Cité. Elle mène des recherches portant principalement sur l'histoire de la conservation et de la restauration des films, les cinémathèques, les festivals et la diffusion des films de patrimoine. Son prochain ouvrage, qu'elle co-dirige avec François Thomas, Le film pluriel, ou la prolifération des versions d’un même film, paraîtra en octobre 2026 aux Presses universitaires de Rennes.
André GAUDREAULT : De Méliès à Mélios 3.0 : trajectoires de l'indétectabilité des trucages entre la cinématographie des premiers temps et l'intelligence artificielle générative des premiers temps, suivi d'un POST-SCRIPTUM IA signé Joël Lehmann
L'arrivée récente de l'intelligence artificielle générative (l'IAg) nous offre une occasion à ne pas manquer de revenir directement à Méliès. En effet, les débats contemporains sur les images générées par l'IA mettent en lumière certaines questions que Méliès avait déjà placées au cœur de son travail de création, il y a plus d'un siècle. Pas seulement sur la question des trucs et du trucage. Pas seulement sur la question du vrai et du faux. Mais sur celle, plus fondamentale peut-être, de l'artificialité des images, qui nous rappelle que l'on est aujourd'hui aux prises avec l'artificialité supposée d'une intelligence supposée… Avec, au premier plan, la question de la détectabilité ou de l'indétectabilité des trucages, une question essentielle pour Méliès lui-même qui, on le sait, tenait mordicus à ne pas "débiner le truc". Si l'on a pu déceler la manière dont Méliès opérait ses "trucs" — par exemple en identifiant le liseré laissé par la coupe opérée par lui à la faveur de ses manipulations de la pellicule — c'est dans un contexte différent que l'enjeu de l'indétectabilité se pose à l'ère du "deepfake".
André Gaudreault s'intéresse à l'avènement du montage, aux innovations technologiques et à l'impact du numérique sur l'univers médiatique. Il a notamment publié Du littéraire au filmique (1988 et 1999), Cinéma et attraction. Pour une nouvelle histoire du cinématographe (2008) et coécrit De l'assemblage au montage cinématographique. Instauration et standardisation d'une pratique (avec Laurent Le Forestier, 2022) ainsi que La fin du cinéma ? La résilience d'un média à l'ère du numérique (avec Philippe Marion, 2023). Il a récemment mis en place un groupe de recherche international consacré aux enjeux théoriques et sociétaux liés aux contenus vidéo courts et à l'intelligence artificielle. En 2016, il a fondé, sous l'égide de la Chaire de recherche du Canada en études cinématographiques et médiatiques dont il est le titulaire, le Laboratoire CinéMédias qui englobe plusieurs de ses structures de recherche.
Frank KESSLER : Les films de Georges Méliès en Allemagne [communication établie avec Sabine LENK]
Cette intervention reconstruira la présence des films de Georges Méliès sur le marché cinématographique en Allemagne entre 1897 et 1913. Ce marché s'est développé rapidement, notamment grâce aux théâtres de variété et aux forains qui adoptèrent le nouveau média dès 1896. En même temps, le nombre de producteurs de films allemands restait limité, ce qui amenait des firmes d'autres pays à s'établir en Allemagne. Parmi les premières il y avait Philipp Wolff et Charles Urban qui étaient les premiers distributeurs de Méliès sur le territoire allemand, suivis par Théophile Pathé. En analysant les annonces dans la presse corporative, notamment le journal forain Der Komet, on peut retracer quels films de Méliès étaient distribués en Allemagne et tirer des conclusions sur la manière dont la production Star Film était positionnée par rapport à ses concurrents, notamment Gaumont et Pathé Frères.
Frank Kessler est professeur émérite en histoire des médias, Université d'Utrecht. Il est l'un des fondateurs de KINtop. Jahrbuch zur Erforschung des frühen Films. Ses recherches portent notamment sur l'émergence du cinéma en tant que média protéiforme et pratique culturelle. Il a co-dirigé avec Sabine Lenk l'édition allemande des mémoires de Suzanne Pathé (2025), avec Dulce Da Rocha Gonçalves, Nico de Klerk et Jamilla Notebaard Projecting Knowledge. The Optical Lantern and Science Communication (2026).
