Programme 2021 : un des colloques

Programme complet


Information importante

La tenue de ce colloque est confirmée. Toutes les précautions seront prises pour assurer sur place, dans un esprit de responsabilité mutuelle, la sécurité sanitaire (voir charte sanitaire adaptée à la situation 2021).

Nous nous réjouissons de vous retrouver à Cerisy !

La direction du CCIC et du colloque


AUX ORIGINES DU JE : L'ŒUVRE DE PIERA AULAGNIER


DU JEUDI 15 JUILLET (19 H) AU JEUDI 22 JUILLET (14 H) 2021

[ colloque de 7 jours ]



DIRECTION :

Jean-François CHIANTARETTO, Aline COHEN DE LARA, Florian HOUSSIER, Catherine MATHA


ARGUMENT :

Grande figure de la psychanalyse, internationalement reconnue pour ses apports théoriques majeurs, Piera Aulagnier occupe une place centrale dans l'histoire du mouvement psychanalytique. Co-fondatrice du Quatrième Groupe, qui marque la rupture avec Lacan sur les questions liées à la formation des analystes, son œuvre se situe au croisement des deux courants majeurs ayant animé la psychanalyse après Freud. Entre le retour à Freud prôné par Lacan, mettant l'accent sur le langage, et l'héritage de Ferenczi, prolongé et renouvelé par Winnicott, mettant l'accent sur le rôle de l'environnement, elle propose une conception inédite de la construction psychique du sujet.

Piera Aulagnier a ainsi profondément renouvelé la pratique clinique des psychanalystes, notamment dans l'approche de la psychose. Mais elle a tout autant renouvelé la théorie freudienne, en particulier dans son approche des origines de la vie psychique et de l'articulation psyché/soma.

Les conférenciers invités sont des psychanalystes de différentes obédiences, sollicités non comme spécialistes de l’œuvre de Piera Aulagnier, mais pour témoigner de l'importance de cette œuvre dans leur propre démarche théorique et clinique. Ce colloque, dans l'esprit de colloques précédemment tenus à Cerisy(1), est animé par le projet de rendre plus visible la spécificité de la psychanalyse dans l'aire culturelle francophone. Le public visé sera le même : les psychanalystes, les professionnels de la santé et chercheurs se référant à la psychanalyse, mais aussi tous ceux qui s'intéressent authentiquement à la psychanalyse et à sa place dans la société contemporaine.

(1) Écriture de soi, écriture des limites [2013], Écritures de soi, écritures du corps [2015], L'écriture du psychanalyste [2016], La psychanalyse : anatomie de sa modernité (À partir des travaux de Laurence Kahn) [2018], Psychanalyse et culture : l’œuvre de Nathalie Zaltzman [2019].


MOTS-CLÉS :

Contrat narcissique, Histoire et mémoire, Langage et pensée, Parcours identificatoire, Processus originaire, Pulsion de mort, Violence de l'interprétation


CALENDRIER PROVISOIRE :

Jeudi 15 juillet
Après-midi
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée
Présentation du Centre, du colloque et des participants


Vendredi 16 juillet
Matin
Françoise NEAU : "…d'une pulsion de mort qui prend pour objet la pensée"
Dominique TABONE-WEIL : La mort à l'origine

Après-midi
Ghyslain LÉVY : Gorgö ou la métamorphose de Narcisse
Yves LUGRIN : Avec Piera Aulagnier, "le temps de Ferenczi" pourrait-il venir ?


Samedi 17 juillet
Matin
René KAËS : L'Entresujets dans l'entremonde. Penser le lien avec Piera Aulagnier

Après-midi
Aline COHEN DE LARA : Une rencontre tardive et pourtant déjà là
Mireille FOGNINI : Mes rencontres théorico-cliniques avec La violence de l'interprétation


Dimanche 18 juillet
Matin
Pierrette LAURENT : Une métapsychologie de la rencontre
Dominique BOURDIN : Processus originaire et parcours identificatoire

Après-midi
Evelyne TYSEBAERT : Le Je. Ontologie de la vie d'âme


Lundi 19 juillet
Matin
Claire DE VRIENDT-GOLDMAN : Le tréfonds des mémoires
Isabelle LASVERGNAS : Ouvrir la clé du langagier

Après-midi
DÉTENTE


Mardi 20 juillet
Matin
Catherine CHABERT : Se construire un passé

Après-midi
Catherine MATHA : Condamné à désirer ?
Florian HOUSSIER : Déni du temps, déni des origines


Mercredi 21 juillet
Matin
Jean-François CHIANTARETTO : Le secret de la pensée
Emmanuelle CHERVET : Le plaisir de penser

Après-midi
Jean-Claude ROLLAND : Une science mal aimée, la métapsychologie [texte lu]


Jeudi 22 juillet
Matin
Bilan du colloque

Après-midi
DÉPARTS


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Dominique BOURDIN : Processus originaire et parcours identificatoire
Dans le modèle par lequel Piera Aulagnier réinterroge la métapsychologie freudienne, le fond représentatif est défini par le concept "d'originaire" où l'activité représentative repose sur le pictogramme "qui ignore l'image de mot et a comme matériau exclusif l'image de la chose corporelle". Sa théorie des processus représentatifs propose une "métapsychologie de la représentation" dont elle livre une forme très construite dans son ouvrage de 1975 La violence de l'interprétation, en s'intéressant au travail de métabolisation, selon les trois processus originaire, primaire et secondaire. Le travail de métabolisation de l'originaire repose sur l'oscillation entre le "prendre en soi" et le "rejeter hors soi". Nous partirons de cette élaboration des premières formes de représentation pour interroger la notion de parcours identificatoire, en étant notamment attentifs à la potentialité psychotique et à l'auto-altération de soi, mais aussi à la constitution des défenses primaires et à leurs effets.

