Programme 2021 : un des colloques

Programme complet


Information importante

Ce colloque ouvrira la saison 2021 de Cerisy. Toutes les précautions seront prises pour assurer sur place, dans un esprit de responsabilité mutuelle, la sécurité sanitaire (voir charte sanitaire adaptée à la situation 2021).

Comme nous l'avions annoncé à certains d'entre vous, Cerisy met en œuvre une innovation significative en accueillant contributeurs et auditeurs, tant en présentiel qu'en visioconférence. Cette formule hybride vise à conserver les qualités d'échange, de création collective de savoir et, bien sûr, de convivialité qui font la marque de Cerisy. Par conséquent, tous les membres de l'Association des Amis de Pontigny-Cerisy (à jour de leur cotisation 2021) peuvent s'inscrire pour assister en distanciel à l'ensemble des communications, débats et tables rondes. Grâce à notre partenaire Créalis-Média, il vous sera donc possible d'interagir avec les intervenants et les personnes présentes à Cerisy. Nous espérons que ce dispositif permettra d'élargir l'audience de notre colloque tout en expérimentant de nouveaux modes d'échanges prometteurs. Si vous optez pour cette solution, merci de bien vouloir compléter et envoyer au plus vite le bulletin d'inscription (figurant en bas de cette page) afin de régulariser votre cotisation à l'Association (si vous n'êtes pas à jour) et en sélectionnant la mention "Participation en distanciel". Une fois votre inscription validée, nous vous ferons parvenir le lien ZOOM de connexion au colloque.

Nous nous réjouissons de vous retrouver à Cerisy !

La direction du CCIC et du colloque


IMAGINAIRES ET PRATIQUES DE L'ÉCONOMIE CIRCULAIRE


DU VENDREDI 28 MAI (19 H) AU VENDREDI 4 JUIN (14 H) 2021



DIRECTION :

Aurélien ACQUIER, Franck AGGERI, Valentina CARBONE, Éric LESUEUR et Olivier LECOINTE

Colloque organisé à l'initiative du Cercle des partenaires


ARGUMENT :

En quelques années à peine, l'économie circulaire s'est imposée dans le débat public comme la promesse d'un modèle de croissance plus sobre et compatible avec les enjeux d'une transition écologique. La vulgate actuelle oppose l'économie circulaire, fondée sur des stratégies de bouclage des flux de matière et d'énergie, à l'économie linéaire fondée sur l'exploitation sans limites de ressources naturelles et la mise en décharge des déchets issus de notre consommation effrénée.

Ce colloque se propose de mettre en discussion le cadrage dominant de l'économie circulaire, de contraster les différents imaginaires véhiculés par la notion et de discuter les pratiques et expérimentations collectives qui se déploient dans tous les continents. À cette fin, une variété de perspectives (historique, philosophique, géopolitique, sociologique, gestionnaire, économique, écologique, juridique, prospective) seront mobilisées pour éclairer les débats contemporains. À partir d'une analyse historique des pratiques et des concepts, seront examinés les enjeux et pratiques contemporains de l'économie circulaire : enjeux de régulation, démarches territoriales faisant émerger de nouveaux communs ; rapports à la technologie et à l'innovation, y compris à travers la fabrication de nouveaux imaginaires ; modèles et pratiques sectorielles. Parallèlement, on réfléchira aussi à ce qui s'invente sur le terrain et aux nouvelles conceptions de l'économie circulaire. Enfin, on se demandera si cette démarche peut constituer un modèle de résilience en temps de crise et au-delà.

Les communications et tables rondes suivies d'amples débats, mais aussi les visites en Normandie, permettront de confronter les points de vue de chercheurs, d'artistes, de responsables d'entreprises, d'élus de collectivités territoriales, d'associations citoyennes et de doctorants, sur les imaginaires et les pratiques de l'économie circulaire.


MOTS-CLÉS :

Alimentation, Climat, Communs, Coopérations, Cycle de vie, Habitat, Innovation technologique, Justice, Méditation, Nature, Numérique, Performance, Régulation, Résilience, Ressources, Sobriété, Solidarités, Territoires, Transition écologique, Urbanisme


CALENDRIER DÉFINITIF :

Vendredi 28 mai
Après-midi
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée
Présentation du Centre, du colloque et des participants


Samedi 29 mai
MISE EN CONTEXTE
Matin
Aurélien ACQUIER, Franck AGGERI, Valentina CARBONE & Éric LESUEUR : Introduction
Franck AGGERI : Problématisation de l'économie circulaire
Sabine BARLES : Économie circulaire, une perspective historique

Après-midi
L'économie circulaire entre performance et sobriété — racines des concepts, pratiques, futurs possibles, table ronde avec Christian BRODHAG [visioconférence], Christian DU TERTRE et Suren ERKMAN [visioconférence]

Christophe ABRASSART [visioconférence] & Géraldine HATCHUEL : Le design d'expérience pour faire converger les imaginaires et mener à l'action collective


