Programme 2019 : un des colloques


SPECTRES DE MALLARMÉ


DU MERCREDI 3 JUILLET (19 H) AU MERCREDI 10 JUILLET (14 H) 2019

[ colloque de 7 jours ]



DIRECTION :

Bertrand MARCHAL, Thierry ROGER, Jean-Luc STEINMETZ


ARGUMENT :

Depuis sa mort, c'est-à-dire depuis sa vie posthume particulièrement polymorphe, Mallarmé ne cesse de nous hanter : revenant, survenant. Plus de cent vingt ans de lectures, de relectures, de réécritures, de recréations, conduisent à réinterroger l'œuvre, comme la relation critique à cette même œuvre. D'un côté, l'investigation philologique a renouvelé en profondeur notre connaissance du texte et du contexte. La publication des Œuvres complètes dans la Bibliothèque de la Pléiade avec ses deux volumes dotés d'un riche appareil critique (1998 et 2003), accompagnée de deux nouvelles enquêtes biographiques (1994 et 1998), en attendant un nouvel état de la correspondance générale destiné à paraître de manière imminente chez Gallimard, offrent un autre point de vue sur le poète. Mallarmé revient aussi à travers un certain nombre de thèses de doctorat marquantes, à travers la continuation, depuis 2013, des cahiers consacrés au poète (Études Stéphane Mallarmé, Classiques Garnier), et à travers une série de nouvelles exégèses, qui montrent en particulier un intérêt significatif des historiens de l'art et des philosophes pour l'auteur de Divagations. Mais d'un autre côté, les travaux plus "archéologiques" ou "généalogiques" posent la question de la réception et des usages de l'œuvre, le passage complexe de "Mallarmé" au "mallarméisme", avec son envers, "l'anti-mallarméisme". C'est un Mallarmé qui survient, rendu contemporain des avant-gardes en tout genre, inséré dans le grand récit de la "modernité", transformé dans le mouvement à large spectre de sa re-contextualisation. L'histoire de ces réappropriations, entre littérature, arts, et sciences humaines, doit être précisée.

Tout cela rend presque indispensable un nouveau colloque à Cerisy, moment précieux d'échanges et de confrontations. Celui dont la poésie et la poétique n'ont cessé de questionner la façon de penser la "fiction" et la société, comme le jeu du langage et du "hasard", demeure un repère pour les temps présents. Universitaires, essayistes, philosophes, écrivains, étudiants et lecteurs de tous genres trouveront là l'occasion de faire le point et de relancer les dés.


CALENDRIER PROVISOIRE :

Mercredi 3 juillet
Après-midi
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée
Présentation du Centre, des colloques et des participants


Jeudi 4 juillet
Matin
PHILOSOPHIE LATENTE
Quentin MEILLASSOUX : L'écriture du Néant hors de la mort de Dieu
Pierre-Henry FRANGNE : Mallarmé philosophe

Après-midi
AU DÉFAUT DES LANGUES
Michel DEGUY : Au sujet du PUR [sous réserve]
Martin RUEFF : "C'est-à-dire de l'étranger" : Mallarmé, philologie et traduction

Soirée
Bernard FOURNIER : L'Académie Mallarmé


Vendredi 5 juillet
Matin
ART ET HASARD
Michel MURAT : Relancer le Coup de dés ?
Jean-Luc STEINMETZ : Le Coup de dés, poème océanique
Thierry ROGER : Mallarmé devant le hasard

Après-midi
LA STRATÉGIE LITTÉRAIRE
Philippe BECK : Mallarmé, la prose
Patrick THÉRIAULT : Portrait d'un histrion véridique : Mallarmé selon Daniel Oster

Soirée
La correspondance de Mallarmé, présentation-débat de la nouvelle édition établie par Bertrand MARCHAL


Samedi 6 juillet
Matin
LA CRITIQUE DE LA CULTURE
Patrick SUTER : Crise de rime : Mallarmé et l'écologie de la culture (Divagations et autres textes théoriques)
Vincent KAUFMANN : Mallarmé - Debord : allers-retours

Après-midi
DÉTENTE


Dimanche 7 juillet
Matin
MALLARMÉ APRÈS MALLARMÉ (I)
Dominique COMBE : Mallarmé "moderniste"
Jean-François CHEVRIER : Lectures, usages, contresens

Après-midi
QUESTIONS DE MÉTHODE
Gilles TRONCHET : Pour saluer Salut : à propos d'une analyse textique accomplie par Jean Ricardou

Soirée
Projections


Lundi 8 juillet
Matin
LE POÈTE DANS LA CITÉ
Pascal DURAND : Mallarmé : poétique et politique du tombeau
Damian CATANI : Mallarmé et la culture populaire