Dominique Bourdin est psychanalyste (SPP), agrégée de philosophie, docteur en psychopathologie fondamentale, titulaire d'une maîtrise de lettres classiques et d'une maîtrise de théologie. Elle a contribué aux Dictionnaire freudien de Claude Le Guen (PUF 2009) et au Dictionnaire Freud de Sarah Terquem-Contou (Robert Laffont, Bouquins, 2015).
Publications
La psychanalyse de Freud à aujourd'hui, Bréal, 2000, réédition 2013.
L'oubli, Dynamique du fonctionnement psychique, Armand Colin, 2004.
"Penser les temps préhistoriques de la vie psychique", in L'originaire et l'archaïque, RFP, 2017.

Catherine CHABERT : Se construire un passé
Se construire un passé, changer tout en restant le même, cette tâche paradoxale que Piera Aulagnier considère comme déterminante aux commencements de la vie d'adulte, me semble concerner tout engagement analytique. Les axes définis dans cette perspective, les enjeux des opérations mobilisées, et les concepts très particuliers qu'elle propose recèlent une formidable force d'attraction: la constitution du fond de mémoire, la création d'une légende fantasmatique, les liaisons entre le temps et les affects, entre narcissisme et pulsion de mort … autant de composantes fondamentales mises à l'épreuve dans et par le transfert, celui du patient et celui de l'analyste.

Catherine Chabert est psychanalyste, membre titulaire de l'Association psychanalytique de France, Professeur émérite à l'université Paris-Descartes. Ses travaux sont très centrés sur le féminin, le masochisme et la mélancolie mais aussi sur le transfert et la méthode psychanalytique. Par ailleurs, elle a également réalisé des recherches en psychopathologie qui ont donné lieu à la publication du Traité de psychopathologie (en 4 tomes Les névroses, Narcissisme et dépression, Les psychoses, Psychopathologies des limites, Dunod, 2008/2010). Elle a dirigé et contribué à de nombreux ouvrages collectifs (derniers parus : Les mères incertaines (2018), Régressions (2019), Folies paternelles (2020). Elle est l'auteur de Féminin mélancolique (2003), L'amour de la différence (2011), La jeune fille et le psychanalyste (2015), Maintenant il faut se quitter (2017). Dernier ouvrage paru : Les belles espérances. Le transfert et l'attente, PUF, "Le fil rouge", Octobre 2020.

Emmanuelle CHERVET : Le plaisir de penser
Lors du débat de 1976 dont les actes ont été publiés sous le titre Comment l'interprétation vient au psychanalyste (Major, 1977), Piera Aulagnier s'intéresse à l'interprétation dans le cadre de la névrose : l'interprétation réalise par un surinvestissement une élaboration psychique de la crise éveillée chez l'analyste par l'entendu venant du patient. Elle insiste sur la nécessité du plaisir lié à cette élaboration qui rétablit l'équilibre de l'écoute de l'analyste. Pour elle, au-delà de son contenu particulier, l'interprétation vise toujours le processus dans son ensemble. La violence de l'interprétation a été publié l'année précédente. La lecture croisée des deux propos me semble dégager la représentation d'un versant progrédient de l'interprétation qui rapproche pour l'analyste le travail avec la névrose de celui qui s'adresse aux situations dites non-névrotiques.

Emmanuelle Chervet, psychiatre, psychanalyste formateur de la SPP. Elle s'est intéressée au fonctionnement de pensée de l'analyste, travail dont est issu en particulier un rapport au Congrès des Psychanalystes de langue française sur le thème de l'interprétation : "Patient et interprète, le domaine intermédiaire", Rapport du 77e CPLF, RFP, 2017-5. On peut lire aussi "Les "sensations de processus". Remarques sur l'association libre et le rôle des sensations internes chez Freud", RFP, 2016-4.

Jean-François CHIANTARETTO : Le secret de la pensée
Penser en secret, penser le secret, mais aussi et surtout : la pensée comme (lieu du) secret. La théorie de la pensée proposée par Piera Aulagnier ne se réduit pas à l'idée d'un "droit au secret" comme "condition pour pouvoir penser". Je proposerai de l'envisager comme l'association d'une métapsychologie des processus de pensée de l'analyste en séance — dans la perspective ouverte par Ferenczi —, et d'une théorie inédite du penser, comme expérience de la solitude et de la transgression.

Jean-François Chiantaretto est psychanalyste (Quatrième Groupe) et professeur de psychopathologie (Université Sorbonne Paris Nord). Tous ses ouvrages et travaux abordent la question de l'interlocution interne, de la clinique des limites à l'écriture. Son dernier livre : La perte de soi (Campagne Première, 2020). Il vient par ailleurs de diriger avec G. Gaillard, les actes du colloque de Cerisy : Psychanalyse et culture. L'œuvre de Nathalie Zaltzman (Ithaque, 2020).