Dimanche 30 mai
RESSOURCES, PLANÈTE, ENVIRONNEMENT
Matin
Aurélien ACQUIER : Économie circulaire et obsolescence programmée… des concepts du management environnemental

Géopolitique de la ressource, dialogue [visioconférence] entre Philippe CHALMIN et Guillaume PITRON

Après-midi
"La Fresque Climat", atelier animé par Aurélien ACQUIER et Valentina CARBONE

Présentation des publications de Cerisy


Lundi 31 mai
RESSOURCES, USAGES ESSENTIELS
Matin
Bertrand VALIORGUE : Du champ à l'assiette : nouveaux modèles de la filière agro-alimentaire [visioconférence]

Du champ à l'assiette : nouveaux modèles de la filière agro-alimentaire, table ronde animée par Bertrand VALIORGUE [visioconférence], avec Steven BECKERS [Agriculture urbaine, ville productive et économie circulaire], Anne TROMBINI (Association "Pour une agriculture du vivant") [visioconférence] et Jacques MÉRY (Ingénieur de recherche à l'INRAE) [visioconférence]

Après-midi
Alain GRANDJEAN : L'économie circulaire au service de la transition énergétique [visioconférence]

Habitat et urbanisme : aménagement et valorisation des ressources, table ronde avec Vincent AUREZ, Franck FAUCHEUX et Joël NTSONDÉ [Le rôle de l'utopie dans la dynamique territoriale de l'économie circulaire en Ile-de-France]


Mardi 1er juin
TERRITOIRES, RESSOURCES ET SOLIDARITÉS
Matin
Territoires et communs, dialogue entre Hervé DEFALVARD (Commun intégral et translocal de territoires : un concept pour penser la transition) et Cécile RENOUARD (Entreprise, territoire et biens communs : former pour transformer. L'expérience du Campus de la Transition)

L'économie circulaire comme levier de développement territorial, table ronde animée par Isabelle LAUDIER (Institut CDC pour la Recherche), avec Hubert DEJEAN DE LA BÂTIE (Région Normandie), Anne HÉBERT et Charles-Benoît HEIDSIECK (Le Rameau)

Après-midi
"HORS LES MURS"
Visites et rencontres d'associations et d'entreprises locales engagées dans l'économie circulaire : Haiecobois Saint Martin de Bonfossé / PEP 50 autonomie (anciennement ECORESO) Gourfaleur / PAPECO Orval sur Sienne / AFERE Coutances [présentation]


Mercredi 2 juin
Matin
NATURE ET JUSTICE
Alexandre LEMILLE : L'Afrique, vers un nouveau modèle circulaire humain et symbiotique ?
Judith ROCHFELD : L'apport des procès climatiques à l'appréhension des "ressources" naturelles comme des "biens communs"

Après-midi
La responsabilité élargie du producteur face aux déchets : principes et gouvernance, table ronde animée par Helen MICHEAUX, avec Jean-Paul RAILLARD (Fédération Envie & Association Green Friday) [visioconférence] et Lætitia VASSEUR (Co-fondatrice HOP)

ÉCONOMIE NUMÉRIQUE & APPROCHES INTERNATIONALES
Quelle économie numérique pour l'économie circulaire ?, table ronde animée par Aurélien ACQUIER, avec Sylvain BAUDOIN (The Shift Project) et Matthieu HUG (Tilkal)

Soirée
Projection du film OKJA, suivie d'une analyse et d'un débat menés par Aurélien ACQUIER


Jeudi 3 juin
ENTREPRISES, MARCHES, TECHNOLOGIES
Matin
Entreprises, nouveaux modes de coopération pour l'économie circulaire, table ronde animée par Aurélien ACQUIER & Valentina CARBONE, avec Fannie DERENCHY (Groupe La Poste) [Les relations entre acteurs de la logistique de l'économie circulaire, illustration avec La Poste et sa filiale Recygo] et Nathalie JAROSZ (RATP) [Les Deux Rives. Le récit d'un quartier circulaire] [visioconférence]

Alexandre RAMBAUD : Comptabilité triple capital — enjeux techniques, territoriaux, normatifs et philosophiques

Après-midi
L'innovation technologique au service de l'économie circulaire, dialogue entre Aurélien ACQUIER et Franck AGGERI

Économie circulaire et résilience, dialogue entre Sabine CHARDONNET-DARMAILLACQ et Éric LESUEUR


Vendredi 4 juin
SÉANCE CONCLUSIVE
Matin
Rapport d'étonnement des étudiants
Aurélien ACQUIER, Franck AGGERI, Valentina CARBONE, Éric LESUEUR & Olivier LECOINTE : Synthèse

Après-midi
DÉPARTS


ENTRETIENS VIDÉOS ANIMÉS PAR SYLVAIN ALLEMAND :


RÉSUMÉS & BIO-BILIOGRAPHIES :

Aurélien ACQUIER : Économie circulaire et obsolescence programmée… des concepts du management environnemental
Nouveau mot d'ordre politique et économique, l'économie circulaire s'inscrit dans une longue généalogie de concepts environnementaux visant à réparer le capitalisme, en limiter les externalités pour en assurer la "soutenabilité" sociale et écologique. En s'appuyant sur un lecture en termes de critique du capitalisme (Boltanksi et Chiapello 1999), de concepts essentiellement controversés (Gallié, 1956) et de cycle de vie des concepts managériaux (Hirsch & Levin 1999), je propose un modèle conceptualisant la dynamique de développement, d'obsolescence et de renouvellement/recyclage des concepts managériaux en lien avec la notion de développement durable. Les implications de cette approche sont alors discutées, en mettant en évidence une dynamique d'action collective paradoxale, qui combine simultanément des logiques d'apprentissage et d'innovation à l'intérieur du champ, mais aussi d'inertie et de neutralisation de l'action collective à un niveau plus macro.