Après-midi
MALLARMÉ APRÈS MALLARMÉ (II)
Bertand MARCHAL : Le double état de la parole : fortune et infortune

Soirée
"Loisirs de la Poste", lecture par Philippe MÜLLER & Vincent VERNILLAT [Compagnie PMVV le grain de sable]


Mardi 9 juillet
Matin
POÉSIE ET SENSATION
Barbara BOHAC : Mallarmé et Taine : poésie et expérience sensible du monde

Après-midi
"Jeunes chercheurs", table ronde avec Arild Michel BAKKEN (La figure de l'auteur chez Mallarmé), Annick ETTLIN (Mallarmé et l'action poétique) et Margot FAVARD (Figures de Maître chez Mallarmé)


Mercredi 10 juillet
Matin
PARADIGMES CRITIQUES
Henri SCEPI : Mallarmé demain, à propos d'un tournant critique

Conclusions

DÉPARTS


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Arild Michel BAKKEN : La figure de l'auteur chez Mallarmé
Dans cette contribution, je voudrais revenir sur la présence textuelle de Mallarmé à laquelle j'ai voué ma thèse. La figure de l'auteur est très présente chez Mallarmé, et je soutiendrai que c'est cette figure qui assure la cohérence de l'œuvre mallarméenne. Le lecteur de cette œuvre pourra faire connaissance avec l'"identité mondaine" de la figure de l'auteur, mais aussi suivre sa vie intérieure, comme voyant et comme penseur. Même dans les textes les plus impersonnels, l'auteur n'est pas absent, mais assume la posture de la mystérieuse "Figure que Nul n'est", qui représente l'essence de la subjectivité humaine. Par la mise en scène de sa figure dans l'œuvre, Mallarmé cherche à séduire le lecteur, à obtenir une "gloire", à conférer à son œuvre une valeur. La figure de l'auteur, son ethos, est aussi un moyen efficace pour transmettre les valeurs du poète, sa vision du monde. Mais la vision du monde qui apparaît chez Mallarmé est constamment minée par l'ironie du poète, qui est le trait le plus caractéristique de sa présence.

Arild Michel Bakken est maître de conférences en Science de la lecture à l'université de Stavanger et docteur en Littérature française des universités d'Oslo et de Paris-Sorbonne. Sa thèse, La Présence de Mallarmé (Honoré Champion, 2018), portait sur la figure de l'auteur chez Mallarmé.
Publications
"Textual Self-branding: The Rhetorical Ethos in Mallarmé's Divagations", Authorship 1, n°1, 2011.
"La figure du lecteur : l'auditoire auctorial dans les Poésies de Mallarmé", in Mallarmé herméneute, T. Roger (dir.), CEREdI, n°10, 2014.

Philippe BECK : Mallarmé, la prose
Il n'est pas impossible que la Correspondance de Mallarmé soit l'essentiel de son œuvre, c'est-à-dire : qu'elle soit le lieu où la réserve de poésie, qu'il signe, est la plus intense. L'idée qu'il en aille ainsi (aucune poésie ne parvenant à être son idéal) est une hantise depuis longtemps ; on n'ignore pas qu'une telle idée puisse contrarier (irriter, offenser) qui tient que Mallarmé pratique son idéal de poésie. Puisqu'il m'est demandé de dire ce qu'il en est de Mallarmé à mes yeux (c'est-à-dire aux yeux d'une tentative de poème "actuel" et "individué"), je ne peux que dire l'insistance d'une telle hypothèse ou idée : j'essaierai donc de lire la Correspondance en essayant de vérifier la pertinence de la hantise, qui est aussi une hantise pratique. En vérité, il y a de la prose.

Barbara BOHAC : Mallarmé et Taine : poésie et expérience sensible du monde
Dans sa jeunesse, Mallarmé s'est intéressé à la conception tainienne de l'art et du langage, qui combine nominalisme et conviction que l'art, la poésie, sont ancrés dans l'expérience sensible du monde qu'ils ont pour fonction de ressusciter. Bien que Mallarmé critique Taine en insistant sur le rôle de la réflexion dans la création artistique, certains de ses poèmes et de ses textes théoriques gagnent à être lus à la lumière des idées du philosophe : le fameux "isolement de la parole" notamment, où l'on a vu une coupure radicale entre le langage et le monde, n'apparaît plus dans cette perspective comme la marque d'une poésie repliée sur elle-même, d'un langage fonctionnant de manière autonome par rapport au monde, mais comme une notion permettant de penser dans leur richesse les liens entre la poésie et la vie.

Ancienne élève de l'École Normale Supérieure, Barbara Bohac est Maître de conférences en littérature française à l'université de Lille. Ses publications portent sur Mallarmé, sur les poètes du XIXe siècle ainsi que sur les rapports entre littérature et arts.
Publication
Jouir partout ainsi qu'il sied : Mallarmé et l'esthétique du quotidien, Classiques Garnier, 2012 (prix Henri Mondor 2013).