Aline COHEN DE LARA : Une rencontre tardive et pourtant déjà là
Comme les adolescents, les analystes ont eux aussi besoin de Se construire un passé, "ce travail de construction-reconstruction permanent d'un vécu passé (…) nécessaire pour nous orienter et investir ce moment temporel insaisissable que nous définissons comme présent". De La violence de l'interprétation, aux pictogrammes, en quoi est-il parfois nécessaire de s'approprier plus finement des concepts d'apparence si familiers, alors même qui relèvent d'un territoire et de sous-bassement théoriques quelque peu étrangers à l'analyste en séance. Par-delà les écoles analytiques, l'œuvre de Piera Aulagnier s'impose pourtant face à certaines situations, ce que je tenterai de montrer à travers des extraits de cures.

Aline Cohen de Lara est professeure de psychologie clinique et de psychopathologie à l'université Sorbonne Paris Nord, psychanalyste, membre de la SPP et co-directrice de la Revue française de psychanalyse. Ses recherches portent sur la psychopathologie des enfants, adolescents et jeunes adultes, notamment les pathologies de l'agir lorsque l'expression de la destructivité externalisée vient interpeller l'environnement et questionne l'intériorisation du surmoi. Elle a codirigé plusieurs ouvrages, dont La destructivité chez l'enfant, avec L. Danon Boileau, Monographies et Débats de Psychanalyse, Paris, Puf, 2014, et numéro de la RFP, dont "Pourquoi la guerre ?" et "Lacan aujourd'hui".
Publications
"Déliaison de vie ?", dans Psychanalyse et culture. L'œuvre de Nathalie Zaltzman, dir. J.-F. Chiantaretto & G. Gaillard, Colloque de Cerisy, Les Éditions d'Ithaque, 2020.
"Quelques considérations actuelles sur "Les petites choses. Enfants du Coteau, temps de guerre"", dans Quelques motifs de la psychanalyse. À partir des travaux de Laurence Kahn, dir. O. Bombarde, C. Matha & F. Neau, Colloques de Cerisy, Les Belles Lettres, 2020.
"Fais pas ci, fais pas ça : un surmoi impatient", dans "L'impatience", RFP, Paris, Puf, n°2, 2018.
"Sentiment de persécution et intériorisation du surmoi", dans Persécutions, dir. André J., Petite bibliothèque de psychanalyse, Paris, Puf, 2018.

Claire DE VRIENDT-GOLDMAN : Le tréfonds des mémoires
Le tréfonds des mémoires peut s'appréhender notamment par les concepts développés par Piera Aulagnier de pictogrammes originaires et de fond représentatif forclos des traces sensorimotrices. Cette activité de représentation étant potentiellement active toute la vie durant, j'aimerais en illustrer les expressions chez le bébé, ainsi que dans le travail psychanalytique avec les patients adultes. Je tenterai de montrer combien ces traces viennent s'inviter dans les agirs — sensorimoteurs et langagiers — et dans les manifestations de la sphère somatique. Mon intérêt portera également sur l'utilisation clinique du pictogramme de rejet. Il me semble que si l’analyste peut accompagner ce mouvement transférentiel initial — primordial ou précoce dans l'histoire du patient — et tolérer qu'il nous fasse vivre par là l'expérience douloureuse expulsée hors soi, alors la relation thérapeutique peut advenir. Elle se nouera autour de l'intrication prudente des pulsions qui, bien que destructrices, sont essentielles à l'équilibre énergétique et structural du psychisme.

Claire De Vriendt-Goldman est pédopsychiatre, psychanalyste titulaire à la Société belge de psychanalyse. Ancienne cheffe du Service de Psy périnatale à l'Hôpital Chirec-site Delta à Bruxelles, elle y preste encore des consultations en périnatalité. Par ailleurs, elle exerce en libéral à Bruxelles. Elle consacre du temps à la formation à la Société belge de psychanalyse, au Gercpea (belgo-franco-luxembourgeois) et au Brussels Brazelton Center.
Publications
"Écrit originaire de soi : fils sensori-moteurs et émotionnels dans la trame psychique", C. De Vriendt-Goldman, in Écritures de soi, écritures du corps, Colloque de Cerisy, Hermann, 2016.
"Apport et richesse de l'échelle de Brazelton dans l'observation des nourrissons nés prématurément", M.P. Durieux et C. De Vriendt-Goldman, in Devenir, volume 30, 2018.
"Couleurs originaires du féminin et du masculin", C. De Vriendt-Goldman, in Revue française de Psychanalyse, "Bisexualités et genres", volume 83, 2019/5.