Aurélien Acquier, Professor, HDR (Habilitation for Doctoral Supervision) in Management & Sustainability. Associate Dean for Sustainability ESCP Bus.School. Co-Director of the ESCP-Deloitte Chair in Circular Economy.
Publications
"L'innovation technologique à l'heure de l'anthropocène", Cahiers Français (janv.-fév. 2020).
"La grande entreprise technologique : durabilité, politique et science fiction", Entreprises et Histoire, déc. 2019.
"Okja meets Ellul : Nature, culture and life in the iron cage of the Technological System", m@n@gement, 2019.
"Revisiting Politics in Political CSR : How coercive and deliberative dynamics operate through institutional work in a Colombian company", Organization Studies (2019).

Sabine BARLES : Économie circulaire, une perspective historique
L'économie circulaire est aujourd'hui devenue un mot d'ordre politique et économique. Inscrite dans la loi, stratégie d'action pour différents acteurs publics et privés, elle semble constituer une nouvelle façon d'envisager l'utilisation et la gestion des ressources dans la perspective de la soutenabilité. Un regard historique montre néanmoins que cette approche s'inscrit dans la durée. Que l'on considère la manière dont certains acteurs économiques ont mobilisé les sous-produits agricoles, industriels et urbains (pas encore qualifiés de déchets), ou la pensée de certains auteurs (qu'ils soient chimistes ou philosophes) au XIXe siècle, force est de constater que la première révolution industrielle est — partiellement — circulaire, par la force des choses. Mais si la circularité a longtemps accompagné la croissance, elle en est devenue, au XXe siècle, le facteur limitant. La linéarité prend alors le pas.

Sabine Barles, professeure d'urbanisme et aménagement à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne est chercheure à l'UMR Géographie Cités où elle dirige l'équipe CRIA. Ses travaux portent sur les relations entre ville, technique et environnement, à travers une approche à la fois historique (XVIIIe-XXIe siècles) et contemporaine. Elle a ainsi développé une série de travaux sur le métabolisme urbain et les trajectoires socio-écologiques, dans la perspective d'une écologie territoriale.

Steven BECKERS : Agriculture urbaine, ville productive et économie circulaire
Créée à partir de la notion de ville productive et selon une vision systémique et holistique de l'économie circulaire régénérative, la ferme urbaine aquaponique BIGH est une première mondiale de culture intensive, transparente et vertueuse en toiture. La complexité de l'aquaculture et d'hydroponie, un écosystème naturel équilibré profitant d'un milieu artificiel anthropomorphique est de se reposer sur les énergies perdues, les eaux hors réseau, le dioxyde de carbone et le soleil du milieu urbain de Bruxelles pour offrir une production alimentaire locale toute l'année. Le projet, sa réalisation et son opération parviennent à soutenir l'idée que la ville peut être productive et que la production qualitative peut être intensive et influencer les grands de la distribution alimentaire. C'est bien d'économie circulaire appliquée à tous les niveaux du projet qu'il s'agit, une approche en 12 points de vues qui nous rappelle que l'économie circulaire concerne tous les métabolismes urbains dont BIGH (Building Integrated Greenhouses) s'inspire pour faire de la ville non plus le problème, mais la solution.

Steven Beckers est architecte, C2C, Pionnier de l'économie circulaire en architecture, urbanisme et construction, fondateur de la société d'agriculture aquaponiqie BIGH, Expert en Circularité chez BOPRO. Il conseille les secteurs public et privé, enseigne l'économie circulaire au Green Building Council et dans les universités en BE, NL, FR, DK, LU, ETH, Chine… Il estime que les liens entre les solutions innovantes présentent plus d'avantages que les solutions elles-mêmes. Son approche non conventionnelle à multiples facettes de l'économie circulaire régénérative lui a valu de nombreux prix internationaux tant pour ses projets que pour son action. Récemment élu Pionnier 2019 par la Belgian Building Award, RICS award, LEAF awards, PLEA 2000, Agha Khan 1985, et élu Bruxellois de l'année en 2019, il a contribué à plusieurs ouvrages avec Pr Michael Braungart (DE), Pr Peter Luscuere (NL), Pr Philippe Clergeau (FR), Pr Katja Hansen & Douglas Mulhall (DE/CDN).