Damian CATANI : Mallarmé et la culture populaire
La culture populaire, c'est-à-dire, celle qui se distingue de la haute culture bourgeoise et "officielle" — telle que la foire, le théâtre populaire et la pantomime — a chez Mallarmé un statut ambivalent. D'une part, elle constitue une menace à l'autonomie du poète et à la poésie pure en rappelant la commercialisation de l'art, ainsi que l'existence d'un public toujours plus impatient et avide d'exhibitionnisme artistique. D'autre part, elle peut engendrer une esthétique plus spontanée et authentique qui révèle, ne serait-ce qu'inconsciemment et de façon anecdotique, des vérités humaines fondamentales que seul le poète est capable de discerner. S'appuyant surtout sur La Déclaration foraine et sur Un spectacle interrompu, cette communication tracera les tentatives de Mallarmé, à partir des œuvres de jeunesse comme Le Pitre Châtié et Réminiscence, jusqu'aux Notes en vue du Livre, pour comprendre précisément en quoi la culture populaire l'aide à cerner la relation idéale entre sa poésie et son public. Cette analyse de l'attitude du poète envers la culture populaire nous permettra également d'affronter un dilemme qui continue à diviser la critique mallarméenne : à savoir, la poésie idéale est-elle purement textuelle, lue en silence dans le domaine privé par des lecteurs solitaires et avertis, ou bien est-elle une performance collective, récitée à un public moins éclairé ?

Damian Catani est maître de conférences à Birkbeck College à l'université de Londres. Il est spécialiste de la littérature française des XIXe et XXe siècles et des rapports entre la littérature et le mal. Il travaille sur une biographie de Louis-Ferdinand Céline.
Publications
The Poet in Society : Art, Consumerism and Politics in Mallarmé, New York, 2003.
Evil : A History in Modern French Literature and Thought, Londres, 2013.

Jean-François CHEVRIER : Lectures, usages, contresens
L'œuvre poétique et spéculative de Mallarmé a fait l'objet d'interprétations contradictoires de la part des artistes très divers qui se sont saisis de son exemple. Ces interprétations constituent parfois des contresens productifs. Dans cette vaste constellation, les peintres, Georges Braque et Henri Matisse, lecteurs des Poésies, se distingue des interprètes du Coup de dés (et des Divagations), Marcel Duchamp, puis John Cage, ou encore Marcel Broodthaers et Robert Filliou.

Historien de l'art, commissaire d'expositions, Jean-François Chevrier enseigne à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris depuis 1988. Ses recherches portent principalement sur les interactions entre arts et formes littéraires aux XIXe et XXe siècles. Il a également accompagné le travail d'artistes très divers (peintres, photographes, architectes…).
Principales expositions et publications à partir de Mallarmé
L'action restreinte. L'art moderne selon Mallarmé, cat. exp., Nantes, Musée des beaux-arts / Hazan, 2005.
"Henri Matisse. L'attraction des corps", Les Relations du corps, Paris, L'Arachnéen, 2011.
"Rhetoric, System D; or, Poetry in Bad Weather", dans Marcel Broodthaers. A Retrospective, cat. exp., dir. Christophe Chérix et Manuel Borja-Villel, New York, MoMA / Madrid, Museo Nacional Reina Sofia, 2016.
"À qui veut" et "1967. Le système D selon Marcel Broodthaers", Œuvre et activité. La question de l'art, Paris, L'arachnéen, 2015.
Notice "Stéphane Mallarmé" dans Tout Matisse, Claudine Grammont (dir.), Paris, Robert Laffont, coll. "Bouquins", 2018.

Pascal DURAND : Mallarmé : poétique et politique du tombeau
La métaphore du tombeau est omniprésente dans l'œuvre de Mallarmé, sous des formes référentielles diverses : cryptes, tombes, monuments, pierres tombales, épaisseur du livre, etc… Cette métaphore est, à la fois, une disposition à laquelle Mallarmé confère une valeur originale et un cliché d'époque, associés l'une et l'autre au rapport que l'expérience poétique entretient avec la vie identifiée aux formes ordinaires du social et des "vivants" ignorant qu'ils "n'ont pas lieu". Mais de quel lieu parle le poète: c'est-à-dire de quoi et d'où ? La poétique du tombeau — lisible de près dans les "Tombeaux" et autres commémorations — est aussi une politique du poème.