Mireille FOGNINI
Textes de Piera Aulagnier
Piera Castoriadis-Aulagnier, La violence de l'interprétation, PUF, 1975.
Piera Aulagnier, "100 fois sur le métier (on remet son écoute)", Revue Topique, n°100, 2007/3, p. 9-19.
Piera Aulagnier, Article dans Corps et Histoire (Aix en Provence, 1985), Belles-Lettres, 1986.
Textes autour de l'œuvre de Piera Aulagnier
Revue Topique, n°74 (2001), n°76 (2001), n°82 (2003, Ch. Voyenne), n°87 (2004, G. Haag) et n°100 (2007).
Collectif IVe Groupe Nouvelles perspectives en psychanalyse à partir de Piera Aulagnier, In Press, Fév. 2018.
Publications de Mireille Fognini
"Dramaturgie d'un "Je" entre l'ombre et l'objet (1999) (ou les destins d'une "ombre parlée" de mère dans l'advenir d'un sujet)", in Revue Topique, n°71, 03-2000, "Femmes", p. 109-123.
"Le pictogramme de l’originaire", in Des psychanalyses en séance, Éditions Gallimard, Folio, Fév. 2016, p. 75-77.
"La violence de l’interprétation", in Des psychanalyses en séance, Éditions Gallimard, Folio, Fév. 2016, p. 188-193.
"La polyphonie du rêve", in Des psychanalyses en séance, Éditions Gallimard, Folio, Fév. 2016, p. 92-97.
"L'alambic des corps : des transformations entre corps perçus, corps pensés et corps pensants (1998)", in Revue Tribune psychanalytique de Lausanne, n°2, 2000, "Moi-Corps", p. 109-123.
"L’impossible partage (2006)", in Revue Tribune psychanalytique de Lausanne, n°7, 2007, "Liaisons fraternelles", p. 55-74.
"Fritz A. : d'une identification à des mythes comme quête d'une identité en souffrance (conférence, 1993)", in Le cancer, Éditions EDK, 2000, p. 105-134.
"Incidences de traumatismes-gigognes dans l’évolution d’un sujet confronté à différents traumatismes néonatals (conférence, La Martinique, déc. 2002), in Revue Le Coq Héron, "Résilience et rémanence des traumatismes", n°181, 2005.
"De quelques prisons d’infortune des "corps psychiques"", in Journal de la psychanalyse de l'enfant, n°1, "Expressions corporelles et souffrance psychique", PUF, 2012, p. 181-196.

Florian HOUSSIER : Déni du temps, déni des origines
À partir d'un jeune patient adolescent désireux de changer de sexe, nous articulons notre propos avec le déni de toute temporalité autre qu'immédiate, mêlant un passé peu représenté dans le discours à une réduction du temps du processus adolescent à celui d'une opération chirurgicale. Ce fantasme de maturation magique s'apparente à un passage à l'acte sur la temporalité adolescente comme sur le corps, créant les conditions d'une intense confusion identificatoire. Cette problématique clinique aux limites du travail de subjectivation s'inscrit dans la préoccupation de P. Aulagnier, dans le texte "Se construire un passé", qui considère tant le refus du changement corporel que la revendication de nouvelles valeurs démontrant l'absurdité du monde des adultes.

Florian Houssier est psychologue clinicien, psychanalyste et Professeur de psycholopathologie à l'université Sorbonne Paris Nord (UTRPP) et président du Collège International de L'Adolescence (CILA). Il travaille sur les problématiques du recours et du passage à l'acte, de la violence et de la délinquance; ses travaux sont centrés sur la psychopathologie de l'adolescent et de l'adulte, la cure de l'adolescent ainsi que sur l'histoire de la psychanalyse.
Publications
Anna Freud et son école. Créativité et controverses, Campagne Première, 2010.
Meurtres dans la famille, Dunod, 2013.
Freud adolescent, Campagne Première, 2018.
Freud étudiant, Campagne Première, 2019.
Psychanalyse de la pop culture, Éditions érès, 2020.

René KAËS : L'Entresujets dans l'entremonde. Penser le lien avec Piera Aulagnier
Nous sommes toujours entre, entre deux, ou entre plusieurs, dès l'origine, avant même que nous naissions "inter faeces urinasque". Nous sommes entre le couple et le groupe qui nous investit et que nous sommes condamnés à investir, et "l'exigence d'être à soi-même sa propre fin". Notre Moi, habile tisseur de compromis, serviteur de deux maîtres et sans doute de plusieurs, se tient entre deux instances. Le sujet est un sujet divisé, décentré qui se construit en nous avec ce qui se joue et se noue dans l'espace de l'entresujets ancré dans ce que P. Klee appelait l'entremonde. Le sujet est sujet du groupe, il advient comme Je dans ces espaces. Ces propositions sont issues de mes recherches sur la réalité psychique dans les ensembles plurisubjectifs. Mon propos sera de situer en quoi la rencontre avec la personne et la pensée de Piera Aulagnier a été pour moi déterminante pour penser le lien intersubjectif et les alliances inconscientes.

René Kaës a exercé une activité de psychanalyste, de psychodramatiste et d'analyste de groupe. Il est ancien professeur de psychologie et psychopathologie cliniques.
Publications
Kaës R. (1993), Le groupe et le sujet du groupe. Éléments pour une théorie psychanalytique des groupes, Paris, Dunod.
Kaës R. (1994), La parole et le lien. Les processus associatifs dans les groupes, Paris, Dunod (nouvelles éditions en 2005 et 2010).
Kaës R. (2009), Les alliances inconscientes, Paris, Dunod.

Isabelle LASVERGNAS : Ouvrir la clé du langagier
Nous insisterons dans notre relecture de l'œuvre de Piera Aulagnier sur les traces originaires d'un langagier, et les voies de passage chez l'infans non encore parlant vers les signifiants de l'autre et l'entrée dans le langage. Nous nous appuierons sur la clinique de la psychose et son contact privilégié avec des expériences sensori-affectives primaires non symbolisées qui hantent le langage du psychotique.