Christian BRODHAG
Christian Brodhag, ingénieur civil des mines et docteur ès sciences, est professeur émérite à l'École des Mines de Saint-Étienne. Il a été délégué Interministériel au Développement Durable, et a contribué à de nombreuses initiatives internationales notamment avec la Francophonie et l'ISO. Il préside actuellement Construction21, média international sur la construction et la ville durables et le Pôle écoconception, le centre national sur l'éco-conception et la performance par le cycle de vie.
http://www.brodhag.org/

Hervé DEFALVARD : Commun intégral et translocal de territoires : un concept pour penser la transition
À la recherche de nouveaux modèles pour réussir la transition, l'approche des communs est de plus en plus développée. Intégrant les mouvances, écologique et du libre, une troisième mouvance sociale des communs élargit à l'ensemble des domaines de la vie en société cette forme de régulation qui se distingue de celle du marché et de l'État en leur imposant de se reconfigurer. Alors que la plupart des communs ne concernent aujourd'hui qu'une faible part des rapports de production et d'échange sur les territoires et que le niveau local, à part quelques exceptions, le passage vers leur structure intégrale et translocale permet de penser la transition vers de nouvelles sociétés du commun. Celles-ci sont associées à l'horizon d'une nouvelle valeur générative des êtres résidents des territoires en commun (humains et non humains) en remplacement de la valeur extractive pour le capital. Cette transition se décide et se produit toujours en situation, dans l'expérience des milieux de vie, manifestant ainsi un universalisme non aligné.

Hervé Defalvard est responsable de la chaire d'économie sociale et solidaire de l'université Gustave Eiffel. Il dirige dans ce cadre une mention Économie sociale et solidaire de Master et un programme de recherche sur les communs avec sous sa direction plusieurs thèses soutenues ou en cours.
Publications récentes
La révolution de l'économie en 10 leçons, Éditions de l'Atelier, 2015.
"Des communs sociaux à la société du commun", Recma, juillet 2017.
Territoires solidaires en commun. Les anti-actes d'un colloque inédit, avec E. Bucolo et G. Fontaine (dir.), Colloque de Cerisy, Éditions de l’Atelier, 2020.
La société du commun, PUG (à paraître en 2021).

Suren ERKMAN
Suren Erkman has a background in Philosophy and Biology from the University of Geneva (Switzerland) and a PhD in Environmental Sciences from the University of Technology of Troyes (France). He has been also trained as a registered science and business journalist. He began to contribute to the emerging field of Industrial Ecology in 1993, as a science and business author, consultant and entrepreneur. In 2005, he joined the University of Lausanne as an Associate Professor in Industrial Ecology. Suren Erkman is also Chairman of the Board of the consulting company Sofies (Solutions for Industrial Ecosystems), with more than 60 collaborators. Sofies advises companies, governments and international organizations on sustainability issues, with a focus on industrial ecology and circular economy.
Publication
Suren Erkman, Vers une écologie industrielle, Paris, ECLM, 2004.

Alain GRANDJEAN : L'économie circulaire au service de la transition énergétique
Arrêter la dérive climatique nécessite de se passer quasi-intégralement d'énergie fossile, ce qui suppose de transformer l'intégralité de nos processus de production, de transport, de stockage et de fin de vie. Ces processus utilisent eux-mêmes des quantités considérables de matière première et d'énergie qu'il importe au premier chef de réduire. L'économie circulaire, qui consiste à utiliser les déchets comme ressource, est une voie de solution déterminante. Nous l'illustrerons à travers deux exemples concrets : la méthanisation des déchets et le recyclage de l'acier et des métaux. Nous mettrons enfin en évidence que l'économie circulaire ne pourra néanmoins pas résoudre à elle seule ce défi sans que nous améliorions substantiellement l'efficacité matière et énergie de ces processus.

Diplômé de l'École polytechnique, de l'Ensae, et docteur en économie de l'environnement, Alain Grandjean est co-fondateur et associé de Carbone 4, cabinet de conseil en stratégie climat. Il est président de la Fondation Nicolas Hulot et membre du Haut conseil pour le climat. Il est co-auteur de plusieurs livres creusant les liens entre écologie, économie et finance et anime le blog "Chroniques de l'anthropocène" (https://alaingrandjean.fr/).

Alexandre LEMILLE : L'Afrique, vers un nouveau modèle circulaire humain et symbiotique ?
Et si nous pouvions apprendre de l'Afrique dans une collaboration co-créative et empathique retrouvée avec ce continent qui se présente sous un nouveau jour, celui d'un continent circulaire ? Et si, — au delà de la circularité comme nous la comprenons en Europe — l'Afrique pouvait aller plus loin : nous prouver qu'équité sociale, symbiose humaine et circularité faisaient sens ?

Alexandre Lemille est le co-fondateur du Réseau Africain de l'Économie Circulaire. Il enseigne à l'université du Cap en économie circulaire où il inclut son concept de Sphère Humaine Circulaire (connu sous l'anglicisme : The Circular Humansphere), ce qu'il considère être l'un des chaînons manquant du modèle actuel, parmi d'autres. Il fournira des exemples de start-ups circulaires et humaines durant son intervention.