Pascal Durand est professeur ordinaire à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'université de Liège. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages sur les poètes de la modernité, les rapports littérature/presse/édition et les rhétoriques du pouvoir.
Publications
Poésies, Gallimard, Foliothèque, 1998.
Crises. Mallarmé via Manet, Peeters/Vrin, 1998.
Mallarmé. Du sens des formes au sens des formalités, Seuil, 2008.
Sous presses, avec Barbara Bohac, Mallarmé au monde. Le spectacle de la matière, Hermann, 2019.

Annick ETTLIN : Mallarmé et l'action poétique
Comment Mallarmé a-t-il pensé l'action du poète, c'est-à-dire son statut dans la cité ? Quel rôle a-t-il imaginé faire tenir à la poésie parmi les objets et les discours sociaux ? D'aussi vastes questions me donneront l'occasion de réfléchir à la signification et aux enjeux de la "restriction" qui permet au poète de délimiter son pouvoir d'action, dans "L'Action restreinte" en particulier mais aussi dans La Musique et les Lettres et dans "Catholicisme", trois textes rédigés en 1894-1895 dans des circonstances et pour des publics précis. Je proposerai, à l'occasion de cette table ronde, d'en interroger quelques passages difficiles ou énigmatiques afin d'éclairer le paradoxe suivant qui fait l'objet de mes recherches les plus récentes: la poésie est pour Mallarmé une activité à la fois confidentielle et partageable, commune. Elle a lieu pour tous, mais comme si chacun était l'unique, conformément à un "mythe" littéraire que le poète sauvegarde et disperse, celui de "la communion, par le livre. À chacun part totale" (OC, II, 76).

Maître-assistante à l'université de Genève, Annick Ettlin est l'auteure d'une monographie consacrée à Mallarmé, issue de sa thèse de doctorat (Le Double Discours de Mallarmé. Une initiation à la fiction, Ithaque, 2017). Ses travaux portent sur la poésie moderne et y définissent une théorie de la valeur. Ses articles sur Mallarmé ont paru notamment dans les revues Romantisme (n°175), Nineteenth-Century French Studies (n°45), Poétique (n°179) et Fabula-LHT (n°16).

Margot FAVARD : Figures de Maître chez Mallarmé
Figure tutélaire de la modernité poétique et théorique au XXe siècle, Mallarmé est déjà le Prince des poètes de la fin du siècle précédent tout en étant soupçonné d'imposture sinon de démence. Notre travail interroge les processus de cette sacralisation littéraire ambiguë et instable dont il est l'objet de son vivant, mais dont il est aussi le sujet actif. Dans une fin de siècle touchée, selon lui, par une "crise de vers", Mallarmé fait de cette crise le ressort paradoxal de son autorité et de la construction de sa figure d'auteur. Ce faisant, il façonne une reconfiguration du sacerdoce de l'écrivain après la "perte d'auréole" des poètes et la mort du maître Hugo. L'étude croisée des œuvres de Mallarmé et de ses conduites littéraires permet de rendre compte de la manière dont elles se déploient autour d'une crise de l'auteur tributaire d'une crise de l'autorité plus générale. Le poète ne cesse d'en interroger les fondements et d'en inventer de possibles résolutions. Observer les figures de Mallarmé en Maître critique, dans ses œuvres et dans les lieux où il se manifeste comme autorité charismatique en crise, met au jour comment s'expérimente chez lui la refonte d'un être-auteur à la fin du siècle. Par un jeu de disparitions annoncées et de crises rejouées, le poète forge son image de grand auteur et déploie sa présence singulière traversée par l'absence.

Margot Favard vient d'achever à l'université Paris Diderot et sous la direction d'Éric Marty une thèse intitulée "L'ère d'autorité se trouble". Figures de Maître chez Mallarmé. Elle est actuellement professeur de littérature en lycée. Elle a écrit plusieurs articles consacrés à Mallarmé.
Publications
"Mallarmé lisant ses pairs — sur "Quelques médaillons et portraits en pied"", dans Mallarmé herméneute, dir. T. Roger, CÉRÉdI, n°10, 2014.
"Hamlet, spectre et modèle de Mallarmé en Maître", dans Poète cherche modèle, dir. Corinne Bayle et Eric Dayre, Rennes, PUR, 2017.
"Mallarmé ne nous enseignait pas, les étranges leçons causeries d'un Maître poète", dans La Leçon en fiction, dir. Magalie Myoupo, Paris, Eurédit, 2018.
(avec Fanny Gribenski), "Mallarmé aux concerts Lamoureux. Figure magistrale du chef d'orchestre et rituel musical", dans Mallarmé au monde. Le spectacle de la matière, dir. Barbara Bohac et Pascal Durand, Paris, Hermann, à paraître.