Sabine Lenk a mené plusieurs projets de recherche sur la lanterne optique et le cinéma aux universités d'Anvers, de Bruxelles (ULB) et de Marbourg. Elle y a obtenu une bourse de la Fondation allemande pour la recherche (DFG) pour son projet intitulé "Histoire de l'écran – Reconstruction du lien médiatique entre l'art de la projection et la cinématographie (1880-1930)". Elle est cofondatrice et coéditrice de KINtop – Jahrbuch, KINtop Schriften et KINtop. Studies in Early Cinema. En 2025, elle a coédité Suzanne Pathé. Erinnerungen einer Filmpionierin (Schüren).
Thierry LECOINTE : Méliès par le cinématographe de poche, une diffusion hors norme
Le XIXe siècle fut une période fertile en inventions pour synthétiser le mouvement. L'une d'elles fut un petit album broché, tenant dans la paume d'une main et rassemblant une série d'images successives lesquelles, feuilletées rapidement, restituaient un mouvement. Après l'avènement du cinématographe, ces livrets à feuilleter furent les seuls jouets optiques à s'approprier dès 1897, et de manière exogène, des images cinématographiques dont certaines, fournies par Méliès, furent utilisées dans les Cinématographes de poche de Léon Beaulieu. Méliès passa complètement sous silence cette partie de son activité. En découvrant et parcourant ce corpus hybride, nous mettrons à jour des fragments de ses films disparus et d'autres aux sujets surprenants bien loin de sa filmographie actuellement connue et nous suivrons le rayonnement de ces images oubliées dans l'espace et dans le temps.
Thierry Lecointe – chercheur indépendant – a publié des articles sur le cinéma des premiers temps principalement dans 1895 revue d'histoire du cinéma, des actes de l'association internationale Domitor et plus récemment dans Photographica, n°7 (2023). Il est l'auteur de Le Cinématographe Lumière dans les arènes (1896-1899), UBTF, 2007 et Des fragments de films Méliès disparus ressuscités par des flip books (1896–1901), John Libbey, 2020.
Joël LEHMANN : Le sacre d'Edouard VII (1902) : production et circulation du film et trajectoire d'une copie retrouvée
Le film intitulé "no. 6815, A Representation of a Rehearsal of the Coronation of their Majesties King Edward VII and Queen Alexandra", commandé en 1902 à Méliès par la Warwick Trading Company, est promu comme ayant été produit sous la direction de Charles Urban et de Georges Méliès. Cette mention soulève des enjeux de production et de circulation relativement intrigants. Connu sous différentes versions qui comportent toutes de nombreuses coupes, ce film aurait vraisemblablement été tourné en un seul plan. C'est là l'hypothèse audacieuse (encore émise sous réserve de plus amples investigations), dont je tenterai de faire la démonstration. Un film tourné en seul "plan-séquence" de 350 pieds serait un fait exceptionnel à l'époque en raison des limites techniques des caméras et de la longueur restreinte des bandes négatives. J'examinerai les conditions matérielles de sa "fabrication" : choix de l'appareil de captation, longueur originelle de la bande négative, développement, variantes et coupes. J'examinerai aussi l'itinéraire de la copie complète de l'une des copies du film, depuis le temps de sa production jusqu'à son atterrissage dans les archives privées d'un historien du cinéma anglais où elle est jusqu'à maintenant restée cachée aux yeux de l'histoire…
Joël Lehmann est chercheur indépendant, responsable des technologies numériques et de la formation en montage à l'Université de Montréal. Il travaille également à la pige comme caméraman, ingénieur du son, monteur ou coloriste. De 2015 à 2022, il a assuré la réalisation de productions audiovisuelles pour TECHNÈS et a été coordonnateur technique du Laboratoire CinéMédias.