Joël NTSONDÉ : Le rôle de l'utopie dans la dynamique territoriale de l'économie circulaire en Ile-de-France
En Ile-de-France, de nombreuses organisations publiques et privées opérant dans le domaine de la construction cherchent à mettre en place des pratiques d'économie circulaire. Qu'il s'agisse d'éco-conception, de modèles économiques, de nouvelles techniques de construction, de nouveaux matériaux, de plateformes logistiques ou de marchés publics, on peut noter une large palette d'outils et d'approches que ces organisations cherchent à mobiliser. Cette dynamique s'étend progressivement à l'ensemble des acteurs du territoire, cependant, si elle semble se nourrir de la vision utopique de l'économie circulaire, elle se confronte aussi aux limites relatives à son opérationnalisation.

Joël Ntsondé est actuellement enseignant-chercheur en management et co-responsable de la majeure ingénierie et management à l'EPF, une école d'ingénieurs. Il est également chercheur associé au CGS de Mines ParisTech. Docteur en sciences de gestion, il a mené sa thèse sur le rôle de l'imaginaire et des utopies dans la transition des territoires vers l'économie circulaire.

Alexandre RAMBAUD : Comptabilité triple capital — enjeux techniques, territoriaux, normatifs et philosophiques
La comptabilité est souvent envisagée sous un angle technique, neutre, "a-controversé" et s'inscrivant majoritairement dans un cadre économique néoclassique implicite. Pour dépasser cette perspective, nous reviendrons ainsi dans un premier temps sur les fonctions historique et politique de la comptabilité et, dans ces conditions, sur l'enjeu comptable dans la transition vers une économie circulaire. Par ailleurs, au-delà de la mise en évidence de cet enjeu, nous discuterons ensuite les controverses centrales autour du développement des comptabilités socio-environnementales. Ce déploiement mélange ainsi régulièrement les termes de "reporting" et de "comptabilité", tend à renvoyer aux seules théories des parties prenantes ou de la légitimité, tout en continuant à s'inscrire majoritairement dans un cadre économique néoclassique. Nous présenterons ainsi les questionnements, impasses voire incompatibilités de cette vision avec les exigences écologiques et présenterons en conclusion le modèle CARE (Comprehensive Accounting in Respect of Ecology) comme une voie pour mettre en œuvre une économie écologique.

Docteur en mathématiques et en sciences de gestion, Alexandre Rambaud est maître de conférences à AgroParisTech-CIRED, chercheur associé à l'université Paris-Dauphine. Il codirige la chaire "Comptabilité écologique" ainsi que le département "Économie & Société" du Collège des Bernardins. Sa recherche porte sur la théorie de la comptabilité financière ainsi que sur la comptabilité et l'économie écologiques ; il codéveloppe dans ce cadre le modèle CARE. Il est responsable des enseignements de comptabilité/analyse financières — après les avoir enseignés dans plusieurs institutions (ENSAE, HEC Paris) — et de la spécialisation en finance durable à AgroParisTech. Il enseigne également la comptabilité écologique dans plusieurs autres établissements (Dauphine, Mines, Ponts, Kegde, Neoma, etc.). Il est membre de la commission climat et finance durable de l'Autorité des Marchés Financiers, academic fellow de l'Institut Louis Bachelier et membre du conseil scientifique du Centre Européen de Biotechnologie et de Bioéconomie.

Cécile RENOUARD : Entreprise, territoire et biens communs : former pour transformer. L'expérience du Campus de la Transition
L'urgence écologique invite à une démarche éthique, relative à la transformation de nos modèles économiques et de nos modes de vie, de façon à assurer les conditions d'un monde vivable pour les plus vulnérables et les générations futures. Comment articuler la référence au bien commun qu'est le soin de la planète terre avec la diversité des conceptions du bien-vivre ? Il s'agira d’étudier si et comment des expériences, telle celle du Campus de la Transition, créent les conditions favorables à une justice des communs susceptible d'être réitérée dans d'autres contextes. La notion d'expérience permet de s'interroger à la fois sur l'horizon désirable, le niveau de justice élémentaire que nous voulons honorer dans des territoires et des organisations variés, et sur les processus de transformation intérieure, économique et politique, les attitudes individuelles et collectives à promouvoir pour le faire advenir durablement dans diverses cultures.

Judith ROCHFELD : L'apport des procès climatiques à l'appréhension des "ressources" naturelles comme des "biens communs"
Les procès climatiques se multiplient partout dans le monde, qu'ils mettent aux prises des États ou des entreprises opposés à des associations, fondations, collectivités territoriales, ou citoyens coalisés. Les seconds demandent aux premiers des comptes sur leur politique climatique et entendent peser sur les mesures d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre et d'adaptation des territoires aux changements majeurs nés du dérèglement climatique. Dans ces procès, de nouvelles argumentations se forgent, qui vont du non-respect de textes internationaux, régionaux et nationaux de lutte contre ces changements, à la défense des droits fondamentaux des personnes, en passant par celle de l'appréhension des "ressources naturelles" comme des "biens communs" ou encore d'entités naturelles comme des sujets de droit.