Bernard FOURNIER : L'Académie Mallarmé
Fidèles des Mardis de Mallarmé, Édouard Dujardin, Paul Valéry et Saint Pol Roux, entre autres, fondent une Société Mallarmé qui organise principalement la pose de la plaque sur l'immeuble de la rue de Rome et sur la façade de la maison de Valvins. C'est peu, mais c'est essentiel pour la postérité du poète qui peine encore à être reconnu en 1912. En 1936, la Société devient Académie, à laquelle la presse donne un large écho, essentiellement grâce au Prix qu'elle décerne, le premier à Audiberti, puis à Patrice de la Tour du Pin, Jean Follain et Pierre Reverdy. Elle recrute rapidement parmi les jeunes poètes qui n'ont pas connu les Mardis, tel Jean Cocteau. Une part de la postérité de Mallarmé est liée à cette Académie qui porte son nom. Après-guerre cette institution a du mal à survivre et il faut attendre 1974 pour qu'un petit groupe de poètes proche de l'École de Rochefort, loin des préoccupations mallarméennes, la refonde avec Guillevic ou Georges-Emmanuel Clancier. Aujourd'hui son prix est l'un des plus prestigieux et contribue à l'image de Mallarmé lui-même.

Bernard Fournier est poète, secrétaire général de l'Académie Mallarmé, président de l'Association des Amis de Jacques Audiberti, animateur du café le "Mercredi du poète" à Paris et secrétaire de réaction de la revue Poésie / Première. Il a publié deux essais sur la poésie contemporaine, Marc Alyn et Guillevic, à qui il a consacré sa thèse de doctorat; des textes d’Audiberti; un petit roman sur un faux de Mallarmé et des poèmes, la trilogie Marches et en 2017 Lire les rivières.

Pierre-Henry FRANGNE : Mallarmé philosophe
Que signifie la revendication mallarméenne, ironique et critique, d'une littérature refusant vigoureusement les abstractions, "les cartonnages intellectuels", les "termes creux" de la philosophie, mais, dans le même temps, reprenant à la philosophie — de façon souterraine, "incluse et latente" — son bien et sa visée principale, à savoir la vérité? La communication tentera d'explorer et de déployer cette contradiction en analysant la façon dont le poète lit les philosophes et entretient une "conversation" avec eux d'une part, et la manière dont son écriture se constitue comme proprement philosophique ou philosophante d'autre part. L'enjeu est double: en quels sens peut-on dire qu'il faut lire les philosophes pour comprendre Mallarmé ? Inversement, en quels sens faut-il lire Mallarmé pour comprendre les philosophes et la philosophie ?

Pierre-Henry Frangne est professeur des universités. Il enseigne la philosophie de l'art et l'esthétique à l'université Rennes 2 (département d'histoire de l'art). Une part de son travail de recherche porte sur une interprétation philosophique de l'œuvre de Mallarmé et de l'ensemble du symbolisme. Il a créé et dirige la collection d'ouvrages de philosophie de l'art et d'esthétique Æsthetica aux Presses universitaires de Rennes (80 livres).

Vincent KAUFMANN : Mallarmé - Debord : allers-retours

Il n'y aura pour moi ni retour ni réconciliation. La sagesse ne viendra jamais (Guy Debord)
Brûlez, par conséquent. Il n'y a pas là d'héritage littéraire, mes pauvres enfants (Stéphane Mallarmé)

Le rapprochement entre Mallarmé et Debord peut sembler arbitraire, mais on s'efforcera de montrer qu'il n'en est rien. L'un et l'autre reçoivent en héritage le mythe du livre total considéré comme la fin — dans tous les sens du terme — des pratiques artistiques et littéraires individuelles ou séparées. Mais pour l'un et l'autre, le Gesamtkunstwerk fait pour et par tous est en fin de compte plutôt pour jamais que pour demain : l'interrègne durera et la révolution remise à une date ultérieure. Par conséquent l'un et l'autre mènent la vie dure à leurs lecteurs : ils ne veulent plus être suivis, ils réfutent ceux qui s'imaginent qu'ils les comprennent, ceux qui ont foi en eux — ils ne croient pas à la croyance, ni à la communauté. Ils ne veulent pas non plus d'héritiers, ils contraignent ceux qui s'approchent d'eux à une étrange liberté, qui leur importe plus que tout, parce qu'elle est la condition de possibilité de leur propre souveraineté ou de leur détachement. Comme si, en fin de compte, ils n'avaient rien fait d'autre que de prendre congé pour être libres.

Vincent Kaufmann est professeur de littérature française et détenteur de la chaire "Media & Culture" au Media and Communication Management Institute (MCM) de l'université de St. Gall (Suisse).
Publications
L'Équivoque épistolaire, Minuit, 1990 (traductions en anglais et italien).
Poétique des groupes littéraires, PUF, 1997.
Guy Debord : La Révolution au service de la poésie, Fayard 2001 (traductions en anglais, allemand et mandarin).
La Faute à Mallarmé. L'Aventure de la théorie littéraire, Seuil, 2011.
Der Einfall des Lebens. Theorie als geheime Autobiographie, Münich, Hanser, 2015.
Déshéritages, Furor, Genève, 2016.
Dernières nouvelles du spectacle. Ce que les médias font à la littérature, Seuil, 2017.