Stéphanie-Emmanuelle LOUIS
Stéphanie-Emmanuelle Louis est docteure en histoire contemporaine ; ses travaux portent sur la transmission du cinéma, le patrimoine, les musées et la cinéphilie. Elle a soutenu une thèse en 2013 à l'EHESS, désormais publiée sous le titre La Cinémathèque-Musée. Une innovation cinéphile au cœur de la patrimonialisation du cinéma en France (1944-1968). Actuellement ingénieure de recherche à l'École nationales des chartes-PSL, elle coordonne le programme de recherche CinEx-Base de données internationale des expositions de cinéma. Elle a récemment co-dirigé l'ouvrage Travaux d'histoire culturelle du cinéma (2025, éditions de l'École nationale des chartes). Elle enseigne pour les universités Paris 8 et Nanterre.
Raphaël MILLET : Sur les traces de Gaston Méliès en Amérique
Entre 1903 et 1912, Gaston Méliès (1852-1915) parcourt les États-Unis d'est en ouest et y déploie une intense activité cinématographique. Cette aventure, aujourd'hui largement oubliée, donne naissance à près de 185 films, parmi lesquels de nombreux westerns tournés au Texas et en Californie, mais aussi des œuvres qui témoignent d'une Amérique du début du XXe siècle en pleine expansion. Seule une quinzaine de ces films semblent avoir survécu. Des extraits seront présentés, accompagnés d'images récemment tournées sur les lieux mêmes où Gaston réalisa ses films, dans le cadre d'une résidence itinérante de la Villa Albertine (2023). Cette recherche nourrit aujourd'hui le développement d'un film hybride mêlant fiction, documentaire, archives et images numériques, avec le soutien de Ciclic Centre-Val de Loire, sous le titre de travail American Méliès.
Diplômé en science politique et en études cinématographiques, Raphaël Millet est producteur, cinéaste et historien du cinéma. Depuis le début des années 2010, il consacre une partie de ses recherches à Gaston Méliès. S'intéressant d'abord au périple en Asie-Pacifique de ce dernier, il a notamment réalisé les documentaires Le Voyage cinématographique de Gaston Méliès à Tahiti (2014) et Le Voyage cinématographique de Gaston Méliès dans les Mers du Sud et en Extrême-Orient (2015), avant de publier l'article Gaston Méliès and His Lost Films of Singapore (2016). Ses recherches portant désormais sur la période américaine de Gaston Méliès, il développe actuellement le long métrage hybride American Méliès.
Bart G. MOENS : Trajectoires foraines : Méliès et le cinéma ambulant en Belgique
La place occupée par les foires et par leurs exploitants dans les premiers développements du cinéma a déjà suscité un important corpus d'études, en particulier dans leur rapport aux films de Georges Méliès (Quévrain 2016, Convents 2009, Hennion 2008). Cette contribution, inscrite dans le projet de recherche ERC SciFair, qui s'intéresse à la circulation des savoirs scientifiques dans les foires du XIXe siècle, propose de déplacer le regard au-delà de la France — mais pas si loin — vers la Belgique, en mobilisant des sources propres à ce contexte mais encore peu explorées : presse, revues foraines, tracts et affiches. L'objectif n'est pas seulement d'identifier les films de Méliès qui y furent projetés et d'en retracer les modalités de circulation, mais aussi d'analyser la manière dont leur présentation s'inscrivait dans la culture foraine — comme une attraction phare dans un tourbillon de spectacles — à l'intersection du divertissement, de la vulgarisation scientifique et des circulations transnationales. Une attention particulière sera accordée à leur intégration dans les programmes forains, aux côtés de curiosités scientifiques, de numéros acrobatiques et de démonstrations mécaniques, afin de mettre en lumière la façon dont ces films et leurs projections participaient à la "culture des attractions" au tournant du XXe siècle.
Bart G. Moens est historien de l'art et des médias, spécialisé dans les intersections entre les arts et les médias visuels de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Il a obtenu son doctorat en 2023 à l'ULB avec une thèse intitulée "Emotions on Demand : Melodramatic Structures of Feeling in Optical Lantern Culture". Cette recherche est en vue de sa publication sous forme de monographie chez Brepols Publishers. Depuis 2023, Bart est chercheur postdoctoral à l'Université d'Anvers : d'abord au sein du projet ERC Science at the Fair, et actuellement, avec son projet postdoctoral The Culture of Display : The Circulation of Visual Culture through Immersive Optical Media in North-Western Europe (1789-1914).