Judith Rochfeld est professeure de droit privé à l'École de droit de la Sorbonne, Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialiste des communs et biens communs et a publié de nombreux ouvrages et articles sur ces sujets et co-dirigé, avec Marie Cornu et Fabienne Orsi, le Dictionnaire des biens communs, aux PUF, 2e édition, 2021. Dans cette optique, elle s'intéresse particulièrement aux procès climatiques et à ce qu'ils révèlent d'appréhension de certaines interactions humain-non-humains comme des "communs". Elle a notamment fait paraître sur ce sujet Justice pour le climat. Les nouvelles formes de mobilisations citoyennes, chez O. Jacob, 2019.


"La Fresque Climat", atelier animé par Aurélien ACQUIER et Valentina CARBONE

La Fresque du climat est un atelier collaboratif basé sur l'intelligence collective et la créativité. Le dispositif a été développé il y a quelques années, par Cédric Ringebach, ex-directeur du Shift, un think tank visant à décarbonner l'économie, sur la base des connaissances scientifiques sur le climat, résumées et évaluées par le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Les participants sont divisés en équipes pour identifier les relations de cause à effet entre 42 cartes expliquant les phénomènes liés au climat. Collectivement, les participants construisent une fresque, un collage, expliquant le changement climatique. Suit une phase d'appropriation où chaque table donne du sens à sa propre fresque et en personnalise les principaux messages. L'échange final déclenche une discussion collective sur le changement climatique et ses impacts sur nos comportements collectifs et individuels. Les solutions et les transitions nécessaires au niveau personnel, économique et politique seront discutées.


La responsabilité élargie du producteur face aux déchets : principes et gouvernance, table ronde animée par Helen MICHEAUX, avec Jean-Paul RAILLARD (Fédération Envie & Association Green Friday) et Lætitia VASSEUR (Co-fondatrice HOP)

La loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire publiée en février 2020 suit et vient conforter des précédentes lois cherchant à amorcer la transition écologique. À l'origine de ces réglementations successives, se trouve le principe de Responsabilité Élargie du Producteur basé sur le principe "pollueur-payeur" apparu dans les années 1990 pour lutter contre la pollution des déchets.
Ce principe a conduit à la mise en place de nombreuses filières structurées autour d'acteurs publics et privés et d'apprentissages collectifs qui ont permis le tournant progressif d'une politique de gestion des déchets vers une politique d'économie circulaire.
Cette table ronde propose d'exposer à ce sujet deux points de vue : celui du recycleur de matière et celui d'une association de lutte contre l'obsolescence des produits.

Jean-Paul RAILLARD
Jean-Paul Raillard est économiste de formation ; il mène d'abord une carrière d'enseignant (agrégation de techniques économiques de gestion) en formations initiale et continue notamment dans la filière de l'expertise comptable. Il rejoint le cabinet d'expertise-comptable Syndex en 1983, attiré par le métier d'expert-conseil auprès des comités d’entreprise (CSE actuellement) et par l'organisation de cette société qui mène depuis sa création en 1971, un projet original de fonctionnement démocratique. À ce titre, il a mené de très nombreuses missions d'expertises stratégiques, sociales et financières dans la région Ouest et en France ou à l'étranger dans de nombreux secteurs d'activité. Il a été responsable régional Pays-de-la-Loire/Poitou-Charentes du cabinet entre 2001 et 2007 puis directeur général de Syndex entre 2008 et 2014. Il a mené avec les autres instances de l'entreprise, la transformation de Syndex en SCOP en décembre 2011. En charge de la représentation externe, il a participé, à ce titre, à de nombreux colloques et écrit un grand nombre d'articles sur des sujets touchant notamment au fonctionnement coopératif, au dialogue social, et aux politiques de Responsabilité Sociale de l'Entreprise et de développement durable. Au terme de son mandat de directeur général de Syndex, Jean-Paul Raillard est devenu membre de la Plateforme nationale RSE où il représente la Confédération Générale des SCOP. Il a notamment travaillé sur la place des salariés et de leurs représentants dans les démarches RSE ainsi que sur les questions d'environnement et d'égalité Femmes/Hommes. Depuis février 2016, il préside le conseil d'administration du groupe Envie44 qui comprend trois entreprises d'insertion employant 140 salariés spécialisées dans le réemploi de matériels électro-ménagers et médicaux ainsi que dans le transport et la logistique de gestion des déchets électriques et électroniques. Administrateur de la Fédération Envie depuis 2017, Jean-Paul Raillard en est devenu le Président à l'Assemblée Générale de juin 2019. Il préside également le Conseil de Surveillance de la SCIC Envie Autonomie et l'Association Green Friday. Depuis 2016, Jean-Paul Raillard est membre du conseil d'administration d'Alternatives Économiques et il a été nommé membre du Conseil national de l'Inclusion dans l'Emploi en juin 2018.