Quentin MEILLASSOUX : L'écriture du Néant hors de la mort de Dieu
Dans son étude de 1953 sur Mallarmé, Sartre écrit, à propos de l'auteur du Coup de dés : "Plus et mieux que Nietzsche il a vécu la mort de Dieu". Nous soutiendrons une thèse opposée : car, contrairement à ce que l'on a pu avancer, on ne peut faire de la fameuse lettre de Mallarmé sur le Néant du 28 avril 1866, dont procèdent toutes ses recherches ultérieures, une découverte d'un tel topos. L'expérience du Dieu mort avait en effet déjà nourri son écriture avant cette date, et conduit celle-ci à une forme d'impasse. L'originalité profonde de la crise de 1866 consiste bien plutôt en une épreuve du Néant qui constitue une rupture avec ce thème de jeunesse. [Par l'instauration d'une nouvelle écriture, centrée sur cette découverte, Mallarmé évitera à la fois le retour à la transcendance religieuse, et la reconduction de la mort de Dieu comme lieu commun poétiquement épuisé.]

Quentin Meillassoux est Maître de conférences en philosophie à Paris-1 (Panthéon-Sorbonne).
Publication
Le Nombre et la sirène. Un déchiffrage du Coup de dés de Mallarmé, Fayard, 2011.

Michel MURAT : Relancer le Coup de dés ?
Un temps assez long s'est écoulé depuis mon propre ouvrage sur le Coup de dés, depuis la somme de Thierry Roger sur le devenir littéraire de cette œuvre, et depuis l'hypothèse "numérologique" proposée par Quentin Meillassoux. On se demandera s'il vaut la peine de relancer la réflexion, en faisant le point sur trois questions : celle de l'interprétation globale du texte; celle de l'oralité virtuelle ou imaginaire; celle du rapport entre texte, livre et illustration.

Michel Murat est professeur émérite de littérature française à la Faculté des Lettres de Sorbonne-Université, et à l'École normale supérieure. Ses travaux ont porté sur Julien Gracq, sur l'histoire des formes poétiques, sur le surréalisme, plus récemment sur l'histoire littéraire et le romanesque des lettres.
Publications
L'Enchanteur réticent. Essai sur Julien Gracq, José Corti, 2004.
L'Art de Rimbaud, José Corti, 2002.
Le "Coup de dés" de Mallarmé, Belin, 2005.
Le Vers libre, Champion, 2008.
Le Surréalisme, Livre de poche, 2013.
Le Romanesque des lettres, José Corti, 2018.

Thierry ROGER : Mallarmé devant le hasard
On sait qu'Umberto Eco tenta de distinguer deux modes de lecture d'un texte : l'interprétation d'un côté, l'utilisation de l'autre. En matière d'exégèse mallarméenne, il y a selon nous deux manières de poser l'existence de ces limites de l'interprétation. Deux garde-fous s'imposent. D'un côté, au niveau micro-structural, la question de la syntaxe, le grand "pivot" de la lisibilité mallarméenne; de l'autre, au niveau plus macro-structural, celle du rapport au hasard. Dès lors que le hasard devient pour le commentateur du poète, valeur, allié, ami, matrice ou moteur, on bascule dans l'espace de l'utilisation. Chez Mallarmé, ni hasard aboli certes, mais ni hasard célébré. C'est une certitude assez mince, qui n'engage pas l'interprétation précise de tel ou tel poème. Cependant, cette ligne de partage des eaux critiques joue un rôle décisif : elle permet de situer Mallarmé dans une tradition littéraire ou philosophique; elle engage toute une idée du livre et du vivre. Cette communication entend préciser cette tradition comme cette idée, tout en se proposant de décrire comment s'articulent entre elles les notions, trop souvent scindées par la critique, de hasard, de nature, et de fiction.

Thierry Roger est Maître de Conférences en Littérature française du XXe siècle, et enseigne à l'université de Rouen. Il a publié en 2010 chez Classiques Garnier L'Archive du Coup de dés. Étude critique de la réception d'Un Coup de dés jamais n'abolira le hasard (1897-2007). Il a organisé en 2013 le colloque Mallarmé herméneute, dont les actes figurent parmi les publications numériques du CÉRÉdI. Il a édité, avec Didier Alexandre, le volume collectif Puretés et impuretés de la littérature (Classiques Garnier, 2015), et avec Caroline Andriot-Saillant Les Gestes du poèmes (publications numérique du CÉRÉdI, 2016). Ses domaines de recherche portent principalement sur l'héritage de Mallarmé et les questions d'herméneutique littéraire. Il est membre du Comité de lecture de la revue Études Stéphane Mallarmé.