Béatrice de PASTRE : 45 ans plus tard, Méliès et ses contemporains. Nouvelles appréhensions
En 1981, le Service des archives du film du CNC conçoit pour le premier colloque de Cerisy consacré à Georges Méliès, un vaste programme visant a priori à confronter la production de la Star films aux réalisations des sociétés Pathé frères, Léon Gaumont & compagnie, A. Lumière & ses fils. Ce montage tend à démontrer que les films de Georges Méliès sont les sources principales d'inspiration de ses contemporains. Il instaure le magicien en "Maître à créer" au cœur d'une profession en devenir qui a besoin d'une figure tutélaire. 45 ans plus tard revisiter ce programme permet de mesurer l'évolution de la connaissance de ce corpus, de celle des pratiques des sociétés de production et de la pertinence des rapprochements faits. Cette exploration est aussi une occasion de questionner la constitution des collections du CNC sur cette période de l'histoire du cinéma et les restaurations mis en œuvre pour conserver et valoriser les films de ce corpus.
Directrice des collections du CNC et directrice adjointe du patrimoine cinématographique, Béatrice de Pastre a dirigé La Cinémathèque Robert-Lynen de la Ville de Paris de 1991 à 2006. Ses fonctions lui ont permis d'étudier différents corpus documentaires dont les plus anciens s'inscrivaient dans les productions des années dix avec entre autres la publication d'un ouvrage co-dirigé avec Thierry Lefèbvre, Filmer la science, comprendre la vie. Le cinéma de Jean Comandon (CNC, 2012). En 2022, avec Carlotta, elle propose L'aventure cinématographique de la Croisière jaune autour du journal tenu par André Sauvage au fil de l'expédition Citroën et l'ensemble des images retrouvées de la mythique croisière. Elle travaille actuellement à la restitution d'un ensemble documentaire tourné en 1909 par Charles martel en Abyssinie.
Jean-Claude SEGUIN : La production Méliès dans les pays de langue espagnole
La production Méliès va connaître une diffusion importante dans les pays hispanophones, tant en Espagne qu'en Amérique latine ou aux Philippines. Toutefois les modèles ne sont ni identiques, ni transposables. En ce qui concerne la Péninsule ibérique, la Star Film va mettre en place un réseau qui, toute proportion gardée, pourrait rappeler celui des maisons Pathé ou Gaumont. Dans un premier temps, la société, très souvent nommée "G. Méliès", va se payer les services de commissionnaires, avant de faire appel à des agents comme Baltasar Abadal, Rosich y Ribas ou Oscar Richeux. Si l'on connaît, à grands traits, la situation en Espagne, les relais dans les autres pays de langue espagnole nous sont pratiquement inconnus et nous ne disposons que de rares informations et de quelques indices qui permettent uniquement, à l'heure actuelle, d'avoir une vision partielle et imparfaite de la diffusion de la production Méliès hors de l'Espagne.
Jean-Claude Seguin est professeur émérite de l'Université Lumière-Lyon 2. Il est l'auteur de nombreux articles consacrés, pour l'essentiel, au cinéma espagnol et aux débuts du cinématographe. Il a publié notamment, Histoire du cinéma espagnol (1994), La Production cinématographique des frères Lumière (1996), Alexandre Promio ou les énigmes de la lumière (1999), Pedro Almodóvar o la deriva de los cuerpos (2009), Pedro Almodóvar, filmer pour vivre (2009), El Cinematógrafo en España (1896-1906) (2024). Il fonde en 1998 le Grimh dont le site internet réserve une part importante au cinéma des origines (1896-1906) avec plus de 15 000 articles (grimh.org).