Quelle économie numérique pour l'économie circulaire ?, table ronde animée par Aurélien ACQUIER, avec Sylvain BAUDOIN (The Shift Project) et Matthieu HUG (Tilkal)

Cette table ronde explorera les relations complexes entre le secteur du numérique et l'économie circulaire. Un premier temps s'attachera à appréhender les impacts du numérique et de ses usages du point de vue de l'économie circulaire : en termes de consommation de ressources énergétiques et matérielles, production de déchets, et enjeux de recyclabilité, recyclage et réemploi. Dans un second temps, le numérique sera envisagé comme "infrastructure digitale" de l'économie circulaire, facilitant notamment l'organisation, la structuration de l'information et la traçabilité des flux. Enfin, il s'agira d'explorer les conditions, leviers et barrières, à l'émergence de solutions numériques sobres au service de l'économie circulaire.

Sylvain BAUDOIN
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le numérique n'est pas virtuel, il est très matériel, au point d'être responsable de 3,5% des émissions mondiales de gaz à effets de serre. Son impact matériel, poussé notamment par des taux de renouvellement très élevés, est tel qu'une remise en cause des usages et des offres est nécessaire. C'est à ce niveau que l'économie circulaire peut et doit intervenir : de par son approche, elle permet de repenser les différents flux notamment matériels, ce qui permet notamment d'optimiser le cycle d'usage du numérique. Des conditions sont toutefois nécessaires à sa mise en place, l'enjeu étant la mise en place d'un numérique sobre au service d'une économie (circulaire) résiliente et inversement : la mise en place d'une (nouvelle ?) économie autorisant un numérique résilient.

Matthieu HUG
Matthieu Hug est co-fondateur et CEO de Tilkal, plateforme logicielle de traçabilité 4.0 et de transparence pour les industriels et les marques, visant à permettre des chaines d'approvisionnement résiliantes, responsables et in fine plus durables. Il est board member de plusieurs startups numériques ainsi que de RaiseLab, et administrateur de l'ALCCI (Association de lutte contre le commerce illicite). Entre 2007 et 2016, Matthieu Hug a co-fondé et dirigé RunMyProcess, une plate-forme "cloud" B2B acquise en 2013 par le groupe Fujitsu. Auparavant il a occupé différents postes opérationnels ou de conseil autour des technologies numériques pour l'entreprise, ainsi qu'à l'Ambassade de France à Pékin. Il contribue régulièrement à des travaux ayant trait aux supply chains ou aux technologies numériques, par exemple à l'UNECE, à l'OCDE, aux JECO ou dans diverses écoles de commerce. Il est un des initiateurs du collectif Playfrance.digital engagé sur la construction d'une souveraineté numérique européenne. Il est ingénieur CentraleSupélec (97), et détenteur d'un Master of Science du Georgia Institute of Technology aux États-Unis.


Entreprises, nouveaux modes de coopération pour l'économie circulaire, table ronde animée par Aurélien ACQUIER & Valentina CARBONE, avec Fannie DERENCHY (Groupe La Poste) [Les relations entre acteurs de la logistique de l'économie circulaire, illustration avec La Poste et sa filiale Recygo] et Nathalie JAROSZ (RATP) [Les Deux Rives. Le récit d'un quartier circulaire]

Si les projets collaboratifs sont légion dans le champ de l'économie circulaire, leurs modes de gouvernance — c'est-à-dire l'organisation des processus de décision et la répartition du pouvoir, des bénéfices et des risques entre partenaires — sont variés. Dans cette table ronde, nous allons introduire un cadre d'analyse distinguant plusieurs modalités de gouvernance — centralisée, distribuée et de plateforme — permettant de discuter plusieurs projets en cours à l'aune de ce cadre d'analyse.

Fannie DERENCHY : Les relations entre acteurs de la logistique de l'économie circulaire, illustration avec La Poste et sa filiale Recygo
Le Groupe La Poste a développé une expertise dans la logistique inversée qui lui permet de proposer une gamme de solutions pour accompagner ses clients. Il peut en effet capter des ressources diffuses, les massifier, leur donner une valeur ajoutée et les orienter vers les acteurs du recyclage et du réemploi. La Poste a proposé dès 2012 une activité de collecte des papiers de bureau à recycler, s'appuyant sur les facteurs, les moyens industriels postaux et sur une entreprise d'insertion spécialisée dans le tri pour recyclage, devenue alors filiale du Groupe. En 2018, elle s'est associée à un acteur majeur du déchet en France, afin de pouvoir adresser la demande croissante de ses clients sur des nouveaux déchets et des établissements plus grands. Cette association a donné naissance à une société commune, Recygo, qui dynamise la collecte et la valorisation des déchets de bureau en France métropolitaine. Dans un univers marché à la fois très concurrentiel et fonctionnant avec de nombreux partenariats commerciaux, où les modèles économiques des différents maillons de la chaîne de valeur dépendent à la fois de l'amont et de l'aval, plusieurs formes de relations entre acteurs sont mises en œuvre pour viser la résilience de cette économie circulaire.