Isabelle Lasvergnas, Psychanalyste, directrice générale du Groupe psychanalytique du Mont-Royal (GPMR). Ses deux principaux axes de recherche portent sur le travail de l'écoute analytique et les préliminaires psychiques de l'entrée dans le langage.
Publications récentes
"Penser dans la déliaison", in Psychanalyse et culture. L'œuvre de Nathalie Zaltzman, Colloque de Cerisy, Les Éditions d'Ithaque, 2020.
"Transcrire la trace", in L'écriture du psychanalyste, Colloque de Cerisy, Hermann Éditeurs, 2018.
"Temporalité psychique des premières rencontres et noyaux inconscients transmis dans la cure. La fonction conservatoire des entretiens préliminaires", in Revue Filigrane, 2018.
"L'abime des mots", in Lettres du divan, Liber, 2017.
À paraître en 2021 (I. Lasvergnas, dir.), Les antichambres du langage.

Pierrette LAURENT : Une métapsychologie de la rencontre
"Vivre, c'est expérimenter de manière continue ce qui résulte d'une situation de rencontre." (VI, p. 33)
Au début des années 80, en lisant La violence de l'interprétation, tout un univers s'ouvre à moi. Je m'accorde vite avec le concept de potentialité qui donne une place à la temporalité là où la structure l'immobilise, ainsi qu'avec celui du contrat narcissique, prémices d'une métapsychologie de l'intersubjectivité. Dix ans plus tard, mon travail avec P. Aulagnier me familiarise avec l'activité de ce fond originaire représentatif et son action sur les processus primaires et secondaires. Cette conception permet non seulement l'approche analytique du psychotique mais aussi celle des enfants avec autisme et celle des groupes. Je tenterai de questionner le lien entre ce fond représentatif originaire, les conceptions du moi-corporel de G. Haag et la notion de groupalité psychique chez R. Kaës.

Pierrette Laurent est psychanalyste, membre du IV° Groupe. Psychiatre et pédo-psychiatre retraitée. A exercé en CMPP et en IME.
Bibliographie
Haag G., 2018, Le Moi corporel. Autisme et développement, Puf.
Kaës R., 1993, Le groupe et le sujet du groupe. Éléments pour une théorie psychanalytique du groupe, Dunod.
Publication
2019, Conduire un groupe de psychothérapie d'enfants, érès.
Atrticles
2021, "Un groupe bien particulier, relaté par A. Freud", P. Laurent, D. Lhôtellier (sous la dir.), Groupe et sensorialité. Le groupe à l'épreuve des sens, érès, à paraître en mai.
2020, "Les intuitions ferencziennes d'un fonctionnement psychique archaïque", De décrire et d'écrire, Le Coq-Héron, 243, érès, p.96-102.
2018, "Pictogramme, identifications intra-corporelles et Moi-corps", Actes du Quatrième Groupe, Nouvelles perspectives en psychanalyse à partir de l'œuvre de Piera Aulagnier Actes 7, Paris, In Press.

Ghyslain LÉVY : Gorgö ou la métamorphose de Narcisse
"Il y a au-dedans de nous, dit Platon dans le Phédon, je ne sais quel enfant médusé". C'est précisément cet infantile qui m'intéresse ici, ce chemin du Narcisse qui s'arrête sur Gorgö. De quel enfant s'agit-il quand la demande d'enfant rencontre aujourd'hui les réponses d'une science de tous les possibles ? "Quel désir, pour quel enfant ?" interroge Piera Aulagnier quand les désirs inconscients rencontrent leur réalisation dans la réalité, au nom d'une fabrication idéologique du vivant, et qui décrète la bonne adaptation du sujet médusé à sa réalité future.

Ghyslain Lévy est psychanalyste, membre du Quatrième Groupe. Il est l'auteur de nombreux livres, dont L'Invention psychanalytique du temps (L'Harmattan, 1996), Au-delà du Malaise. Psychanalyse et barbaries (Érès, 2000), L'Ivresse du pire et Le Don de l'ombre (Campagne Première, 2010 et 2014). Il a co-dirigé L'Algérie, traversées (Hermann Éditeurs, 2018), Colloque de Cerisy (2017).

Yves LUGRIN : Avec Piera Aulagnier, "le temps de Ferenczi" pourrait-il venir ?
Dès l'aube des années 1970, avec l'introduction du registre pictographique de l'originaire, de la fonction d'un Je historien et de la potentialité psychotique, P. Aulagnier complète la métapsychologie freudienne de l'appareil psychique, conduit au plus fondamental d'une rencontre transférentielle riche en éprouvés dont l'exploitation dans la dynamique de la cure relève d'une formation analytique repensée à la lumière de la cohérence de ces avancées. P. Aulagnier sera entendue. Dans les années 1927-1932, S. Ferenczi repère déjà dans sa pratique l'insistance d'un champ archi-originaire tissé de mnèmes organiques-psychiques (réactions émotionnelles - plaisir-déplaisir - dans le corps). Le recours à cet étape protopsychique du fonctionnement psychique sous l'impact d'expériences traumatiques précoces, confère une visée traumatolytique à la cure et impose une révision de la formation classique de l'analyste. On le sait, du temps de Freud il ne sera pas entendu. Piera Aulagnier aurait-elle donc réussi là où Ferenczi semble avoir échoué ? Ou plus simplement a-elle pu, elle, pleinement déployer sa pensée du fait d'un triple privilège ? En puisant profondément dans l'enseignement de Lacan, en s'en séparant ensuite, en étant alors accompagnée de "quelques autres" précieux, F. Perrier et W. Granoff tout particulièrement ?