Frédéric TABET : Aux confins du spectacle : le rôle des forains et des magiciens dans la circulation des vues de la Star-Film
Cette conférence propose de réévaluer la place des acteurs périphériques, industriels forains et illusionnistes, dans la diffusion des films de Méliès, en observant comment ces médiateurs ont constitué un maillon essentiel de l'économie matérielle et symbolique de diffusion. Il s'agira de placer l'attention vers les dispositifs de monstration et d'appropriation qui ont permis aux bandes de la Star Film de circuler, d'être vues et, surtout, d'être transformées. En retraçant les trajectoires concrètes de ces objets, cette intervention interroge la manière dont les pratiques ont modelé la réception et reconfiguré la matérialité des vues au sein d'un programme composite toujours réadapté. Se situant volontairement loin du théâtre Robert-Houdin, cette communication esquisse une histoire des savoir-faire hybrides et des médiations matérielles qui ont façonné la plasticité des images de Méliès.
Frédéric Tabet est Maître de conférences en études cinématographiques, directeur de l'École nationale supérieure d'audiovisuel (Université Toulouse 2-Jean Jaurès) et chercheur au Lara-seppia (EA 4154). Ses recherches portent sur les spectacles de curiosité au XIXe siècle et sur la figure du magicien dans l'histoire du cinéma. Alliant pratique de l'illusion et recherche historique, il étudie les circulations entre scène et écran des origines à nos jours. Il est l'auteur du Cinématographe des magiciens et d'articles consacrés à la généalogie des effets spéciaux.
Caroline RENOUARD, avec Sarah POULAIN & Guillaume LEPRÉVOST (collectif Cinékrafté) : Les films de Méliès à l’épreuve des dispositifs contemporains de médiation : pratiques éducatives et circulations culturelles
Cette communication interroge la manière dont les dispositifs contemporains de médiation — et plus particulièrement les ateliers de pratique audiovisuelle à destination des enfants — réactivent et transforment l'héritage de Georges Méliès. Elle explore l'hypothèse selon laquelle ces dispositifs ne se contentent pas de transmettre les films, mais favorisent aussi la circulation de pratiques scéniques, de procédés illusionnistes et de savoir-faire techniques, tout en réinscrivant la magie du cinéma et les trucages au cœur du processus créatif, re-créatif et récréatif.
Pour illustrer cette réflexion, sera présenté le travail du collectif Cinékrafté, dont l'atelier qu'ils ont conçu autour de Méliès offre un exemple concret de la manière dont les enfants s'approprient, expérimentent et réinventent aujourd'hui les techniques et l'imaginaire du cinéma des premiers temps.
Biographie Collectif Cinékrafté
Guillaume Leprévost est vidéaste sous le nom de Terry's Factory. Spécialisé dans le mapping et les installations vidéo immersives. Son travail associe création audiovisuelle, scénographie et valorisation du patrimoine.
Sarah Poulain, alias Super Papier, est artiste plasticienne. Elle conçoit des maquettes colorées et minutieuses pour la scénographie d'exposition mais aussi des éléments de décors pour le spectacle vivant.
Depuis 2016, ils développent ensemble des projets mêlant image animée, fabrication artisanale et transmission des arts.
"Faire des recherches et rejouer Méliès : réalité virtuelle, vidéo numérique et cinéma 35 mm", par une équipe de l'université du Michigan dirigée par Matthew SOLOMON, composée de Rose ALBAYAT, Olivier BAHIZI, Sara "DARI" ESKANDARI, Morgan EVERETT, Jennifer Lipsmeier GUY, Miles HIONIS, Patterson McKINNEY, Catherine MILLER, Niko SMITH et Mina TOBYA
Lors de cette démonstration, une équipe multidisciplinaire et intergénérationnelle présentera le travail que nous avons réalisé en commun sur Méliès à l'Université du Michigan depuis 2019. Ces travaux comprennent la publication de deux ouvrages, un mémoire de fin d'études de licence (undergraduate honors thesis) ainsi que deux cours de premier cycle. Les méthodes employées incluent la recherche archivistique, l'histoire orale, la modélisation 3D, la réalité virtuelle, l'annotation de vidéos en streaming, la vidéo numérique, l'histoire participative ou histoire vivante, la reconstitution historique (peinture de décors à la main, pantomime, costumes, phonographie), l'archéologie expérimentale des médias, la réalisation films en 35 mm et la vidéo à 360 degrés. Onze co-présentateurs et co-présentatrices aborderont chacun leurs diverses contributions au projet, bien sûr nous offrirons la traduction en français. La démonstration englobera des médias audiovisuels analogiques (projection de film 35 mm, accompagnement musical sur phonographe à cylindre) et des médias numériques (réalité virtuelle, vidéo à 360 degrés), et comprendra un volet interactif.