Martin RUEFF : "C'est-à-dire de l'étranger" : Mallarmé, philologie et traduction
Passés les jugements contrastés sur Les Mots anglais, une question émerge : la philologie de Mallarmé éclaire-t-elle l'horizon de ses traductions, et, par ricochets, sa poétique ? Deux éléments dominent donc une exploration sommaire de Les Mots anglais : d'une part, la thèse selon laquelle c'est à l'intérieur de l'anglais que vivrait la pureté du français, comme arraché à sa dégradation historique, d'autre part, l'anglais serait une langue où la sonorité serait un accès au sens. La conséquence s'impose : écrire, ce sera aussi retremper le mot français à sa source anglaise. Écrire, ce sera traduire du français vers le français en passant par l’anglais. Ecrire, ce sera se plonger dans ces sonorités pour rémunérer le défaut des langues. On comprend mieux alors comment ces thèses philologiques commandent une poétique du traduire. Il faut ouvrir ce dossier à nouveaux frais pour comprendre comment l'imaginaire des langues de Mallarmé qui nourrit son poème peut informer nos propres poétiques.

Henri SCEPI : Mallarmé demain, à propos d'un tournant critique
Il s'agira de s'interroger sur la volte critique opérée par l'œuvre de Mallarmé, lue et interprétée, après le reflux dans les années 1990-2000 des grilles héritées du textualisme et du structuralisme, comme une entreprise d'inscription dans le champ social du sujet et du langage, et la marque corrélative d'un projet de restauration de la figure de l'écrivain au centre des débats collectifs de l'époque. On reviendra sur les présupposés théoriques de cette petite révolution et on se demandera si celle-ci n'est pas le fruit d'une construction dont l'efficacité démonstrative autant que pragmatique résulterait d'abord des espacements du sens, et des possibles interprétatifs qu'ils induisent, dans les écrits de Mallarmé.

Jean-Luc STEINMETZ : Le Coup de dés, poème océanique
Le Coup de dés qui, pour finir, déploie sa trajectoire au ciel, n'en provient pas moins d'un horizon océanique où l'embarcation, loin de se livrer au voyage du Bateau ivre, encourt le risque d'un naufrage — cependant que s'entraperçoit le "flanc enfant d'une sirène". Thématique (et l'on pense ici à Jean-Pierre Richard), idéologie spatiale, expérience existentielle liée au précédent Igitur inspireront ce nouveau commentaire, une fois encore joué dans l'apparence et les parages.

Jean-Luc Steinmetz, écrivain, professeur émérite de l'université de Nantes et membre de l'Académie Mallarmé.
Publications
Une dizaine de livres de poésie, dont le dernier, 28 ares de vivre, aux éditions du Castor astral en juin 2019.
Plusieurs livres d’essais, notamment chez José Corti, de quatre biographies, dont Stéphane Mallarmé. L'absolu au jour le jour (Fayard, 1997), prix H. Mondor de l’Académie française et prix P.G. Castex de l’Institut.
Éditions critiques parmi lesquelles Poésies et autres textes de Mallarmé (Le Livre de Poche, 2005).
Il a codirigé avec Bertrand Marchal, Mallarmé ou l'obscurité lumineuse, Colloque de Cerisy, Hermann Éditeurs, 1999 [réédition en 2014, collection "Cerisy / Archives].

Patrick SUTER : Crise de rime : Mallarmé et l'écologie de la culture (Divagations et autres textes théoriques)
Mallarmé a reconnu l'indépendance de la langue par rapport à la nature. "La nature a lieu, on n'y ajoutera pas; que des cités, des voies ferrées" (La musique et les Lettres). Ce faisant, il réitérait l'opposition de Descartes entre res extensa et res cogitans. Mais la poésie doit saisir les relations "entre tout", comme le fera cette science nouvelle qu'est l'écologie, dont les bases sont posées par Ernst Haeckel l'année même de la crise d'Hérodiade. Or Mallarmé perçoit que l'état de culture dans lequel il se trouve est problématique et empêche de penser les "relations entre tout". Il diagnostique une crise de vers; mais la crise est aussi une crise de la rime, sans laquelle, lit-on dans "Solennité", "un usurpe". Dans Étalages, Mallarmé s'intéresse aux cycles industriels de la chose imprimée; dans "Le Livre, instrument spirituel", le journal est assimilé à un "lambeau", c'est-à-dire à un déchet, alors que les colonnes de ses pages transférées au livre transforme le volume en déversoir. Baudelaire avait montré dans le premier poème des "Tableaux parisiens" comment le "paysage" était désormais abîmé; avec Mallarmé débute une prise de conscience d'une crise écologique de la culture.

