Programme 2026 : un séminaire

Programme complet


QUAND LES SAVOIRS VIBRENT

RECHERCHES ET DÉMARCHES ARTISTIQUES EN QUÊTE DE RÉSONANCE


DU SAMEDI 23 MAI (19 H) AU MERCREDI 27 MAI (14 H) 2026

[ séminaire de 4 jours ]



ARGUMENT :

Ce séminaire rassemble des chercheuses et chercheurs issus de diverses disciplines des sciences humaines et sociales et des artistes. Il vise à explorer et valoriser des processus d'enquête ou de partage de savoirs basés sur les collaborations arts/shs. Le prisme épistémologique et méthodologique guide le questionnement commun, où la notion de "savoirs sensibles" s'affirme au premier plan. Pour ce faire, le programme alternera présentations de recherches récentes et interventions artistiques. Des ateliers permettront aussi aux participantes et participants d'expérimenter de nouveaux outils et/ou d'entrer au contact rapproché de certains gestes et attentions, réclamés par ces dynamiques collaboratives.

Ainsi, tout au long de ces 4 journées, sera égrenée une large variété d'exemples de projets, nourrissant la réflexion sur les façons dont les savoirs aujourd'hui entrent en résonance avec le monde et nos sensibilités. Parmi les projets présentés, une place spécifique sera accordée aux projets actuellement soutenus par MSH ULiège ("Sciences ouvertes, arts et cultures") : les projets des scientifiques liégeois et de leurs partenaires internationaux (www.msh.uliege.be/aap2-laureats) seront, en effet, systématiquement discutés et éclairés par des chercheurs-artistes issus notamment de l'École Supérieure des Arts de Saint-Luc de Liège. Plusieurs invités extérieurs recevront aussi une place de choix dans ce programme, ouvert — en définitive — à des témoignages et à des pratiques multiples.


RÉSUMÉS & BIO-BIBLIOGRAPHIES :

Rachel BRAHY
Rachel Brahy est enseignante-chercheuse à l'université de Liège, où elle développe une sociologie de l'intervention sociale et culturelle. Ses recherches portent sur l'agir humain, ses composantes sensibles et organiques, et sur la façon dont les politiques publiques ou institutionnelles des sociétés occidentales intègrent de tels modes d'engagements dans le monde. Depuis plus de 10 ans, elle coordonne la Maison des Sciences de l'Homme (MSH) de l'université de Liège, qu'elle a contribué à fonder dans le but d'encourager l'ouverture d'espaces de réflexion et de recherche collaboratifs. Elle co-dirige également deux collections d'ouvrages aux Presses universitaires de Liège. Elle accompagne actuellement plusieurs projets de recherche-création artistiques comme interlocutrice dramaturgique et méthodologique.

Noémie DROUGUET
Docteure en muséologie, Noémie Drouguet enseigne la muséologie, la muséographie et la conservation préventive à l'École supérieure des Arts Saint-Luc à Liège, où elle est également coordinatrice du Département recherche. Dans ce contexte, elle encourage les activités de recherche-création transdisciplinaires et contribue au développement de projets collectifs, portés par des artistes et chercheurs engagés au profit du bien commun. Elle est maîtresse de conférence à l'université de Liège et s'intéresse au rôle des artistes contemporains dans les musées de société. Elle développe par ailleurs des expériences de terrain, à travers des collaborations avec des musées, des projets muséographiques et des missions de conseil.

Élise VANDENINDEN
Élise Vandeninden est chargée de cours à l'université de Liège, où elle enseigne dans le domaine "Pratiques et politiques des médiations culturelles". Elle développe des travaux autour de ce qu'elle appelle les "médiateurs outsiders" : des artistes ou acteurs culturels qui interviennent dans des institutions non culturelles, comme les hôpitaux, les maisons de repos ou les écoles. Ces terrains "hors champ" permettent d'interroger la place de la médiation dans la division sociale du travail culturel et d'analyser ses effets sur les institutions et les publics. Parallèlement à ces activités académiques, elle conduit des recherches appliquées au service de l'action publique et du monde associatif, au sein de la MSH-ULiège. Elle participe actuellement à une étude commanditée par la Fondation Roi Baudouin sur les liens entre art et santé, en collaboration avec l'université d'Anvers.