Yves Lugrin est psychanalyste à Paris, membre de la Société de Psychanalyse Freudienne. Doctorat de psychologie clinique consacré à une présentation critique de la notion de Forclusion du Nom-du-père (1978).
Publications
Impardonnable Ferenczi, malaise dans la transmission, Éditions Campagne-Première, 2012.
Ferenczi sur le divan de Freud, une analyse finie ?, Éditions Campagne-Première, 2017 (ouvrage à paraître sous peu chez Routledge).
Articles récents
"L’analyste mal accueilli et la/sa pulsion de mort", Coq-Héron, n°237.
"Dès le foetal … l'organisme commence à penser", Lettres de la SPF, n°43.
"Freud Ferenczi … la métapsychologie en partage", Montréal 2019 (à paraître).
Bibliographie
Piera Aulagnier, Naissance d'un corps, origine d'une histoire. Corps et histoire, Éditions Belles Lettres, 1986.
Sándor Ferenczi, L'enfant mal accueilli et sa pulsion de mort, O.C., Tome IV, Payot, 1982.

Catherine MATHA : Condamné à désirer ?
La psyché pour P. Aulagnier est impensable en dehors de la rencontre avec un autre/des autres désirants. Dans "Remarques sur le masochisme primaire" (1968), elle propose de définir ce qui entre en jeu quand l'énergie devient Psyché, quand un principe purement économique doit, pour fonctionner, s'énoncer comme désir. Éros et Thanatos prennent dès lors deux formes d'énonciations : désir de plaisir et désir de non-désir. Tout processus d'investissement mobilisant aussitôt un désir de non-désir, le but de la psyché sera de maintenir le conflit comme investissable. "Condamné à investir", à penser, la souffrance résultant de cette contrainte est le prix à payer pour ce faire (1982). Une Psyché qui cherche avant tout à se garder dans le champ du désir et de l'investissement des autres pour elle, n'est-elle pas une autre manière d'envisager le masochisme tel que décrit par Freud ?

Catherine Matha est Maître de conférences (Sorbonne Paris Nord) et psychanalyste. Ses travaux portent sur les fonctions et les destins du masochisme à l'adolescence et après, les problématiques de l'acte à l'adolescence, les figures de la dépression et de la mélancolie, la question de l'inscription corporelle et de l'écriture, les dispositifs thérapeutiques.
Publications
Les attaques du corps à l'adolescence. Approche psychanalytique en clinique projective, Dunod, 2018.
Blessures de l'adolescence, avec Fanny Dargent, PUF, 2011.
Co-direction
Quelques motifs de la psychanalyse. À partir des travaux de Laurence Kahn, avec Odile Bombarde et Françoise Neau, Colloque de Cerisy, Les Belles Lettres, 2020.
L'écriture du psychanalyste, avec Jean-François Chiantaretto et Françoise Neau, Colloque de Cerisy, Hermann Éditeurs, 2018.
Écritures de soi, Écritures du corps, avec Jean-François Chiantaretto, Colloque de Cerisy, Hermann Éditeurs, 2016.

Françoise NEAU : "…d'une pulsion de mort qui prend pour objet la pensée"
La passion transférentielle qui selon P. Aulagnier peut survenir entre les deux protagonistes de la cure, en mobilisant le désir d'auto-aliénation chez l'un et le désir d'aliéner chez l'autre, risque de métamorphoser le transfert, censé emprunter son énergie à Eros, en adversaire qui "se met au service et nous met au service d'une pulsion de mort qui prend pour objet la pensée" (1979) et tente d'imposer un silence définitif au Je et à son nécessaire plaisir de/à penser. À côté des avatars du transfert, en quoi l'analyse par Piera Aulagnier de la relation d'aliénation et de la relation passionnelle, ainsi que de l'économie psychique qui les sous-tend, nous aiderait-elle aussi, comme la psychanalyste nous y invite, à éclairer d'autres types de mise à mort de l'activité de penser et de la possibilité même de penser, hors du champ de la pathologie, voire hors analyse ?

Françoise Neau est professeur de psychopathologie (Université de Paris) et psychanalyste. Elle est membre du comité de rédaction de la revue Le Présent de la psychanalyse.
Publications
"Changer de père ?", dans Folies paternelles, sous la direction de Jacques André et Catherine Chabert, Puf, 2020.
Quelques motifs de la psychanalyse. À partir des travaux de Laurence Kahn, co-direction avec Odile Bombarde et Catherine Matha, Colloque de Cerisy, Les Belles Lettres, 2020.
L'écriture du psychanalyste, co-direction avec Jean-François Chiantaretto et Catherine Matha, Colloque de Cerisy, Hermann Éditeurs, 2018.
La honte. Écouter l'impossible à dire, avec Fanny Dargent, Puf, 2017.
"Vies imaginaires d'É. L.", dans Écritures de soi, Écritures du corps, sous la direction de Jean-François Chiantaretto et Catherine Matha, Colloque de Cerisy, Hermann Éditeurs, 2016.