Rose ALBAYAT est chercheuse et artiste-créatrice, actuellement en poste en tant que spécialiste de projets-créatifs dans l'industrie du divertissement en Arabie saoudite. Ses poursuites créatives incluent l'écriture, la production du film, le design 3D et la VR. Sa thèse a obtenu une mention excellente lors des sélections de plusieurs conférences au niveau national et international.
Double diplômé de l'Université du Michigan en études cinématographiques et en sciences de l'information, Olivier BAHIZI a trouvé dans ses recherches sur Georges Méliès l'inspiration pour se spécialiser dans la préservation des médias, l'archivage numérique et l'utilisation des nouvelles technologies pour sauvegarder les archives en danger.
Sara "DARI" ESKANDARI est programmeuse en réalité virtuelle au studio de la Visualisation du groupe des Technologies émergentes et professeure vacataire à l'Université du Michigan. Par ailleurs, Dari est diplômé de l'Université du Michigan en études de l'art et de l'informatique, compétences qu'elle utilise pour donner de l'assurance et du soutien de toutes sortes de technologies à ses étudiants.
Morgan EVERETT est étudiante de deuxième année qui poursuit un diplôme en littérature et en français à l'Université de Michigan. De ce fait, toutes les choses ayant à voir avec l'art, le film, et la culture francophone s'intéressent. Elle fait partie du Undergraduate Research Opportunity Program projet "Méliès and the Modern World" en tant qu'assistante de projet, traductrice et cadreuse.
Jennifer Lipsmeier GUY est diplômée d'une licence en histoire de l'Eastern Michigan University et prépare actuellement un Master of Science en préservation du patrimoine. En combinant la pratique muséale avec l'érudition académique, elle préserve et interprète le patrimoine culturel pour favoriser la compréhension historique, renforcer les communautés et cultiver l'empathie pour les générations futures.
Miles HIONIS est un artiste et chercheur, diplômé de l'Université du Michigan en "interarts performance" avec une double licence en théâtre et beaux-arts. Il travaille en tant que peintre-décorateur, entre autres, où il crée des peintures à grande échelle ainsi que des décors, donc certains seront exposés durant le colloque.
Patterson McKINNEY est le régisseur-gérant du Studio-Vidéo au sein du centre Duderstadt à l'Université du Michigan. À travers son travail en tant que cinéaste et conteur visuel, il aide la communauté universitaire à communiquer et partager leurs recherches. En 2026, il a reçu une récompense régionale des "Emmy" pour son travail dans la production audiovisuelle.
Catherine MILLER est assistante productrice-gérante et superviseure de la postproduction au centre Duderstadt de l'Université du Michigan. En tant que monteuse et cinéaste, elle est passionnée par les intersections de la narration, du montage, et de l'usage du cinéma comme méthode de recherche. En 2026, elle a été récompensée d'un prix "Emmy" régional pour la cinématographie.
En tant que chercheur, musicien et gérant de projets, Niko SMITH se fascine pour tout ce qui entoure la musique et le septième art. Double diplômé de l'Université du Michigan en études internationales et en guitare jazz, il s'engage principalement dans la recherche sur l'archivage, la reconstruction culturelle, et la traduction.
Mina TOBYA est diplômée de l'Université du Michigan avec une triple licence en sciences politiques, en espagnol, et en écriture de scénario pour la télévision, le film et les médias. Ses intérêts sont ancrés autour de l'écriture fictive pour des médias divers, combinant des thèmes politiquement ombreux et la comédie absurde.