Patrick Suter est professeur de littérature française l'université de Berne. Écrivain, il est l'auteur de nombreux articles sur les avant-gardes (dans le sillage mallarméen). Il a (co)dirigé des publications collectives sur Pinget, Goldschmidt et l'interculturalité.
Publications
Le journal et les Lettres: 1. De la presse à l'œuvre (Mallarmé – Futurisme, Dada, Surréalisme); 2. La presse dans l'œuvre (Butor, Simon, Rolin), MētisPresses , 2010.
Le Contre-geste, La Dogana.
Faille, MētisPresses.
Frontières, Passage d'encre.

Patrick THÉRIAULT : Portrait d'un histrion véridique : Mallarmé selon Daniel Oster
Tout au long de sa carrière d'écrivain et de critique, et jusqu'au seuil de sa mort, Daniel Oster (1938-1999) se sera confronté au texte et au personnage littéraire de Mallarmé. Derrière l'image cristallisée par l'histoire littéraire, et largement conditionnée par le poète lui-même, qui plaçait Mallarmé en retrait de l'ordre social, dans l'idéalité d'une poésie purement spéculative, Oster aura contribué à révéler un acteur social étonnamment bien adapté aux exigences de figuration et de représentation du champ littéraire de la fin du siècle, jusqu'à pouvoir prétendre au titre d'"auteur le plus intimement et véridiquement théâtral qui fût(1)". C'est cette audacieuse et ingénieuse tentative d'analyse "mytho-bio-graphique", à la lumière de laquelle le poète et l'homme Mallarmé apparaissent se coordonner pour incarner l'"individu littéraire" par excellence, que nous nous proposons ici de décrire.
(1) Daniel Oster, L'Individu littéraire, Paris, PUF, "Écriture", 1997, p. 4.

Patrick Thériault est professeur de littérature française à l'université de Toronto. Il assume actuellement la codirection de la revue spécialisée en études françaises Arborescences. Ses recherches portent principalement sur la modernité poétique et l'histoire des idées au XIXe siècle.
Principaux travaux sur Mallarmé
Monographie: Le (dé)montage impie de la Fiction : la révélation moderne de Mallarmé, Champion, 2010.
Une douzaine de chapitres de livre et d'articles de revue, publiés notamment dans Poétique (n°176), Romantisme (n°158), Études françaises (n°52), COnTEXTES (n°9) et Nineteenth-Century French Studies (n°43).

Gilles TRONCHET : Pour saluer Salut : à propos d'une analyse textique accomplie par Jean Ricardou
Peu avant l'an deux mille, dans le cadre du Séminaire annuel de textique, une contribution de Dolores Vivero attirait l'attention sur l'architecture très organisée du poème Salut, placé par Mallarmé à l'incipit du recueil Poésies. Dans les années ultérieures, Jean Ricardou s'est attaché à développer l'analyse, en recourant aux outils conceptuels qu'il avait mis au point avec la théorie de l'écrit que constitue la textique. Il a non seulement déployé de façon exemplaire les minuties d'un examen éclairant de façon magistrale les structures profuses que comporte Salut, mais s'est interrogé sur l'articulation possible de ce texte avec d'autres écrits de Mallarmé, Un coup de dés, l'ensemble des Poésies et certains développements offerts par Divagations. Jean Ricardou, absorbé par d'autres travaux, n'a pas eu l'occasion de mettre la dernière main à la publication de cette longue étude : elle va paraître en 2019 aux Impressions Nouvelles dans la collection "Textica", l'édition étant procurée par Erica Freiberg et Gilles Tronchet. Cette parution fait suite à celle, en 2018, dans la même collection, d'un autre ouvrage posthume de Jean Ricardou, Intelligibilité structurale de la page, où le traitement de l'espace dans Un coup de dés a fait l'objet d'une prise en compte approfondie. Cette communication a pour objectif d'exposer la démarche analytique suivie par Jean Ricardou et de montrer les principaux résultats d'un travail qui, outre l'éclairage qu'il procure sur son objet immédiat, Salut, donne à réfléchir sur certains aspects majeurs de l'écriture poétique à l'œuvre chez Mallarmé.

Enseignant la langue et la littérature latines à l'université de Nantes, Gilles Tronchet s'est aussi beaucoup intéressé à la théorie de l'écrit et des opérations d'écriture, la textique, initiée par Jean Ricardou. Il a publié en 2012 un ouvrage intitulé Aperçu de la textique et participe actuellement à un travail collectif pour l'édition posthume d'ouvrages de Jean Ricardou, avec notamment Intelligibilité structurale de la page, paru en 2018, et Salut aux quatre coins (Mallarmé à la loupe), à paraître en 2019.


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