Dominique TABONE-WEIL : La mort à l'origine
Un désir de non-vie dénié mais actif se penche-t-il sur le berceau des sujets dotés de ce que Piera Aulagnier appelle une potentialité psychotique ? Comment un sujet dont la mère a été endeuillée, alors qu'elle l'attendait, de la mort d'une aînée ainsi que de celle de son propre père, va-t-il répondre à ce que Piera Aulagnier nomme la triple question des origines et à laquelle la réponse devrait être : "À l'origine de la vie est le désir du couple parental auquel la naissance de l'enfant fait plaisir" ? Comment est mise en jeu, pour la mère et pour l'enfant, cette haine du désir qui en est le seul destin possible quand l'expérience de satisfaction n'est pas au rendez-vous ? Enfin, la substitution du désir de mort au désir de vie, de la haine à amour, à l'aube de la vie, corrompant la fonction de représentation dès l'originaire, a-t-elle un lien avec la confusion des langues qui est à l'œuvre dans les situations d'abus sexuel ?

Dominique Tabone-Weil est psychiatre depuis une vingtaine d'années, psychanalyste membre titulaire de la Société Psychanalytique de Paris, après avoir été, pendant une vingtaine d'années également, médecin urgentiste. Elle a publié divers articles dans la Revue Française de psychanalyse, dans les Débats en psychanalyse (elle fait partie du Comité de Rédaction), dans Psychiatrie Française et dans Les enfants de la psychanalyse. Elle a participé à l'ouvrage paru en Folio : Des analystes en séance et a également écrit un roman chez Stock : L'homme-sœur (1981).

Evelyne TYSEBAERT : Le Je. Ontologie de la vie d'âme
Dégagé d'une allégeance religieuse ou spiritualiste, le terme freudien de vie d'âme paraît à la fois utile et à propos pour explorer le Je tel que le conçoit et le théorise Piera Aulagnier. La construction du Je (principalement — mais pas seulement — développée dans La violence de l'interprétation) est d'une grande rigueur théorique. Elle est précédée de l'édifice conceptuel qui rend compte des étapes des processus de représentation dès l'origine de la vie psychique, ainsi que de leur imbrication tout au long du parcours identificatoire et de la vie du sujet. La métapsychologie freudienne s'y voit adjoindre les propres développements et prolongements de Piera Aulagnier. Les notions telles que rencontre, complémentarité, emprunt, potentialité … mériteraient à elles seules leur approfondissement critique. Mais le fonctionnement du Je, sa relation au monde, au plaisir et à la souffrance, soulève en outre de multiples questions ontologiques porteuses d'une puissance intense d'émotion — terme pris ici en référence à son sens étymologique de "mouvoir hors de", "faire bouger". Bref, un bouleversement de la tranquillité de penser, de la fausse sécurité donnée par des concepts devenant des objets érotiques parfaits, risquant de faire observer autrui avec les verres de l'abstraction. La métaphore freudienne de l'âme humaine m'aidera à montrer comment Piera Aulagnier va vers ce qui chez l'humain est le plus questionnant, le plus surprenant ; comment aussi elle fait bien sentir que le Je, celui de l'autre et celui de l'analyste, reflète les replis de l'être secret, sentant, parlant, pensant et se questionnant. Ce dernier sera toujours infiniment plus que tout ce que nous pourrons jamais connaître de lui. L'étendue des interrogations ontologiques sera entrevue au cours d'un périple à travers le livre Les destins du plaisir.

Evelyne Tysebaert est psychanalyste à Liège. Proche de Piera Aulagnier, elle a été membre du IVème Groupe jusqu'en 2011. Elle est l'auteur de nombreux articles dans La revue française de psychanalyse, Penser/Rêver, Topique, Libres cahiers pour la psychanalyse, Psychanalyse et psychose.


BIBLIOGRAPHIE :

OUVRAGES
• AULAGNIER P., Un interprète en quête de sens, Paris, Ramsay, 1986.
• AULAGNIER P., L'apprenti-historien et le maître-sorcier. Du discours identifiant au discours délirant, Paris, PUF, 1984.
• AULAGNIER P., Les destins du plaisir. Aliénation – amour – passion, Paris, PUF, 1979.
• CASTORIADIS AULAGNIER P., La violence de l'interprétation. Du pictogramme à l'énoncé, Paris, PUF, 1975.