Fannie Derenchy est directrice économie circulaire du Groupe La Poste. Elle pilote la stratégie, les ambitions et la gouvernance du Groupe dans ce domaine, visant à transformer le fonctionnement interne et à développer des offres pour faire advenir l'économie circulaire. Elle apporte pour cela un appui aux filiales et aux business units dans leurs développements et dans l'analyse de la performance pour un impact positif. Elle est également administratrice de l'Institut National de l'Économie Circulaire.

Nathalie JAROSZ : Les Deux Rives. Le récit d'un quartier circulaire
La RATP et la Ville de Paris se sont rencontrées en 2017 sur une intuition commune de transposer un fonctionnement d'écologie industrielle et territoriale sur un quartier d'affaires dense et urbain. La démarche des Deux Rives a l'ambition de créer de la valeur humaine et économique sur un quartier, en démontrant qu'un territoire peut se mobiliser pour contribuer à proposer un modèle économique plus vertueux et exemplaire. En près de 4 ans, la démarche a permis de faire se rencontrer et dialoguer différents organismes qui partagent un territoire, autour d'une envie collective : porter des projets d'économie circulaire et réduire l'impact environnemental de leurs activités et du quartier. De nombreux acteurs sont aujourd'hui mobilisés autour de projets communs opérationnels et les Deux Rives ont su démontrer une capacité d'innovation. Pour les Deux Rives, c'est le moment d'aller encore plus loin et d'engager la transformation autour des pratiques et des différents modes de fonctionnements par la mise en place d'un cadre et d'une gouvernance permettant d'initier des projets durables et structurants avec un impact social et environnemental positif sur le territoire concerné.

Nathalie Jarosz est diplômée d'un Master de Chimie Organique de l'université de Jussieu. Après plusieurs années d'expérience dans les process de dégraffitage des trains par l'emploi de méthodologies respectueuses des Hommes et de l'Environnement, elle est désormais en charge de la gestion des politiques Eau, Déchets et Économie Circulaire au sein du Groupe RATP pour l'ensemble du périmètre tertiaire et industriel. Elle est également en charge du portage du Quartier des Deux Rives, premier quartier d'économie circulaire parisien en copilotage avec la Ville de Paris.


Visites et rencontres d'associations et d'entreprises locales engagées dans l'économie circulaire

Haiecobois Saint Martin de Bonfossé
Structure associative fédérant une centaine d'agriculteurs et des collectivités locales dont les bâtiments sont chauffés à partir de bois déchiquetés. Deux emplois permanents (un technicien chargé du plan de gestion des haies, un administratif). Avec 53000 km de haies fonctionnelles, le bocage est emblématique du paysage manchois. Outre leurs fonctions écologiques et patrimoniales, les haies assurent une production valorisable de bois énergie. Adossée au réseau des CUMA (coopératives d'utilisation de matériel agricole) qui assurent le déchiquetage du bois de haies, l'association gère une douzaine de plateformes de séchage et de stockage de bois déchiqueté. Ce matériau est ensuite vendu pour alimenter les chaufferies bois, à des particuliers ou des paysagistes comme couvre sol.

PEP 50 autonomie (anciennement ECORESO) Gourfaleur
Anciennement constitué en SCIC, ECOREZO est aujourd'hui géré par l'association des Pupilles de l'enseignement public de la Manche (PEP) dont l'activité s'élargit au secteur social et médicosocial. Les aides techniques à l'autonomie (fauteuil, déambulateurs) ont une durée de vie d'environ 5 années alors qu'elles ne sont utilisées en moyenne que 18 mois par les personnes. Fort de ce constat, la structure collecte, répare et remet à disposition (vente ou location) les différents matériels. L'équipe de permanents, outre les techniciens chargés de la collecte et de la remise en état, est constituée d'ergothérapeutes qui assurent le conseil auprès des usagers.

PAPECO Orval sur Sienne
Société anonyme dont le capital est détenu par la cinquantaine de salariés de l'entreprise. Implantée dans le havre de la Sienne (zone sensible classée Natura 2000), cette entreprise conjugue les enjeux de respect de l'environnement et de réemploi de papier. Adossée à des entreprises de collecte de papier travaillant essentiellement à proximité, elle recycle le contenu des corbeilles de bureau exclusivement et fabrique essuie tout, papier toilette ou bien encore drap d'examen pour le secteur médical. Le processus est assuré de façon mécanique sans ajout de produit chimique, le réemploi exclusif des corbeilles à papier aux fibres longues permet avec une tonne de papier d'obtenir 900 kg de produit fini.

AFERE Coutances
Structure associative composée de 7 permanents et de 36 emplois aidés (contrats d'une durée maximale de 2 ans), elle assure la gestion de 3 ateliers et 3 boutiques de vente sur le centre Manche. Labellisée structure d'insertion par l'activité et l'emploi, l'association collecte, trie et revend des textiles et vêtements de seconde main. Travaillant en lien avec les organismes de formation mais aussi les entreprises du secteur l'association accompagne ainsi des personnes (essentiellement des femmes) sur la valorisation de leurs compétences et le retour à l'emploi.


PARTENARIAT :

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