PRINCIPAUX ARTICLES
• AULAGNIER P., "Le concept de potentialité autistique" (conférence inédite, présentée par Christine Voyenne, Topique 82, Les idéaux et le féminin, 143-158, Le Bouscat, L'Esprit du Temps, 2003.
• AULAGNIER P., "Les mouvements d'ouverture dans l'analyse des psychoses", Topique 76, Pratiques cliniques, 7-17, Le Bouscat, L'Esprit du Temps, 2001.
• AULAGNIER P., "Le potentiel, le possible et l'impossible : catégories et repères du champ clinique", Topique 62, Définir les souffrances, 7-23, Le Bouscat, L'Esprit du Temps, 1997.
• AULAGNIER P., "L'interprétable et l'interprété", Topique 61, Apprentissage de la psychanalyse, 391-401, Paris, Dunod, 1996.
• AULAGNIER P., "Voies d'entrée dans la psychose", Topique 49, Penser l'originaire, 7-29, Paris, Dunod, 1992.
• AULAGNIER P., "Paris-La Plata : Correspondance avec Horacio Marin", Topique 47, Piera Aulagnier 2, 17-32, Paris, Dunod, 1991.
• AULAGNIER P., "Troubles psychotiques de la personnalité ou psychose ?", Topique 47, Piera Aulagnier 2, 5-15, Paris, Dunod, 1991.
• AULAGNIER P., "Le temps de l'interprétation", Topique 46, Piera Aulagnier 1, 173-185, Paris, Dunod, 1990.
• AULAGNIER P., "Quel désir, pour quel enfant", Topique 44, Quels droits pour la psyché ?, 201-206, Paris, Dunod, 1989.
• AULAGNIER P., "Se construire un passé", Journal de la psychanalyse de l'enfant 7, Le narcissisme à l'adolescence (Colloque de Monaco), 191-220, Paris, Bayard Éditions, 1989.
• AULAGNIER P., "Cent fois sur le métier… (on remet son écoute)", Topique 41, Le métier de psychanalyste, 7-18, Paris, Dunod, 1988.
• AULAGNIER P., "Sources somatique et discursive de nos représentations de la réalité", Journal de psychanalyse de l'enfant 3, Psychanalyse de l'enfant? (Colloque de Monaco), Paris, Bayard Éditions, 1987.
• AULAGNIER P., "Naissance d'un corps, origine d'une histoire", in AULAGNIER P. et al., Corps et histoire, IVemes Rencontres psychanalytiques d'Aix-en-Provence, Paris, Les Belles Lettres, 1986.
• AULAGNIER P., "Coïncidences temporelles", Psychanalyse à l'université 10, 203-207, Paris, Éditions Aurepp Réplique, 1985.
• AULAGNIER P., "Telle une 'zone sinistrée'", Adolescence 1, T. 2, Expériences psychotiques, 9-21, Paris, G.R.E.U.P.P., 1984.
• AULAGNIER P., "Temps vécu, histoire parlée", Topique 31, Les historiens et leurs versions I, 5-14, Paris, Epi, 1983.
• AULAGNIER P., "Du transfert à la passion aliénante", Topique 23, Sans titre, 119-135, Paris, Epi, 1979.
• CASTORIADIS-AULAGNIER P., "Le choix des critères dans l'œuvre de Freud", Topique 21, Repères, 3-21, Paris, Epi, 1978.
• AULAGNIER P., "Le travail de l'interprétation. La fonction du plaisir dans le travail analytique", in MAJOR R. (dir.), Comment l'interprétation vient au psychanalyste, 13-37, Paris, Aubier-Montaigne, 1977.
• CASTORIADIS-AULAGNIER P., VALABREGA J-P., ZALTZMAN N., Topique 18, Trajets analytiques, 3-9, Paris, Epi, 1977.
• CASTORIADIS-AULAGNIER P., "À propos du transfert : le risque d'excès et l'illusion mortifère", in Savoir, faire, espérer, 417-440, Bruxelles, Publications des Facultés Universitaires Saint-Louis, 1976.
• CASTORIADIS-AULAGNIER P., "L'histoire d'une demande et l'imprévisibilité de son futur (remarques actuelles)", Revue française de psychanalyse, Tome XXXXIX, n°1-2, L'avenir de la psychanalyse, 87-102, Paris, PUF, 1975.
• CASTORIADIS AULAGNIER P., "À la quête du perdu", Topique 7-8, L'objet perdu, 5-8, Paris, PUF, 1971.
• CASTORIADIS-AULAGNIER P., "L'interprétation psychanalytique dans la théorie et dans la pratique", Compte-rendu du Congrès de psychiatrie et de neurologie de langue française, 63eme session, 287-311, Milan, 1970.
• CASTORIADIS-AULAGNIER P., "Aspects théoriques des perversions", in Sexualité humaine, 215-229, Paris, Aubier-Montaigne, 1970.
• CASTORIADIS-AULAGNIER P., "Demande et identification", L'inconscient 7, L'identification, 23-65, Paris, PUF, 1968.
• AULAGNIER P., "Remarques sur le masochisme primaire", Arc 34, Freud, 47-54, Paris, 1968.
• CASTORIADIS-AULAGNIER P., "La perversion comme structure", L'inconscient 2, La perversion, 11-41, Paris, PUF, 1967.
• CASTORIADIS-AULAGNIER P., "La spécificité d'une demande ou la première séance", in Interprétation 2, I, Montréal, Service de recherche de l'hôpital des Laurentides, 1967.
• AULAGNIER-SPAIRANI P., "Remarques sur la féminité et ses avatars", in AULAGNIER-SPAIRANI et al., Le désir et la perversion, 53-89, Paris, Éditions du Seuil, 1967.
• AULAGNIER-SPAIRANI P., "Angoisse et identification", Rivista sperimentale di Freniatria e Medicina legale delle Alienazionani mentali 89, fasc.1, 13-30, 1965.
• AULAGNIER-SPAIRANI P., "Remarques à propos de la structure maniaco-dépressive", Recherches sur les maladies mentales, 93-115, Paris, 1961.


BULLETIN D'INSCRIPTION


Les inscriptions à ce colloque pour les auditeurs sont maintenant ouvertes. Au regard des informations concernant l'évolution de la crise sanitaire et de notre capacité d'accueil, celles-ci pourront être mises sur une liste d'attente.


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